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72e AG des Nations unies : Roch Kaboré plaide « pour une véritable ONU des peuples »./72e AG de l'ONU : « La lutte contre le terrorisme est désormais une priorité nationale », Roch Kaboré, président du Faso./72e AG de l’ONU : « Nous devons aborder la question de la réforme de l'ONU avec courage et sérénité pour donner à l’Afrique toute sa place », Roch Kabore, président du Faso.
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Ouagadougou : des mineures vendues comme de petits pains

05/09/2017
22:20

Dans ses balades sous une pluie battante vers le palais de la jeunesse et de la culture Jean-Pierre-Guingané, Kantigui est tombé, le dimanche dernier, sur un convoi transportant des mineures âgées d’environ 13 à  17 ans. Le véhicule venait juste de stationner à proximité de l’Ecole internationale de danse Irène- Tassembedo. Ahuri  de voir plusieurs enfants descendre de l’autobus et des personnes, en majorité des femmes, qui les attendaient, Kantigui s’est approché pour mieux comprendre ce qui se passait. C’est là qu’il a été informé que les enfants arrivent ainsi tous les jeudis et dimanches de Dissin pour servir comme filles de ménage dans des domiciles à Ouagadougou. Et, les femmes qui les attendaient sont d’éventuels patrons venus « marchander » leur service auprès d’une personne bien connue dans le placement des filles de ménage à Ouagadougou. A Kantigui, il a été demandé, s’il était intéressé par une des filles,  de débourser d’abord la somme de 10 000 F CFA, plus la photocopie de sa pièce d’identité. Ensuite, chaque fin du mois, il doit passer verser le salaire de la fille de ménage au siège de l’association à laquelle, le « placeur » est affilié, avec une retenue de 20% pour la structure. Kantigui est indigné par cette façon de livrer les filles au premier venu sans connaître ses origines et ses motivations réelles. Kantigui appelle alors les autorités à ouvrir l’œil sur cette nouvelle pratique qui, selon ses informateurs, se développe à proximité du palais de la culture et à la gare de l’Est. Car, elle peut être une source de prostitution juvénile et de toutes autres formes d’atteintes aux droits des enfants.  

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Mairie de Gourcy : le verdict du MATD attendu avec impatience

Il est revenu à Kantigui que la crise au conseil municipal de Gourcy, dans la région du Nord, est toujours à l’ordre du jour. En effet, votre infatigable informateur se souvient que des conseillers frondeurs avaient dénoncé de nombreux manquements incriminant la présidente dudit conseil. Ce qui avait justifié, aux temps forts de la crise, des tentatives de sa destitution par ces conseillers. Face à cette situation,  la tutelle administrative, à savoir le Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), dans la recherche d’une solution, a dépêché une équipe d’inspecteurs afin de vérifier les griefs portés contre le maire. Pendant leur séjour de  Gourcy en mi-août,  a appris Kantigui, les envoyés du MATD ont eu des échanges  avec les membres du bureau du conseil municipal, les chefs de services internes de la mairie, des responsables des services techniques, le comité de jumelage et bien d’autres acteurs. Par la suite, Kantigui a ouï dire, de sources concordantes, que le rapport de mission tomberait dans une dizaine de jours. Les populations et l’ensemble des acteurs politiques attendent donc avec impatience les conclusions des inspecteurs qui viendront certainement mettre la lumière sur les divergences et, peut-être,  constitueront un début de dénouement de cette crise qui plombe le développement de la collectivité.

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Zorgho : il escroque de l’or de plus de 22 millions de F CFA

Kantigui a été informé que S.R., un jeune de Zorgho, est entre les mains de la gendarmerie de ladite ville pour des faits semblables à de l’escroquerie. Selon les sources de Kantigui, c’est une affaire d’achat d’or qui aurait mal tourné pour que S.R se retrouve dans cette galère. En effet, ce dernier aurait acheté de l’or d’une valeur de plus de 22 millions de F CFA avec D.H. et B.S., deux orpailleurs. Après avoir pris possession de l’or, S.R aurait promis d’aller chercher l’argent. C’est après qu’il aurait fait comprendre aux deux vendeurs qu’il a perdu leur or, donc impossible de payer. Il aurait même fait une déclaration de perte à la gendarmerie. Les deux infortunés n’entendant pas les choses de cette oreille ont alors porté plainte le 29 août dernier à ladite gendarmerie contre S.R. Interpellé, ce dernier, dans ses déclarations, a laissé entrevoir une volonté d’escroquerie. Il aurait alors été gardé à vue et sommé de payer la somme due.  La source de Kantigui indique que les plaignants sont revenus par la suite réclamer le mis-en-cause pour le livrer aux Koglwéogo. Chose que la gendarmerie a objectée, promettant de suivre l’affaire jusqu’au bout. Une source sécuritaire a fait savoir que les responsables judiciaires de la localité sont mis au courant de l’affaire et des instructions sont attendues. En attendant, selon cette source, le mis-en-cause a déjà payé 15 millions à ses victimes. Kantigui souhaite que l’affaire soit tirée dans les règles de l’art. 

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L’ARCOP à Kantigui 

Dans sa livraison du 16 août dernier, Kantigui avait fait un écrit intitulé « Commande publique : des soupçons de délits d’initié et de collusion ». L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), estimant qu’il y a des incohérences dans la note, a fait un droit de réponse que nous présentons in extenso. 
« Sur votre page Facebook, nous avons pris connaissance d’un article daté du 16 août 2017 intitulé « Commande publique : des soupçons de délits d’initié et de collusion », signé par Kantigui et relayé par le site netafrique.net.  Les informations contenues dans ledit écrit sont truffées d’affirmations inexactes et d’allégations infondées. Nous avons pu relever les trois éléments  ci-après. D’abord, l’auteur de l’écrit (Kantigui) affirme sur la question de la marque des produits et articles, objet des marchés publics,  que l’Organe de règlement des différends (ORD) « se fonde sur des détails relevant d’un texte dont personne n’avait connaissance, ni de son existence, ni de son application ».  Cette affirmation est insidieuse et dangereuse, au-delà du fait qu’elle dénote de la méconnaissance des textes en matière de marchés publics de son auteur.
En effet, l’exigence de la précision des marques dans les offres des soumissionnaires n’est ni récente, ni sans base juridique. Les dossiers types d’application de la règlementation adoptés en 2009 et qui ont cours jusqu’à ce jour, donnent des cadres de devis estimatifs pour les besoins de soumission et comportent une colonne exigeant des soumissionnaires l’indication des «Marque, type et modèle ». 
Et bien avant ces dossiers types, la Circulaire n°2006-1147/MFB/SG/DCMP du 12 juin 2006, restée applicable jusqu’en mai 2017, disposait clairement  que « le candidat, dans sa réponse à un appel à la concurrence est tenu de déterminer le bien, objet de son offre, en définissant sa marque, son type, son modèle de même que son origine ». La Circulaire n°2017-20/ARCOP/CR du 17 mai 2017 évoquée par l’auteur de l’écrit n’est qu’une reprise de la circulaire n°2006-1147 précitée, pour l’adapter à la nouvelle règlementation en vigueur.
Ensuite, il rapporte qu’à l’occasion de l’examen des dossiers devant l’ORD, « le temps n’est même pas donné à l’attributaire provisoire ou à l’autorité contractante de se défendre pour clarifier son argumentaire. Tout est mis en œuvre pour obliger à attribuer le marché à l’entreprise en question». C’est regrettable de telles insinuations dénuées de tout fondement. 
Lors des séances de l’ORD, la parole est équitablement accordée aux parties qui, souvent, peuvent estimer le temps insuffisant pour développer toute leur pensée. Sinon, le principe du contradictoire est l’une des règles principales qui régissent le fonctionnement de l’ORD. Son application est d’ordre public et les membres de l’instance y sont tenus.  Si une partie estime que ce principe n’a pas été respecté, elle peut demander le retrait de la décision en cause devant l’ORD sans exclure la possibilité qu’elle a de contester la décision devant le juge administratif.  
Enfin, il s’offusque du fait qu’il y’aurait eu « des dénonciations à répétition laissant paraître des actes de collusion et de corruption portant atteinte aux intérêts de l’Etat et cela sur la base de futilités ». Auprès de qui, par qui et à combien de reprises ces dénonciations ont-elles été faites? L’ARCOP, pour sa part, n’a pas encore enregistré une dénonciation portant sur la question des marques. 
Il est de notre devoir d’encourager toutes les intelligences à contribuer à la bonne exécution de la commande publique dans le respect des textes en vigueur. Toutefois, les personnes désireuses de participer à cette œuvre commune, doivent s’entourer d’un minimum de connaissances dans le domaine et faire preuve de professionnalisme et de respect des règles déontologiques.
Cet écrit n’apporte rien d’autre qu’un jet de discrédit sur notre système de règlement non juridictionnel des différends, qui tente pourtant de jouer sa partition dans l’assainissement du domaine de la commande publique au Burkina Faso.
Ce droit de réponse, loin d’entretenir une quelconque polémique, vient apporter l’information juste aux personnes de bonne foi qui s’intéressent au système de la commande publique, conformément à notre mission. 


NDLR: 
Kantigui  n’a rien inventé. Son cri du cœur résulte d’un certain nombre de constats basés sur plusieurs confrontations devant l’ORD.  Ce qui entraîne des blocages de la commande publique et des bras de fer interminables. Si l’esprit de la libre concurrence et des appels d’offres c’est de privilégier le moins disant selon une offre technique adéquate, il y a lieu de rectifier le tir dans un souci de garantir l’efficacité et l’efficience dans les dépenses publiques car chaque commande tient compte d’une enveloppe précise. Loin de créer la polémique, Kantigui  a voulu simplement jeter le pavé dans la mare pour dénoncer des pratiques (légales ou illégales, c’est selon) qui sapent la bonne gouvernance et remettent en cause la volonté de maîtriser les dépenses publiques.

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Le DAF du CSC déposé à la MACO

Il est revenu à Kantigui que le Directeur de l’administration et des finances (DAF) du Conseil supérieur de la communication (CSC), Souleymane Séré a été écroué, hier mardi 5 septembre 2017, à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). L’homme a été entendu par un juge d’instruction qui a ordonné, à l’issue de l’audition, son dépôt à la MACO. Kantigui ne connaît pas les chefs d’accusation, mais se rappelle que l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) avait investigué sur la gestion de la somme de plus d’un milliard de FCFA mise à la disposition du CSC pour l’organisation des élections couplées du 29 novembre 2015. Le rapport produit par l’ASCE-LC mettait en cause le DAF, la présidente et le directeur des marchés publics de l’institution et les sommait de rembourser près de 650 millions de FCFA. Détournements, collusion, corruption, surfacturations, favoritisme, constituent les principaux maux diagnostiqués par les contrôleurs d’Etat. Kantigui se demande si ce n’est pas là une suite judiciaire qui a été donnée au rapport de l’ASCE-LC. En tous les cas, il promet d’étendre ses radars pour mieux comprendre cette affaire qui risque de faire grand bruit. 


Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(226) 25 31 22 89



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