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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
Flash info :

Attaque Aziz Istanbul: Une nuit de terreur

15/08/2017
23:22

Quelques mois après son ouverture officielle, le café Istanbul situé sur l’Avenue Kwamé N’Krumah, est la cible d’une attaque terroriste. Des assaillants lourdement armés ont semé terreur et désolation dans ce café-restaurant. Le bilan : 18 morts, 22 blessés et près d’une cinquantaine de rescapés. Après plusieurs heures d’assaut, les forces de défense et de sécurité sont venues à bout des terroristes. Récit d’une nuit sanglante et meurtrière, sur la plus belle avenue de la capitale Ouagadougou…


Dimanche 13 août 2017. Il est 21h sur l’Avenue des Tansoba. Les motocyclettes roulent à vive allure. Les tenanciers de maisons de commerce, de débits de boissons, les stations d’essence s’empressent de fermer. La rumeur d’une attaque terroriste à l’hôtel Bravia et au café-restaurant Aziz Istanbul sis à la Zone d’activités commerciales et administratives (ZACA) se répand comme une traînée de poudre dans la capitale burkinabè. Au rond-point de la Patte d’Oie, la frayeur des usagers de la route atteint son paroxysme.  Certains ne marquent pas d’arrêt lorsque les feux virent de l’orange au rouge. Chacun veut se mettre à l’abri avant de mieux comprendre la situation. Il est 21h20 sur l’avenue Bassawarga. Plus d’automobiliste sur la voie. Les rares motocyclistes rebroussent chemin. A l’Avenue de l’aéroport, aucune âme n’est visible. Après 25 minutes de trajet, nous sommes à la ZACA. Les rafales de fusils et de Kalachnikovs se font de plus en plus entendre, lorsque nous nous approchons de l’Avenue du Dr Kwamé N’Krumah. La zone est quadrillée. Dans la pénombre, des gendarmes et des policiers sont de plus en plus visibles. Nous sommes à la première barrière de sécurité sise à proximité de la mosquée sunnite. « Où allez-vous ? », nous lance un élément des forces de l’ordre. « Je suis journaliste, je vais en reportage sur les lieux de l’attaque »,répondis-je. « Votre pièce d’identité et votre carte professionnelle », me demande-t-il. Après vérification de notre identité, nous sommes enfin autorisés à poursuivre notre chemin. 
En deux minutes de marche, nous arrivons devant l’hôtel Splendid, la cible d’une précedente attaque terroriste, le 15 janvier 2016. Une barrière de sécurité y est dressée. C’est le Quartier général(Q.G) des forces de défense et de sécurité sis à 200 m du café-restaurant Aziz Istanbul, cible d’une nouvelle attaque terroriste sur l’Avenue Kwamé N’Krumah. Des hommes encagoulés, gantés, fusils au poing, sont postés devant la barrière de sécurité. Vêtu d’un gilet pare-balles, le capitaine Hervé Yé, le responsable de la Communication de la gendarmerie est scotché à son téléphone. Tout en sueur, impossible de lui arracher un mot. « Eviter de relayer ce qui se passe actuellement sur les réseaux sociaux. Cela peut profiter à l’ennemi », dit-il. Il est 23h sur l’avenue Nkwamé Nkrumah. C’est le ballet des soldats perchés sur cinq pick-up et des blindés. Des tireurs d’élites sont visibles sur des motocycles. Ils avancent vers l’alimentation Sougr-Nooma sis à 60 mn environ du lieu de l’attaque. Dans un couloir de fortune que nous empruntons, nous les y rejoignons. Là, en face du restaurant la Véranda, une autre barrière est dressée devant nous. 

De nombreux otages

Les soldats dissimulés dans les immeubles lancent des tirs de sommation pour dissuader l’ennemi. Sur le bitume, d’autres avancent lentement. C’est le bruit assourdissant des tirs de mitraillettes. Tous reculent. « La presse, mettez-vous à l’abri. Nous ne savons pas combien ils sont. Donc, évitez de vous exposer pour ne pas avoir de balles perdues», prévient un gendarme. Des tirs de rafales et des détonations se font entendre de plus en plus.« Reculez, ils sont toujours dedans. Si vous identifiez un suspect, quelqu’un que vous ne connaissez pas, signalez-le», plaide un policier assis dans un pick-up devant l’alimentation Sougr-Nooma. «Ce que nous craignons aussi, ce sont les enlèvements », déclare un autre policier en civil, pistolet automatique au poing, vêtu d’une casquette noire, une chemise manche longue et d’un pantalon jean noir. La riposte ne se fait pas attendre. Il est 23h20 mn. Après deux heures de fusillades intenses, un gendarme est touché à l’épaule gauche. Il est extirpé du théâtre des opérations. Le premier bilan fait déjà état de 3 morts et 11 personnes hospitalisées et en état de choc. Un élément des FDS, téléphone à l’oreille,  déclare : « Nous avons rafalé, infiltré, et évacué des blessés. On demande à l’armée de l’air de venir les évacuer ».
 Les renforts continuent d’arriver. Devant l’hôtel Splendid, trois pick-up stationnent. Plus d’une trentaine d’éléments en descendent. Armes au poing, encagoulés, ils avancent à pas de tortue vers le café Istanbul. Les minutes s’égrainent. Il est minuit, c’est le calme plat. Seuls les vrombissements des pick-up et des tirs sporadiques déchirent le silence. Jambes écartées, Kalachnikovs pointés dans toutes les directions, les forces de sécurité ont les  regards rivés vers le lieu de la terreur.  Il est 00h37 mn. Les premiers otages sont libérés. Visiblement sous le choc, ils sont conduits à la cellule de prise en charge psychologique, sise sous le hall du ministère de la Fonction publique et de la protection sociale. Entouré de forces de l’ordre, A.Z est toujours sous le choc. Devant le café Cappucino où nous l’accostons, elle ne peut piper mot. Bras gauche bandé, le pagne impeccablement noué à la taille, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Delphine Kaboré ne s’est pas aussi remise de la terreur qu’elle vient de vivre. Caissière, il y a quelques mois seulement dans ledit restaurant, elle affirme avoir vécu une nuit horrible. « J’étais à la caisse en train de taper mes bons et du coup, j’ai entendu des coups de feu », explique-t-elle. Apeurée, elle cherche désespérément un refuge. Dans la bousculade pour survivre, elle tombe. « Les gens sont montés sur moi et j’ai eu une entorse », relate-t-elle avec un brin de peur et d’émotion. Abdoul Fataw Ouédraogo qui vient de prendre place dans l’ambulance était au restaurant avec deux de ses amis. Il n’a pas été blessé physiquement, mais avoue avoir vécu la frayeur de sa vie. Assis sur la terrasse, il prend la poudre d’escampette pendant les premières rafales des assaillants. « Nous avons fui pour nous abriter à l’étage. Il y avait deux blessés dont une femme et un homme là-bas. Nous les avons aidés à monter dans l’immeuble. Les assaillants nous ont rejoints. Ils ont pointé leurs armes sur nous et sont redescendus. J’ai cru que tout était fini pour nous et ils sont repartis », témoigne-t-il. Tee-shirt tacheté de sang des victimes, Fataw Ouédraogo a eu la vie sauve en jouant aussi le mort.« Je n’ai rien vu. Quand les tirs ont commencé, je me suis abrité. Je ne sais pas, il y avait combien d’assaillants », lâche un quinquagénaire, l’esprit perdu dans la nature. 

« Toute la zone sera traitée »

Illico presto, les rescapés sont tous embarqués dans un véhicule de la brigade nationale des sapeurs-pompiers. Direction, hôpital Yalgado- Ouédraogo. Le regard perdu sur l’Avenue Kwamé Nkrumah, Adama Cissé est l’un des témoins oculaires de cette scène d’horreur. Les bras croisés, les yeux hagards, il ne veut lâcher aucun mot avant de se raviser. « J’étais à la maison, et mon ami m’a appelé de venir prendre un pot au restaurant TV5 situé à proximité de la radio Jeunesse. A mon arrivée, il n’était toujours pas encore là, j’ai pris place», indique-t-il. Assis sur la terrasse, il aperçoit deux personnes arriver à moto. Elles percutent une voiture stationnée devant le restaurant Istanbul. « Elles sont descendues ainsi de leur moto avec un sac et elles ont dégainé leurs armes et ont commencé à tirer au hasard», raconte-t-il, sous un tonnerre de rafales. 00h41, toute la ZACA est quadrillée. Les échanges de tirs nourris deviennent de plus en plus intenses. A ces derniers s’enchaînent des séries de détonations. C’est la riposte du côté des terroristes. Tout le monde prend la poudre d’escampette. Certains se fondent dans la nature. 

D’autres se camouflent sous des motos, des abris de fortune. Les tirs fusent de partout. « On vous prévient, toute la zone sera traitée. Si quelque chose arrive à quelqu’un, nous ne répondrons de quoique ce soit. Repartez vers Splendid. Celui qui reste ici, si on le traite tant pis pour lui. Ce n’est pas un lieu de jeu. On veut travailler. Compris ! », lance furieusement un commandant des opérations. Sommés de quitter le périmètre de sécurité situé à 60 m du Café, nous replions encore devant l’Hôtel Splendid. « Mettez-vous à l’abri, car il peut y avoir des balles perdues. La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie », insiste le chef de la sécurité d’un corps diplomatique. C’est encore le ballet des véhicules militaires. Les forces de défense et de sécurité continuent de se déployer sur l’Avenue Kwame N’Krumah. A elles s’adjoignent d’autres éléments de la police et de l’Unité spéciale de la gendarmerie nationale. 

Des chars, avec une trentaine d’éléments de la gendarmerie se repositionnent devant l’Hôtel Spendid. La peur commence à faire place à la curiosité. Réunis derrière le cordon de sécurité, des jeunes venus des quartiers périphériques de la capitale tentent de forcer la barrière. Ils veulent comprendre ce qui se passe réellement. Abdoul Fayçal Ouédraogo a rejoint l’Avenue Kwame N’Krumah depuis 21h30. Arrêté devant la stèle construite en mémoire des victimes de l’attaque terroriste du restaurant Cappuccino et de l’hôtel Splendid, Abdoul Fayçal Ouédraogo, dans un français approximatif,ne cache pas son indignation. Cheveux crépus, il pense que les forces de l’ordre sont trop « tendres » avec les djihadistes. « Si on nous donne les armes, nous allons finir avec eux tout de suite », raconte celui qui a quitté le quartier Tampouy pour, dit-il, venir soutenir les forces de défense et de sécurité dans leur combat pour libérer des vies innocentes. « Deux personnes ne peuvent pas venir maîtriser toute une avenue pendant des heures sans qu’on ne puisse les maitrîser», murmure-t-il, avec un brin de colère. Il est 1heure. La nuit poursuit toujours sa course vers le lever du jour. 

De nombreuses pertes en vie humaine

Notre horloge marque désormais 1h40. Le bilan s’alourdit. Le deuxième bilan dressé sur le bitume, aux journalistes devant l’Autorité du Liptako Gourma (ndlr : près d’ 1km du lieu de l’attaque) par le ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou, fait état de 17 morts et 8 blessés. Las d’attendre le dénouement de l’opération, des « spectateurs » enfourchent leur monture pour quitter précipitamment les lieux. D’autres otages réussissent à s’échapper par l’arrière- porte du café-restaurant Istanbul. Ils sont conduits à la base aérienne 511. Les témoignages fusent de partout. Les uns plus effroyables que les autres. 

Gisèle Thiombiano fait partie des veinards. C’est 10 minutes après son arrivée dans le restaurant que les tirs ont commencé.«Quand ils sont arrivés, ils ont commencé à tirer. Je me suis sauvée et une balle a touché mon pied. Je suis allée me réfugier sous les tables. C’est la sécurité et les secours qui m’ont sauvée », se souvient-elle. Parkeur au café Istanbul, Assane Guébré n’est pas encore remis de son traumatisme. Il dit avoir frôlé la mort. « Lorsqu’ils sont descendus de leur moto, ils m’ont bousculé au parking. Lorsque j’ai voulu parler, je les ai vu dégainer leurs armes et ils ont commencé à rafaler », raconte-t-il, les deux mains tâchées de sang. Toujours sous le choc, il ne compte plus revenir en ces lieux où il gagnait sa pitance quotidienne. « Après les premiers coups de feu, j’ai fui pour aller prendre mon pistolet», explique Abou, gérant du restaurant Taxi Brousse. Face à notre étonnement, il ajoute : « Je suis un pur produit du feu président Thomas Sankara et la Révolution burkinabè ». Chaque citoyen, dit-il, doit avoir une formation militaire pour se défendre en toute situation. « On dit qu’on veut la démocratie, on verra ce qui va nous arriver », lance-t-il, le téléphone scotché à l’oreille, stylo et papier à la main gauche. « La nuit sera très longue », lance un élément des forces de sécurité.

 Après plus d’une heure d’accalmie, des tirs nourris se font entendre. Retranchés au deuxième niveau du bâtiment qui abrite le café, avec des otages, l’étau commence à se resserrer sur les assaillants. Tout le bâtiment est quadrillé. Les tireurs d’élites postés sur tous les bâtiments. C’est de nouveau l’accalmie.

« Ces actes n’honorent pas l’humanité »

4h30. C’est le début de l’assaut final. Après 30 minutes d’échanges de tirs nourris, les assaillants sont abattus au terme d’une longue fusillade. Le restaurant est sous contrôle. Les deux assaillants sont neutralisés. 40 otages ont été libérés. Le ratissage du bâtiment se poursuit. Des traces de sang sont visibles partout. Plusieurs personnes ont perdu la vie. Parmi elles, des femmes, des enfants…Sous le regard impuissant des forces de défense et de sécurité, ils gisent au sol dans leur mare de sang. Des taches de sang sur les murs témoignent de l’horreur en ce lieu. Des impacts de balles sont visibles. Des douilles sont éparpillées au sol. Dans l’assaut meurtrier des forces terroristes, 18 personnes ont perdu la vie. 1 Canadien, 2 Koweitiens, 1 Sénégalais, 1 Turc, 1 Français, 7 Burkinabè, 1 Nigérian et 1 Libanais. 3 corps n’ont pas été identifiés. On dénombre 22 blessés dont 5 forces de défense et de sécurité. 
Dans cette nuit tragique, Inoussa Kikieta a perdu la vie. Parti accompagner sa mère qui devait prendre le vol pour le pèlerinage à La Mecque à, l’aéroport international de Ouagadougou, situé à un jet de pierre du restaurant, il décide de prendre un verre avec quelques amis au café Istanbul. Après, chacun est rentré chez soi. Revenu chercher son téléphone portable qu’il a oublié, il y laissera sa vie. Il est 6h, la nuit cauchemardesque prend fin sur l’avenue Kwame N’Krumah. Le lendemain de l’attaque, l’ambiance est morose. Les banques, boutiques et les services sont fermés. L’avenue commence à grouiller de monde. Les usagers et les badauds sont déviés de leur trajectoire par les éléments de la police. Mais , la peur fait progressivement place à la curiosité. A moto, à pied ou en véhicule, les populations tentent de passer la barrière de sécurité fixée à l’intersection du maquis Taxi Brousse et du restaurant Cappuccino.

 Les forces de sécurité ont du mal à contenir certains. D’autres parents et amis des victimes sont toujours traumatisés. Les parents qui n’ont pas de nouvelles de leurs proches arrivent précipitamment sur le lieu du drame. « J’ai un parent et un ami qui a priori sont dedans. Pour le moment, je n’ai pas de leurs nouvelles. J’attends de voir leur corps, sinon actuellement, je ne peux rien dire », confie un expatrié sous anonymat presqu’en larmes. Désemparée, une dame avance à petit pas vers le cordon délimitant le lieu du drame. Téléphone portable en main avec en fond la photo de son fils, elle a  les yeux embués de larmes. Elle recherche toujours son fils Bilel Diffalah qui était dans le restaurant avec son ami.« Son ami qui a été touché par une balle m’a dit qu’il a reçu aussi des balles dans le dos. Il m’a dit qu’il est sûr qu’il est mort. Son téléphone ne sonne plus», rapporte-t-elle.

 Canadien d’origine algérienne, Bilale n’a pas été retrouvé, ni à l’hôpital Yalgado-Ouédraogo, ni à la morgue, d’où sa mère dit être revenue. Après l’hécatombe, plusieurs véhicules des pompes funèbres se dirigent vers le lieu du drame. Seuls les forces de sécurité et les enquêteurs de la police scientifique qui procèderont aux prélèvements sont autorisés sur les lieux. Masqués, ils prennent toutes les dispositions pour que le site de l’attaque ne soit pas souillé. Il est 10h12 mn ce lundi 14 août. Un drap noir commence à envelopper le ciel qui commence à s’assombrir. Le vent devient de plus en plus glacial. Les 14 corps exposés sur le lieu du drame commencent à être enlevés. Le Président directeur-général de l’hôtel Don Camilio, Fassano Karambiri, a les larmes aux yeux. Presqu’en sanglots, le doyen de l’Association professionnelle des hôteliers et restaurateurs du Burkina Faso n’arrive pas à croire en de tels actes inhumains sous nos cieux. Attristé , le septuagénaire ne lâchera plus un mot. Et le ministre en charge de la culture d’ajouter :
« C’est révoltant, choquant et inhumain ; ces actes n’honorent pas l’humanité ».  Tristesse et indignation se lisent davantage sur les 
visages. Un coup d’oeil sur notre montre. Il est 10H 28mn. La pluie commence à deverser ses "larmes” sur l’Avenue Kwamé Nkurmah. 


Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.com

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Trois suspects interpellés

A 2h du matin, pendant que l’opération de ratissage battait son plein dans la ZACA, trois individus suspects dont deux sur une moto non immatriculée, ont été interpellés vers la base aérienne par les forces de défense et de sécurité. Interrogés, les deux dont l’un est de nationalité étrangère, disent être des étudiants dans des universités de la place. « Les journalistes, pardonnez ne partez pas sans qu’on nous relâche. Si vous nous laissez avec eux, je suis sûr qu’ils vont nous confondre aux terroristes. Je les connais(les éléments de la sécurité). Ils peuvent nous garder pendant des mois pour faire croire aux gens que nous sommes des complices de terroristes », criaient A.O, tout en suppliant les journalistes de ne pas les laisser à la merci des pandores. 



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