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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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L’autre regard: Même s’il faut briser le monopole des Etats…

06/09/2017
18:29

«Considérer la sécurité et la défense comme des domaines réservés de l’Etat n’est plus pertinent. Cela est vrai dans les pays développés et cela l’est et devrait l’être davantage dans nos Etats en situation de quasi-fragilité ou de défaillance ». Ce sont  les propos du directeur exécutif du Centre d’études stratégiques de défense et de sécurité (CESDS), Auguste Denise Barry, à l’ouverture, mardi dernier, d’un colloque international consacré aux perspectives sécuritaires dans la bande sahélo-sahélienne. 

Pour cet organisme indépendant, créé il y a un an,   la réflexion stratégique en matière de défense et de sécurité n’est plus une exclusivité de l’Etat. Au niveau du Burkina Faso, c’est une des rares fois, voire une première, que la réponse au   terrorisme est envisagée   sous l’angle de la collaboration entre les pouvoirs publics et le monde de la recherche, les experts du domaine, la société civile, les leaders d’opinion… En effet, la représentation classique de la guerre est celle des armées de deux Etats qui s’affrontent. 

On le voit, cette vision ne correspond guère à la réalité de la plupart des conflits contemporains ou des acteurs non étatiques, plus nombreux et plus virulents,  coexistent. Il s’agit notamment de Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) qui détient des otages dans le but de recevoir de lucratifs rançons à Al Shabab (Somalie), Boko Haram (Nigeria) ou encore les narcotrafiquants sans étiquettes.  Si bien qu’il est, de nos jours, judicieux d’envisager un dépassement du cadre étatique strict pour prendre en compte des acteurs non étatiques dans la recherche de solutions idoines pour enrayer le phénomène terroriste et ses adjuvants (l’argent, la drogue et les armes).

 Comment les Etats peuvent-ils assécher les circuits de financement des entreprises terroristes dans la bande sahélienne sans une franche adhésion aux actions du Groupe d’action financière pour la région du Moyen Orient et l’Afrique du Nord (GAFIMOAN), à celles du Groupe d’action financière (GAFI) ou du Forum mondial contre le terrorisme ? Pas grand-chose. Ces instances où se retrouvent diverses compétences sont propices à la réflexion prospective qui a tant manqué à l’éclairage des approches préventives et répressives contre le terrorisme. C’est en cela qu’il faut apprécier à sa juste valeur les signes observables de la prise en compte des acteurs non étatiques dans la lutte contre les attaques récurrentes de Ouagadougou à Grand Bassam en passant par Bamako. 

L’Union Africaine des ONGs de développement (UAOD) a pris le problème de la collaboration Etats-acteurs non étatiques à bras-le-corps en organisant à Ouagadougou en mars 2017, un atelier de réflexion à la contribution des acteurs du secteur privé et des ONGs dans la lutte contre la menace terroriste, la radicalisation et l’extrémisme religieux en Afrique de l’Ouest. C’est par l’intermédiation de ces structures indépendantes qu’il est possible d’établir un contact avec les parents terroristes ou d’extrémistes potentiels. Ce qui permettra de reconnaitre et de répondre aux signes avant-coureurs de radicalisation. Si cette approche marche bien ailleurs, elle est encore objet de méfiance entre les Etats et les organisations de la société civile. 

Le    CESDS est un signal fort vers cette collaboration Etats-Société civile pour vaincre le signe indien. Mais il va falloir, au préalable, préparer les esprits à la perte de monopole des Etats dans un domaine considéré comme un secteur de souveraineté. Tant mieux si cela peut concourir à l’efficacité des réponses.  

Mahamadi TIEGNA 
camerlingue78@yahoo.fr


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