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Promotion du niébé : Une solution à l’insécurité alimentaire et au changement climatique

02/07/2017
22:05

Le niébé, de son nom scientifique, Vignaunguiculata Walp, appelé dans les langues nationales, « benga » en mooré, « sôsô » en dioula,  est le haricot. Cultivé sur toute l’étendue du territoire burkinabè, il constitue la principale culture de rente produite en pur ou en association avec les céréales dans les exploitations agricoles des petits producteurs. Produit en grande quantité, il pourrait être une solution à l’insécurité alimentaire.

Le Burkina a produit plus de 600 000 tonnes de niébé  pour  la campagne 2016-2017, dont 85 000 tonnes dans la région de la Boucle du Mouhoun. Dans la province du Sourou, la production est estimée à 26 000 tonnes. Pour la campagne 2015-2016, l’Afrique de l’Ouest a produit 5,5 millions de tonnes. Des résultats satisfaisants pour l’émergence de la filière. La production en grande quantité de cette denrée a conduit à la création de foires dans certaines localités du Burkina Faso dont la province du Sourou. 
Selon la présidente de l’association YIYE des femmes du Sourou, Clémentine Dabiré/Binso, promotrice de la foire du niébé du Sourou, le niébé est une plante dont toutes les parties sont très utiles à l’Homme. De commercialisation facile, le niébé procure des ressources financières aux ménages. D’où le surnom  «Or vert». En effet, il constitue la culture de rente des zones qui ne peuvent pas cultiver le coton, du fait de l’insuffisance des pluies. 


Contre l’insécurité alimentaire 


La culture du niébé est pratiquée dans la plupart des contrées du Burkina Faso. Pour Mme Dabiré, la disponibilité du produit en toute saison est une solution à l’insécurité alimentaire. A la différence d’autres produits de rente, le niébé produit est consommé et commercialisé. Il est riche en protéines de qualité et peut contribuer à l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle. La plante, en plus de ses valeurs alimentaires, fertilisantes et fourragères, est appréciée des populations. Dans la province du Sourou, l’implication des femmes dans la promotion de cette filière est fort intéressante. Celles-ci interviennent dans les activités post-récoltes, le stockage, la conservation et la transformation.
Ces différentes activités leur apportent une plus-value. L’amélioration de leurs conditions de vie, la scolarisation et les soins de santé des enfants sont, entre autres, des profits tirés. Cependant, elles rencontrent des difficultés qui annihilent les efforts consentis. La principale est leur faible instruction, responsable de leur faible technicité. Il y a également les attaques phytosanitaires, les difficultés liées à la conservation post-récoltes, le sous-équipement en matériel agricole, la question de la terre pour les femmes. 
Le problème de conservation des produits se pose avec acuité. Des efforts restent à faire en dépit de l’existence de certaines astuces. C’est le cas du système du triple ensachage constitué de deux sachets de quatre-vingts microns et d’un sac protecteur tissé en nylon. Il permet une bonne conservation en empêchant les insectes de respirer et de survivre. 
Afin d’aider les femmes du Sourou à surmonter ce problème, le gouvernement a permis la construction d’un magasin de stockage à Tougan.  Le joyau inauguré le 28 avril dernier a été réalisé grâce au Projet d’appui aux filières agricoles avec l‘appui du Fonds international du développement agricole (FIDA). Selon le coordonnateur dudit projet, Hervé Zoungrana, le financement du magasin est l’expression de la volonté de l’association. « Nous accompagnons YIYE dans sa structuration et sa gouvernance. D’un coût global de plus de 15 millions de FCFA, le magasin est le dernier acte après le renforcement de capacités. Il va aider au stockage et à la commercialisation», a-t-il annoncé.  


Contre le changement climatique  


Le changement climatique est une réalité mesurable à tous les niveaux du développement socioéconomique. Il se manifeste par les inondations, les vents violents, la sécheresse.... il a un impact négatif sur les productions agricoles. Raison pour laquelle des précautions doivent être prises afin d’endiguer les effets, si l’on veut faire de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, une réalité au Burkina Faso. A entendre Mme Dabiré, les nombreuses variétés d’une plante à large adaptation comme le niébé, de culture facile peuvent aider à l’adaptation au changement climatique. Facile à cultiver, il  produit rapidement en 45-60 jours. De ce fait, il contribue à résoudre les problèmes de soudure.
Le ministre en charge de l’agriculture, Jacob Ouédraogo, a souligné à la 8e foire du niébé du Sourou, tenue du 28 au 30 avril 2017 à Kassan,  la nécessité d’œuvrer au respect des itinéraires techniques de production, aux normes de qualité des produits, à la durabilité de toutes actions de production pour une prise en compte des générations futures dans les actions actuelles. « Il s’avère nécessaire d’intensifier les productions en intégrant la préservation de l’environnement», a-t il lancé.
Concernant la commercialisation des productions, le ministre Ouédraogo a exhorté à une meilleure organisation au sein des groupements et des coopératives pour faire des achats groupés d’intrants et d’équipements agricoles, des ventes collectives de productions  de qualité en vue d’attirer des acheteurs nationaux et internationaux. 


Habibata WARA












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