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Sur le chemin de la fraternité

16/07/2017
21:16

Sur le chemin de la fraternité

Le couple ivoiro-burkinabè dresse, les 17 et 18 juillet, son lit annuel à Ouagadougou pour évaluer l’état du bon voisinage et les perspectives d’un destin commun. Burkinabè et Ivoiriens vont ainsi se retrouver pour la sixième fois, dans le cadre du Traité d’amitié et de coopération (TAC). Pour la petite, ou même la grande histoire de nos deux pays, c’est le Moogho Naaba, l’empereur des Mossé d’alors, qui, en 1946, demanda au candidat issu de son peuple de se retirer au profit d’Houphouët-Boigny venu du sud lointain, dans l’actuelle Côte d’Ivoire, pour le poste de député à l’Assemblée nationale française, la puissance tutélaire de l’époque. Rappelons qu’en ces temps, pas si lointain que cela, la Côte d’Ivoire et la Haute-Volta, ancien nom du Burkina Faso, formaient le même pays. Celui qui de Ouagadougou ou de Koudougou descendait à Bouaflé ou Aboisso, ou faisait le mouvement inverse, n’allait pas à l’étranger, mais se déplaçait dans le même pays.

Le colon qui les avait unies a fini par les séparer pour en faire deux pays distincts. Sur la carte, oui, mais certainement pas dans les cœurs. Depuis toujours, les peuples de ces deux pays n’ont cessé de se brasser, de se mélanger, de conjuguer leur avenir ensemble. La vie à deux n’a jamais été un long fleuve tranquille. Il y eut bien sûr des querelles, des cris, des bouderies. Mais comme l’a dit un penseur, s’aimer, ce n’est pas se regarder tous les jours dans les yeux, mais regarder plutôt dans la même direction. Burkinabè et Ivoiriens ont décidé de regarder dans la même direction, quelles que soient les vicissitudes de la vie, les coups du sort que peut subir l’un ou l’autre, et quel que soit celui qui tient la barre de part et d’autre. Les hommes passent, les peuples demeurent.

Nos peuples veulent aller de l’avant. Ils se retrouvent donc ces jours-ci pour tracer les sillons d’un avenir meilleur pour leurs peuples. Ces sillons s’appellent chemin de fer, autoroute, fluidité de la circulation des biens et des personnes, lutte contre le terrorisme et la traite des enfants, électrification de nos villes et villages, coopération scientifique, insertion des femmes et des jeunes dans les économies de nos pays, etc. Ils sont nombreux, les sillons à tracer, mais la tâche est exaltante.

Dans ce monde en pleine mutation et où la compétition se fait chaque jour plus féroce, et où le terrorisme et le changement climatique font désormais partie de la vie de tous les jours, nous autres, pauvres pays d’Afrique, n’avons pas d’autre choix que de nous unir. D’abord par cercles concentriques comme nous le faisons avec nos organisations sous-régionales, régionales et continentales, puis, peut-être un jour, qui sait, nous réussirons à concrétiser le grand rêve panafricain de Kwame Nkrumah. Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont décidé d’aller au-delà de l’union parfois factice qui se limite aux simples accords et qu’aucune action positive ne corrobore. Ils ont, à travers le TAC, décidé de faire de cette union une réalité tangible qui pourrait en inspirer d’autres pays.

Nos dirigeants savent que les générations actuelles les regardent. Et c’est probablement à eux que pensent leurs compatriotes lorsqu’ils se retrouvent entre les griffes des vendeurs d’esclaves ou des djihadistes de Libye ou d’ailleurs, et probablement, la dernière question qu’ils se posent avant de sombrer dans les eaux de la Méditerranée est :  « qu’avez-vous fait pour que je n’en arrive pas là ? ».
Les peuples burkinabè et ivoirien ont décidé de partager leur destin pour offrir de l’espérance à leurs enfants. Célébrons notre fraternité. L’union fait la force. Vive le TAC.

Par
Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA
(Burkina Faso) rabankhi@yahoo.fr
Venance Konan
(Côte d’Ivoire) venancekonan@yahoo.fr




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