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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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L’après-Gorba 

27/08/2017
20:04

L’après-Gorba

Le désormais ex-président de l’Assemblée nationale (AN) et du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Dr Salifou Diallo, a entamé le repos éternel dans les entrailles de la terre de Ouahigouya, qui l’a vu naître, il y a 60 ans. Décédé au petit matin du samedi 19 août 2017, à Paris, celui que les Burkinabè avaient surnommé Gorba, en référence à l’ancien président de l’URSS, Mikhaïl Gorbatchev, a été inhumé une semaine plus tard, le vendredi 25 août. Mais avant, l’illustre disparu a bénéficié des hommages dus à son rang et aux traces indélébiles qu’il a laissées pour la postérité. Les grands moments d’émotions passés, il est temps de poursuivre son combat pour un mieux-être au Burkina Faso. Nul n’ignorait que Salifou Diallo avait hâte de voir le quotidien des Burkinabè s’améliorer significativement avec le régime qu’il a contribué à propulser au pouvoir. Pour le défunt, et certainement pour nombre de Burkinabè, il faut vite penser à combler le vide que ce départ brusque a laissé. Que ce soit au parlement ou au MPP, un temps de long flottement au sommet peut être préjudiciable à l’équilibre de ces organisations.  Heureusement, des textes prévoient la conduite à tenir et les délais à observer, en cas de vacance à leur présidence. A l’AN, les dispositions constitutionnelles ainsi que le règlement intérieur de l’institution  stipulent que «En cas de vacance de la Présidence de (…), l’Assemblée nationale élit un nouveau président dans les quinze jours qui suivent la vacance si elle est en session. Dans le cas contraire, elle se réunit de plein droit». N’étant pas actuellement en session ordinaire, la prochaine étant prévue pour le dernier mercredi du mois de septembre, s’achemine-t-on vers la tenue d’une session de plein droit ? Rien n’est moins sûr. Tout compte fait, nous laissons la gestion du timing du remplacement de Salifou Diallo à la tête de l’Assemblée nationale  et du parti au pouvoir aux dispositions réglementaires. Mais les spéculations restent libres quant aux valeurs à incarner par ses remplaçants idéaux. Oui, nous sommes d’avis que de par sa fougue, ses convictions et son expérience politique, le défunt demeure unique en son genre.  Il sera, de ce fait illusoire de s’attendre à d’autres Salifou Diallo à la tête de l’institution et du parti orphelins. Le plus important, c’est de trouver des hommes consensuels, dévoués aux combats pour la démocratie et le développement, et ayant un sens élevé du rassemblement. La représentation nationale, durant les 20 derniers mois de cette 7e législature, a présenté un visage de véritable «contrôleur» de l’action gouvernementale. L’on se souviendra encore longtemps des incessantes interpellations du gouvernement sur la nécessité d’injecter le turbo dans la conduite des projets et programmes de développement. Il est évident que les Burkinabè souhaiteraient voir perdurer cette vision tendant à faire du parlement une caisse de résonnance du peuple et non pas seulement celle de l’exécutif. Le futur locataire du perchoir devrait avoir également le doigté politique nécessaire pour consolider les alliances qui ont permis d’assurer une assise confortable à la majorité à l’hémicycle. Il ne doit pas, toutefois, ignorer systématiquement les députés de l’opposition, qui portent, eux aussi, la voix d’une partie des Burkinabè.
Au sein du parti, le MPP, le successeur de Salifou Diallo aura à relever le défi du rassemblement. C’est un secret de Polichinelle que l’aura du défunt président a profité diversement aux militants du parti. Certains ont pu vivre des frustrations, alors que d’autres, les filleuls supposés ou réels du regretté, ont pu bénéficier d’un parrainage gagnant.  Il appartient désormais au futur commandant du bateau battant pavillon MPP, de pouvoir réunir toutes ces énergies autour de l’idéal du parti, et surtout de la mise en œuvre réussie du programme de Roch Marc Christian Kaboré. Cela va demander à l’oiseau rare, une grande qualité d’écoute, de la hauteur par rapport au passé et une bonne dose de fermeté, quand la situation l’exige. Il y va de la stabilité du MPP, voire du Burkina Faso tout entier.

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
 rabankhi@yahoo.fr





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