Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
Flash info :

Un grain de sable dans la belle macronique

21/06/2017
19:35

Un grain de sable dans la belle " macronique "

Son ascension météorique jusqu’au sommet de l’Etat s’est faite très loin des « affaires » qui ont mis hors-jeu certains de ses concurrents.  Le Président français,  Emmanuel Macron,  vient d’être touché, du moins indirectement, à son tour par la tentaculaire  affaire d’emploi fictifs d’attachés parlementaires qui défraie les chroniques dans l’Hexagone. En effet, le centriste François Bayrou, l’un de ses premiers soutiens,  a annoncé mercredi,  qu’il quitte le gouvernement du Premier ministre Edouard Philipe. Les affaires auront eu raison du  président  du Modem. Il était pourtant porteur d’un emblématique non moins controversé projet de moralisation de la vie publique, histoire de débarrasser la république des oripeaux de la France d’époque,  pour la moderniser. La belle mécanique Macron (macronique),   qui a fonctionné jusque-là sans couacs majeurs, semble avoir pris un grain de sable avec la défection forcée du sulfureux Béarnais. Quelles que soient les explications qu’il donnera de sa démission contrainte, François Bayrou qui ambitionnait  de « restaurer la confiance des citoyens dans l’action publique » ne pouvait pas avoir une voix audible tout en traînant derrière lui,  des casseroles de plus en plus bruyantes. Il ne pouvait pas davantage s’attaquer à des réformes impopulaires et controversées telles que le cumul des mandats, la limitation des mandats des députés, des sénateurs et des patrons des grands exécutifs locaux… sans faire lui-même preuve d’une certaine probité. Entre le risque de pourrir son quinquennat en maintenant des hommes « affairés » dans son gouvernement  et celui de se trouver un autre réformateur, Emmanuel  Macron a dû se résoudre à la seconde option.   Sans aucune garantie de trouver un homme ou une femme sans affaires, l’équilibriste de l’Elysée va devoir dénicher une personnalité de poigne pour conduire à terme, les réformes promises pour instaurer la confiance entre les Français et leurs élus. Réformes qui devraient être engagées rapidement comme s’y attelait le désormais ancien Garde des Sceaux. Il s’agit essentiellement de la refonte des financements publics des partis politiques par la création d’une banque dite de démocratie,  chargée de prêter aux partis, les fonds nécessaires aux financements des campagnes électorales. Le mode d’allocation de la réserve parlementaire, ces subventions publiques dont l’utilisation est laissée à la discrétion des députés et des sénateurs pour soutenir des associations de leurs circonscriptions devrait être revu. A l’ordre du jour des réformes macroniennes,  figure aussi la suppression de la Haute Cour de justice de la république,  considérée comme une juridiction d’exception. Le même débat est ouvert au Burkina Faso avec la Haute Cour de justice.  Jusque-là, Macron, par une communication maîtrisée, a su éviter les ratages et les potins qui ont émaillé les débuts des mandats de ses prédécesseurs François Hollande et Nicolas Sarkozy. Il demeure cependant, compte tenu des enjeux des réformes promises,  qu’aucun terrain ne lui sera concédé aussi facilement malgré son écrasante majorité à l’Assemblée nationale. Entre-eux qui estiment le palais Bourbon trop monocolore pour entreprendre des réformes profondes et les tenants d’une démarche consensuelle, le président français doit trouver des hommes et des femmes au-dessus de tout soupçon,  de peur de s’enliser dans les éternels recommencements.

Mahamadi TIEGNA
camerlingue78@yahoo.fr      



71
Partager sur Facebook

> Recherche





>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

03/12/2017 19:50
26/11/2017 22:30
 

 



> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus