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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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L’enfer de l’Avenue Kwamé N’Krumah

14/08/2017
17:58

Après les attentats terroristes du 15 janvier 2016 qui ont visé le Café-restaurent Cappuccino et l’Hôtel Splendid situés en plein cœur de Ouagadougou, la capitale burkinabè a été de nouveau attaquée ce 13 août 2017. L’Avenue « Kwamé N’Krumah » la plus importante, connue pour abriter les Bars et autres restaurants haut de gamme est sous le choc et ses habitants n’ont presque pas de mot pour exprimer leurs douleurs. Le bilan provisoire établi fait état de 18 morts tous fusillés sur la terrasse du restaurant Aziz Istanbul cible de l’attaque. Parmi ces victimes, on dénombre 08 Burkinabè, 1 Canadienne, 02 Koweïtiens, 01 Turc, 01 Français, 1 Nigériane et 1 sénégalais. Les corps de trois victimes n’ont pas encore été identifiés. Selon des témoins dont le gérant du parking du restaurent que nous avons trouvé sur les lieux dans la matinée du lundi 14 août 2017, encore traumatisé, les tueurs, au nombre de deux sont arrivés sur une moto de marque NANO aux environs de 21 H. Ils ont violemment heurté un véhicule qui était stationné au bord de la terrasse du restaurant à la surprise générale de tous avant d’ouvrir le feu sur les clients de cette nuit tragique du 13 août dont une bonne partie était des convives d’un festin d’anniversaire d’un gamin de 9 ans. Ils ont ensuite enjambé les corps ensanglantés de leurs victimes pour se refugier dans les loges de l’immeuble abritant ce restaurant huppé après qu’ils ont constaté la présence de forces de défense et de sécurité qui se sont déportées sur les lieux très rapidement. Commencent alors des échanges de tirs très nourris entre assaillants et forces spéciales qui auront duré toute la nuit ; l’assaut ayant pris fin à 5 h du matin. Cette nouvelle attaque survient alors que l’avenue qui porte le nom de l’ancien président ghanéen et panafricaniste invétéré commençait à renouer avec le calme et la sérénité qu’elle avait perdus suite aux événements du 15 janvier 2016. L’on est en droit de se demander ce qu’il adviendra des activités économiques sur cette artère vitale pour l’économie du pays. En effet, plus qu’une simple avenue, la « Rue princesse de Ouaga », de jour comme de nuit, est un véritable centre d’affaires qui tourne à plein régime au grand bonheur de ses occupants. Et ce dynamisme ne profite pas seulement qu’aux propriétaires des grands établissements (Restaurant et hôtel et commerces…). Des essaims de petits vendeurs ambulants y trouvent également leurs comptes, tirant ainsi leurs marrons du feu. L’inquiétude est d’autant plus justifiée qu’en cette matinée du lundi 14 août, « Kwamé N’krumah » a connu un calme plat, avec les boutiques et commerces restés hermétiquement fermés. Pour les quelques-uns de tenanciers comme ces employés du Bar « Taxi brousse » qui s’affairaient à ranger leur matériel avant de quitté les lieux, la tristesse et la consternation se lisaient aisément sur les visages. Colère, incompréhension et indignation sont visiblement les sentiments qui animent. « Après les attentats de 2016, on assistait permanemment à des patrouilles de gendarmerie et de polices sur l’avenue. Mais il y a de cela trois mois, ces patrouilles ont cessé et voilà le résultat », crie son-ras-le-bol l’un des gérants du maquis « taxi brousse ». 

Ce n’est un secret pour personne, les djihadistes ne s’en prennent qu’aux lieux stratégiques sur lesquels ils jettent leur dévolu et l’avenue Kwamé N’Krumah ne semble pas déroger à cette règle rigoureusement observée par les criminels. Si les Ouagavillois notamment ceux friands des commodités de cette Rue avaient commencé à regagner confiance, il faut craindre qu’avec les expériences douloureuses des attaques à répétions ces derniers se laissent habiter par une peur généralisée et la psychose. En pareille circonstance, des mesures s’imposent forcement si l’on ne veut pas sombrer. Et il appartient aux autorités en premier lieux d’adopter une autre posture agissant efficacement dans la discrétion plutôt que servir des propos de va-t-en-guerre à l’endroit des terroristes comme cela a été le cas jusque-là. Car nous sommes dans une situation de guerre asymétrique et nous ne devons perdre cela de vue !

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr                  


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