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Lutte contre le terrorisme: Une marche silencieuse du rond-point des Nations Unies au cafe Istanbul le samedi 19 août, à 9 heures.//Attaque café Istanbul: Le président Alpha Condé est annoncé ce jeudi 17 août  à Ouagadougou//Le président du Faso décrété un deuil national de 72 heures à compter de ce lundi//Bilan de l'attentat 18 morts, 2 assaillants tués,  22 blessés ( Procureur du Faso).//« Je condamne avec la plus grande énergie l’attentat ignoble qui a endeuillé Ouagadougou dans la nuit de dimanche à lundi » (Président du Faso) //«J’adresse mes condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », (Président du Faso)//Attentat à Ouagadougou : le Gouvernement a mis en place un dispositif de prise en charge gratuite des victimes. (Ministère de la Santé).
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Editorial : Série noire au Sahel

30/07/2017
19:30

La série noire semble se poursuivre dans le Sahel, précisément dans la province du Soum. Les meurtres y sont redevenus quasi quotidiens, ces derniers jours. Un homme a été abattu, au petit matin du dimanche 30 juillet 2017, à Sona dans la commune de Tongomayel, à une soixantaine de kilomètres de Djibo, chef-lieu de la province. Le jeudi 27 juillet, trois jours plus tôt, aux environs de 21 h, des inconnus ont ensanglanté le sable de Tatio, village burkinabè situé non loin de la frontière malienne. Des hommes armés, se déplaçant à moto, ont trucidé un conseiller municipal ainsi que deux membres de sa famille, et ont emporté plusieurs têtes de bétail. Avant le drame de Tatio, précisément le 25 juillet dernier, cinq personnes avaient été tuées dans le Soum par des hommes en armes. La situation dans cette partie du Burkina Faso est inquiétante. Jusque-là les meurtriers courent toujours. Et pourtant, ils côtoient leurs cibles. Mais dans une zone où la culture de la dénonciation est presqu’inexistante, il est difficile de mettre fin à la série de morts violentes. Depuis l’instauration, en mai dernier, de la mesure de restriction de circulation aux véhicules à quatre roues, motos, tricycles et vélos, sauf les ambulances qui doivent présenter un laissez-passer et un ordre de mission de 17h à 6h à l’intérieur des villes et villages situés dans la frontière du Niger et du Mali au Nord, les terroristes semblent avoir changé de tactique. Par le passé, les terroristes opéraient en groupes de 10 à 20 individus juchés parfois sur des motos et lourdement armés. Aujourd’hui, c’est en petits nombres qu’ils s’introduisent dans les domiciles de leurs victimes pour semer la mort et le chagrin.
Il faut bien que cette série noire s’arrête. Pour ce faire, les Sahéliens doivent avoir le courage de dénoncer les assassins. Donner l’information de façon discrète aux Forces de défense et de sécurité (FDS), c’est la clé pour vaincre les ennemis. Il est difficile pour les spécialistes de la sécurité d’agir sans informations. Une collaboration franche de la population avec leurs protecteurs peut véritablement faire bouger les lignes dans la lutte contre ceux qui sèment la terreur. Il y a certes des risques de représailles ou de conséquences néfastes liés à la dénonciation de comportements suspects mais tant qu’il n’y aura pas de contribution de la part des populations, les terroristes considéreront le Sahel comme un no man’s land.
Ceux chargés de sécuriser le Sahel ont aussi intérêt à protéger leurs partenaires s’ils veulent mettre en déroute les terroristes. Assassiner près d’une dizaine de personnes en une semaine sans qu’on ne puisse arrêter un seul meurtrier est inquiétant et dissuadant. Il est difficile de libérer la parole dans ces conditions. Et pourtant, il faut aider les FDS à mener le combat contre le terrorisme. La culture du secret n’arrange ni les Sahéliens encore moins les autres Burkinabè. Tout le Burkina Faso subit les affres du terrorisme.
Le moindre acte terroriste dans notre Faso est porté à la connaissance du monde entier. Ce qui peut décourager les éventuels investisseurs. Combien d’Européens, d’Américains ou d’Asiatiques osent encore s’aventurer au Sahel ? Très peu. Beaucoup de projets de développement y ont été abandonnés par des partenaires du Burkina. L’homme à la peau blanche est devenu rare dans cette partie du territoire du fait des menaces terroristes. C’est pourquoi, il faut inverser la tendance, faire de notre pays une destination sûre. C’est possible. A chaque Burkinabè de jouer sa partition.

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
rabankhi@yahoo.fr


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