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Editorial : Le temps du Sahel !

06/08/2017
22:27

Depuis la première attaque, le 4 avril 2015, contre une patrouille de gendarmerie, suivie de l’enlèvement du Roumain  Gherghut Lulian, agent de sécurité à la mine de Tambao, le Burkina Faso est entré de plain-pied dans l’ère de la menace terroriste. Ce nouveau phénomène trouve son fondement dans la pauvreté, la misère, l’ignorance… et constitue une véritable menace pour la stabilité, la sécurité, la paix dans notre pays. Le Sahel burkinabè jusque-là, apparaît comme la zone la plus menacée par les groupes terroristes. Les populations civiles, les forces de défense et de sécurité, toutes, ont fait les frais de la furie des groupes terroristes. Le prétexte le plus souvent avancé par ces groupes rebelles pour susciter l’adhésion des populations locales à leur combat ou pour justifier leurs basses besognes est le niveau de développement très bas, voire trop bas de leur région. Ils estiment que les différentes politiques de développement n’ont pas pris en compte les zones dans lesquelles ils sévissent ! Au Mali, au Nigeria, au Cameroun ce discours a souvent prévalu. Conscient de cela, et pour éviter que le Sahel burkinabè ne devienne le repère de sinistres individus, le gouvernement du Burkina Faso a décidé de prendre le taureau par les cornes. Ainsi, dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES), un programme dénommé « Programme d’urgence pour le Sahel », adopté par le gouvernement, le 21 juin 2017, a été mis en place pour la période 2017-2020. Le chef du gouvernement burkinabè, Paul Kaba Thiéba himself a procédé au lancement officiel dudit programme le jeudi 3 août dernier à Tongomael. D’un coût global de 455 milliards de F CFA, le Programme d’urgence pour le Sahel permettra d’améliorer l’accès aux services sociaux de base et d’accroître la résilience des populations, notamment les jeunes et les femmes. Il ambitionne également de renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens. Enfin, le programme va améliorer la gouvernance administrative. Une belle initiative qui témoigne de la solidarité du gouvernement, mais surtout de son engagement à mettre un terme aux souffrances, à la peur et à la désolation des populations concernées. Le Programme d’urgence pour le Sahel, selon le Premier ministre, est la traduction politique de la vision du Président du Faso. « Il s’enracine, a-t-il soutenu, sur notre histoire commune, sur nos valeurs de paix, de solidarité et sur notre détermination à vaincre la pauvreté et à placer notre pays sur une trajectoire de croissance forte, durable et inclusive. »  Considérant la noblesse des causes défendues par le Programme, le gouvernement devrait veiller à sa mise en œuvre effective. Le suivi et la vigilance doivent être de mise. Le Sahel burkinabè, depuis des décennies, voit passer des projets et programmes de développement multiples et divers. Mais aujourd’hui, le bilan est loin d’être à la hauteur des attentes. Le miracle économique n’est pas au rendez-vous. En lieu et place, le mirage, la désillusion. Tout se passe comme si une tempête de sable avait balayé avec force et fracas les espoirs et espérances des populations. Le manque de suivi et de contrôle a fait que certains projets et programmes destinés au développement du Sahel, quand ils ne sont pas mal définis, ont souffert de mauvaise exécution et de mal gouvernance. Toute chose qui a fini par décourager les bailleurs de fonds. Il y a suffisamment de leçons à tirer pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Le gouvernement devra aussi garantir la  sécurité nécessaire à la bonne exécution des différents projets retenus. Si d’une part, il est vrai que le programme d’urgence pour le Sahel constitue une solution de grande envergure à l’amélioration des conditions de vie des populations, d’autre part, il est aussi évident que ceux qui tirent profit de la situation actuelle d’insécurité et de dénuement des populations ne vont pas rester les bras croisés face à cette initiative gouvernementale. La sécurité doit donc être de mise pour que le développement du Sahel soit.


Rabankhi Abou-Bâkr Zida 
rabankhi@yahoo.fr






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