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Chronique : Moi, je ne mourrai jamais !

24/08/2017
18:15

A chaque fois que nous perdons un être cher, nous nous rendons compte à quel point la mort est cruelle, injuste et même détestable. Mais nous nous rendons aussi compte qu’il ne nous suffit pas de détester la mort, de la haïr au point de la maudire. Rien ne peut rien compte la mort. Personne n’a la potion. Nul n’a l’antidote. Nous vivons des jours et des jours, mais c’est un jour que nous mourons. Il n’y a pas de négociation possible. Il n’y a point de tractation. 

Il n’y a même pas la possibilité de la corrompre. Peu importe nos moyens, elle finit toujours par vaincre. Ça fait mal de voir que la mort ne trie pas ses victimes. Elle ne choisit pas ses cibles. Elle frappe parfois dans le tas. Mais même ceux qui lui échappent ne peuvent pas crier victoire. Ils ne sont que des âmes en sursis. Il n’y a pas de chanceux, il n’y a pas de privilégiés. Nous sommes tous éligibles et il n’y aura pas de ballotage. A chacun son tour ! Peu importe votre rang, vous serez choisi un jour. Tant pis si vous êtes le meilleur, elle ne fera de vous qu’une bouchée. Parfois je me demande comment faire pour être à l’abri. Souvent, je m’interroge sur l’année, le mois où le jour. Mais j’ai compris : rien ne sert d’avoir peur. La peur elle-même n’est qu’un disciple de la mort. Et le funeste et hideux phénomène se plaît à nous infliger d’abord la peur, sa peur. Mais on n’a pas peur de ce qui est prévu. On ne doit pas craindre ce qui est inéluctable. Comme l’a dit le penseur : « Ma mort ne me concerne pas, puisque quand elle est là, je ne suis pas là et quand je suis là, elle n’est pas là ». On doit plutôt la transcender à travers chaque seconde, minute et heure de notre vie. Il faut vivre dans l’action, le combat et la recherche permanente d’un idéal. Combien sommes-nous à avoir chaque matin au réveil un bon objectif journalier, aussi infime soit-il ? Combien sommes-nous à courir après un rêve, une ambition ou une cause noble ? Combien se remettent en cause, s’autoflagellent pour se policer et se rendre plus chesr aux yeux de la mort. Quand on a le dos au mur, on se défend. Et la seule façon de se défendre face à la fin, c’est de perpétuer sa propre mémoire. L’histoire n’oublie jamais. Pour le commun des mortels, la mort est la fin de toute chose. Non, détrompez-vous. Ce que vous faites de votre vie et de la vie des autres détermine ce que vous serez après cette vie. Peu importe que vous alliez en enfer ou au paradis ou même nulle part, l’essentiel commence sur terre. La graine que vous semez poussera selon le lieu où vous l’avez semée. Elle poussera à l’aune de la quantité d’eau qu’elle aura reçue. Les actes que vous posez ont toujours un écho dans le temps. Même les pensées les plus discrètes et secrètes résonnent et retentissent tôt ou tard. Il faut agir juste et bien ; il faut penser juste et bien. Nous pouvons souvent aider, contribuer, participer. Malheureusement, nous sommes trop indifférents pour être des humains. Nous sommes  trop égoïstes pour mériter  la générosité du ciel. Nous sommes trop arrogants au point de fouler au pied la pépite tant cherchée. Il y a des hommes qui ne meurent jamais, parce qu’ils ont su vivre. Il y a des âmes qui continuent à hanter la terre, parce qu’elles n’ont pas vécu pour rien. Il y en a qui partiront en poussière, parce qu’ils ont juste été un habitant de la terre. Pourtant, il ne suffit pas d’exister. Il ne suffit pas de passer. Comme des bornes kilométriques, nous devons chacun dans son domaine, laisser à la postérité les repères d’une vie. La grandeur des hommes se révèlent parfois à titre posthume. L’importance des hommes s’évalue toujours à leur propre insu.  Malheureusement, nous vivons pour nous-même, pour nos égos et notre volonté de puissance. Nous vivons pour des objectifs qui ne nous mènent à aucun but. Comme des éphémères, nous finissons par cramer nos ailes dans les flammes de l’inimitié, de l’adversité suicidaire. A chaque fois que je forme le poing, j’ai une idée de la taille de mon cœur. Je me demande quelle place, l’homme peut-il accorder à l’amour et quel autre espace peut-il consacrer à la haine. A chaque fois que vous détester votre prochain, pensez à sa mort ; pensez à la vôtre. Si vous ne laissez pas tomber, ayez peur de vous-même. Parce qu’en vous, il n’y a pas un humain mais un monstre. Seuls notre sens de la tolérance et notre inclination pour le pardon nous rapprochent du Ciel. La vengeance est la réplique des faibles. L’indifférence au bien est un crime, pire un poison pour soi. Ces élucubrations ne feront pas la Une dans le cœur des pauvres hommes. Elles passeront peut-être inaperçues sous les yeux d’une humanité myope face à ses propres turpitudes. Quand je pense à l’espérance de vie d’un homme dans ce monde immonde, je me demande finalement de quoi pouvons-nous vraiment nous enrichir, avant le dernier appel. Osons nous aimer les uns les autres !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr


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