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Compétition des métiers à Taïwan : "Le Burkina sera valablement représenté», selon ..."

13/08/2017
20:52

Tiamangou Yonli est le seul représentant du «pays des Hommes intègres» à la compétition des métiers de Taïwan. Dans cette interview accordée à Sidwaya, le chef de la délégation burkinabè, par ailleurs secrétaire permanent de la commission nationale de la certification, Jean Baptiste Zoungrana, nous parle de ses atouts, ses chances de victoire, et surtout les retombées de sa participation pour le Burkina Faso.

Sidwaya (S.) : Une délégation burkinabè se rend à Taïwan du 15 au 19 août pour participer à une compétition des métiers. Quels sont les métiers burkinabè qui seront en compétition ? 

Jean Baptiste Zoungrana (J.B.Z.) : Pour notre participation à la compétition taïwanaise, compte tenu du niveau des métiers, nous avons choisi un seul métier : l’électronique industrielle. Le niveau est très haut. Nous avons choisi un seul métier où, nous pensons que notre candidat peut vraiment se battre. Nos candidats ont encore un niveau faible dans les autres métiers. Les métiers en compétition sont l’aviation, la chirurgie, l’esthétique, la maçonnerie, l’industrie…

S. : Comment a-t-on choisi les participants ?

J.B.Z. : Le processus est d’organiser des compétitions régionales pour aboutir à une compétition nationale pour choisir un délégué. Mais pour nous, la compétition régionale va commencer en novembre. Comme Taïwan, nous invite à participer à leur compétition, nous avons anticipé en sélectionnant celui que nous croyons être très bon dans ce domaine. Donc, nous avons choisi Tiamangou Yonli, qui va nous représenter. Depuis le mois de juin, il est en stage pour pouvoir être à niveau  afin d’être compétitif à Taïwan.

S. : Sur quels critères a-t-il été choisi ?

J.B.Z. : Ce sont ses formateurs taïwanais qui ont décelé en lui, une capacité. Celle qui l’encadre est une championne nationale olympique en électronique industrielle, trois fois championne nationale. Elle a estimé qu’il peut valablement représenter le pays. Et, le Burkina sera valablement représenté.

S. : Quelles sont les chances du Burkina Faso ?

J.B.Z. : Nous partons en compétition, sans dire que nous serons les premiers. Car, c’est une compétition qui démarre très tôt. Depuis deux ans, ils sont en compétition, se sont entraînés à chaque étape (régionale,  nationale). Nous partons nous mesurer en ayant à l’idée que nous ne serons pas champion là-bas. Mais, nous pensons que nous serons bien positionnés.

S. : Donc, c’est un combat perdu d’avance ?

J.B.Z. : Ce n’est pas perdu d’avance, mais c’est une expérience très intéressante. Car, elle permet au niveau des industriels, des centres de formation,  de pouvoir faire un brassage qui permet de développer la qualité de la main-d’œuvre  que nous n’avons pas et de développer les industries autour des centres de formation. A notre retour, nous allons mettre en œuvre progressivement cette expérience qui permettrait qu’autour d’un centre de formation, comme le centre de formation professionnelle de référence  de Ziniaré, le CFPIB de Bobo-Dioulasso, on puisse mettre en place des petites industries. Si, nous avons 100 à 300 industries à Ziniaré, 1000 à 2000 à Bobo-Dioulasso, nous allons mettre en place un tissu industriel qui va
propulser la formation professionnelle.

S. : Qui sont les concurrents des Burkinabè?

J.B.Z. : Pour cette participation, nous avons les Australiens, Canadiens, Suédois et des Taïwanais. Cette année, 49 métiers seront en compétition. Dans chaque métier, le premier aura une rétribution financière de 3 à 6 millions de F CFA, une attestation qui fait que s’il était un apprenant qui n’avait pas le niveau universitaire, cela lui donne droit d’aller dans un centre de formation universitaire. Les autres ont des attestations qui les dispenseront d’un certain nombre de formalités lorsqu’ils vont chercher de l’emploi.

S : Pourquoi une telle compétition ?

J.B.Z : Lorsqu’on regarde notre tissu industriel, il n’est pas encore développer. Or, pour développer le tissu industriel, il faut de la main-d’œuvre qualifiée. En participant à cette compétition, on développe en même temps la qualité de la main-d’œuvre dont les industries auront besoin. Mais, on forme en même temps, la main-d’œuvre sur la matière que les industries utilisent. De telle sorte que l’un dans l’autre, lorsque l’industrie a besoin de matériel, ils le font fabriquer par le centre et vice-versa. Du coup, on a un cycle de renouvellement qui se met en place.

S. : Quelles seront les retombées pour les vainqueurs ?

J.B.Z. : Pour les Burkinabè, cela dépendra du positionnement. Si le candidat est bien positionné, au plan bilatéral, il aura des opportunités là-bas. Ici, il faut voir avec nos autorités comment ce champion pourra bénéficier d’un certain nombre d’avantages. A notre retour, nous mettrons en place la compétition nationale des métiers au Burkina Faso. Nous le ferons en novembre pour qu’en janvier, cette compétition se tienne.
La compétition des métiers est un maillon qui va permettre de promouvoir la formation professionnelle, améliorer l’offre de formation professionnelle et de faire en sorte que la plupart des jeunes qui sont dans le secteur informel qui sachent faire quelque chose, puissent montrer qu’ils ont des capacités à offrir au monde de l’emploi pour leur insertion sociale que toute la jeunesse demande à cor et à cri.

Interview réalisée par Abdel Aziz NABALOUM


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