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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Adieu Gorba !

21/08/2017
00:33

En apprenant la triste nouvelle alors que le soleil projetait ses premiers rayons du jour, l’on pensait à un mauvais rêve. Hélas, Salifou Diallo est vraiment décédé. La grande faucheuse a prolongé le sommeil du Gorbatchev national (Gorba) pour toujours. Le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti au pouvoir, s’est effectivement éteint dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 août 2017 à Paris. Le tout-puissant Gorba s’est écroulé à jamais au moment où le peuple s’unit pour combattre les terroristes qui menacent dangereusement le bon-vivre au Burkina Faso. On reste sans voix face à pareil séisme. Et pourtant on n’y peut rien. Mais que dire devant la mort d’un si grand homme politique? Sauf de s’incliner pour lui rendre un hommage mérité et appeler les fils et filles du Burkina Faso à poursuivre le combat, son combat. Le Burkina perd ainsi un de ses valeureux fils. L’homme qui ne recule devant rien et qui dit toujours tout haut ce qu’il pense s’en est allé. Vilipendé, accusé de tous les péchés d’Israël par une certaine opinion, adulé par d’autres, Salifou Diallo était avant tout un combattant, un homme de conviction, un infatigable travailleur et incontestablement un leader. A travers son décès soudain, il vient de démontrer qu’il demeure un humain, un mortel, avec des qualités et des défauts.  La disparition de Salifou Diallo peut être catastrophique pour tout le Burkina Faso, si les Burkinabè ne prennent pas conscience de toutes les menaces auxquelles le pays est confronté. Le Burkina Faso n’a pas que des amis. Le pays pourrait basculer dans une zone de turbulences si nous n’y prenons garde, car un de ses remparts vient de céder. Le président Roch Marc Christian Kaboré a perdu un de ses appuis importants. Le MPP a perdu un fin stratège, un meneur d’hommes. Le Burkina Faso a perdu un grand homme. Le Président du Faso a plus que jamais besoin du soutien de tous pour achever ce difficile mandat marqué par des attaques terroristes et des revendications sociales interminables, des événements douloureux jamais vécus. C’est le moment d’apporter tout le soutien au chef de l’Etat pour qu’il réussisse la mission à lui confiée par les Burkinabè.  Trêve de polémiques. Les politiques, les OSC et les sans-bords sont tous invités à marquer une trêve afin de ne pas saper davantage les fondements de notre pays. Même en politique le fair-play doit exister.  Il faut taire les divergences, les accusations sans fondements, les critiques destructrices, les polémiques stériles et se donner la main pour un Burkina meilleur. Tel est le plus grand hommage qu’on pourrait rendre à l’insaisissable et véridique homme que la nation pleure aujourd’hui.
Haï ou adulé, Salifou Diallo s’est définitivement retiré de la scène politique nationale. La construction de la nation revient à ceux qui sont encore en vie. Au-delà des larmes, c’est de poursuivre le combat pour la liberté, la démocratie et le développement au profit de tous les Burkinabè. C’est de se jeter corps et âme dans la lutte pour l’unité nationale, la cohésion pour stabiliser le pays et mettre le cap vers l’essentiel, c’est-à-dire la création de meilleures conditions de vie pour les populations. Ces dernières années ont été très éprouvantes pour les Burkinabè. Et comme dit le sage, c’est ensemble qu’on est fort. Aussi, quand la pluie vous bat, il faut s’abstenir de vous battre encore les uns contre les autres. Rendons hommage à Salifou Diallo, celui-là même qui, au moment où la parole n’était pas encore libre et libérée dans notre pays a osé dénoncer ouvertement la «patrimonialisation du pouvoir ». Adieu combattant. Adieu capitaine. Repose en paix Salifou Diallo.

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida 
rabankhi@yahoo.fr






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