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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Lutte contre le terrorisme : compter d’abord sur soi-même

16/08/2017
18:28

Cette mi-août a été éprouvante pour les populations burkinabè, malienne et nigériane. En l’espace de quarante-huit heures, ces trois pays d’Afrique de l’Ouest ont, en effet, subi des actes terroristes qui ont endeuillé de nombreuses familles. Comme s’il s’était agi d’une coordination funeste, les forces du mal ont surgi des tréfonds de l’enfer pour ôter la vie à Ouagadougou, à Bamako, puis à Mandarari (Nord-Est du Nigéria). 

Dans la nuit du dimanche 13 août 2017, deux individus «dans la fleur de l’âge», armés de fusils «d’assaut AK-47» ont fait irruption au café-restaurant Aziz-Istanbul situé sur l’avenue Kwame Nkrumah dans la capitale burkinabè avec pour objectif de commettre leur sale besogne. Le bilan sera sans appel, 18 morts issus de huit nationalités et plusieurs dizaines de blessés. A peine les forces de défense et de sécurité burkinabè venaient-elles à bout des assaillants, que le voisin malien recevait à son tour la visite des méchants, le lundi 14 août. Cette fois-ci, c’est la mission des Nations unies au Mali qui a été visée. La première attaque contre l’unité des casques bleus a eu lieu dans le centre du pays, à Douentza, la seconde au Nord-Ouest, à Tombouctou. Au moins six militaires perdront la vie. Et comme si cela ne suffisait pas, l’arme terroriste va encore retentir au pays de Muhammadu Buhari. Vingt-huit  personnes perdront la vie et plus de 80 autres blessées dans trois attentats-suicides avec pour cible, un camp de déplacés à Mandarari, une localité proche de Maiduguri. Le doute n’est donc plus permis, le ver est bel et bien dans le fruit ouest-africain. L’équation qui reste à résoudre est comment exorciser ces démons de l’Afrique subsaharienne. Face à ce dilemme, les dirigeants des pays concernés s’échinent sur le remède  contre cette hydre. Ainsi, une force transfrontalière est envisagée par les pays du G5 Sahel que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad et la Mauritanie. Cette force aura pour lourde tâche de veiller sur les frontières desdits pays en vue de contrer l’expansion du terrorisme. L’initiative Sahel a été saluée par le conseil de sécurité des Nations unies qui a souligné 48 heures après l’attaque du restaurant Aziz-Istanbul la nécessité de déployer en urgence la force antiterroriste du G5 Sahel dans les zones transfrontalières. Dans le sens de sa mise en route, le Conseil avait voté à l’unanimité une résolution le 21 juin dernier. Mais le hic est que le budget très élevé de cette force sous-régionale peine à être bouclé si bien que bon nombre de ressortissants du Sahel sont sceptiques quant à sa mise en œuvre sur le terrain. La facture s’élèverait à plus de 420 millions d’euros par an alors que les pays qui composent ladite force ne disposent que du quart du budget. Toute chose qui a incité les dirigeants des cinq pays à tourner les regards vers l’aide extérieure pour combler le gap. Une perspective peu rassurante au regard de la menace terroriste qui pèse également sur ces pays et des ressources dégagées par ceux-ci pour combattre le fléau. La France, l’un des partenaires-clé du G5 Sahel, s’est elle-même vu obligée de revoir à la baisse son budget consacré à l’armée. De toute évidence, chaque pays doit d’abord compter sur ses forces endogènes pour venir à bout du terrorisme. Les forces de défense et de sécurité burkinabè l’ont prouvé à travers cette récente attaque. Elles ont su se départir de l’attentisme constaté lors de l’attaque du 15 janvier 2016, pour apporter une réplique sans faille. Il reste que cette dynamique soit encouragée et soutenue par les gouvernants en dotant ces forces d’équipements  adéquats. Aussi, les véritables sources du terrorisme comme la pauvreté endémique de la jeunesse méritent-elles une attention particulière. C’est à ce seul prix que la lutte portera  des fruits. 

Abdoulaye BALBONE


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