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Retour de Libye : 146 Burkinabè retrouvent le "paradis"

13/09/2017
20:31

46 migrants burkinabè, en provenance de la Libye, sont rentrés au pays, dans l’après-midi du mercredi 13 septembre 2017. Ce rapatriement entre dans le cadre du programme d’Aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR) de migrants.

Grâce au programme d’Aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR) de migrants,  146 migrants burkinabè qui vivaient en  Libye sont de retour dans leur pays d’origine. Arrivés à bord du vol charter, ils ont été accueillis, le mercredi 13 septembre 2017, à l’aéroport international de Ouagadougou par des responsables du ministère en charge de la solidarité nationale et de l’Organisation internationale pour la migration (OIM). Selon le conseiller technique du ministre en charge de la Solidarité nationale, Youssoufou Ouédraogo, la centaine de migrants dont 13 femmes y compris une fillette et un bébé, sont tous bien portants en dehors d’une personne. «Nous allons à présent nous atteler à les enregistrer, trouver leurs provinces d’origine ou travailler à leur réinsertion », a-t-il indiqué. Il a, toutefois, témoigné sa gratitude à l’OIM pour ce «partenariat gagnant-gagnant». Coiffé d’une casquette, le jeune Mansour Zombra, le timbre vocal empreint d’émotion, a raconté ses deux années de calvaire en Libye. «Peu importe que vous ayez vos papiers, on vous arrête et emprisonne sans autre forme de procès. Seul notre argent intéressait nos tortionnaires», a-t-il relaté. Selon ses explications, le harcèlement se poursuivait jusqu’à domicile, puis en prison. «Là-bas, la condition pour sortir était de verser de l’argent. Nos parents restés au Burkina ont dû vendre leurs animaux pour que nous puissions recouvrer la liberté», a-t-il soutenu, au bord des larmes. Et d’ajouter : «Nous sommes rentrés au pays pour avoir la paix. C’était la meilleure décision à prendre». L’air timide, Mariam N’Dogo, les yeux baissés, n’aura pas eu la chance de fouler pleinement le sol l libyen, encore moins rejoindre sa destination finale qui était l’Italie. «Nous avons été arrêtés en pleine mer et directement conduits en prison. J’y ai passé 8 mois. Nous mangions à peine. Beaucoup d’entre nous ont perdu la vie en détention. C’est un miracle divin que nous soyons toujours en vie», a-t-elle confié, avant de rejoindre ses autres compagnons d’infortune dans le bus qui les attendait non loin de là. Parti faire fortune au pays de Kadhafi, Emile Daboné s’est dit «très content» de retrouver le Burkina Faso. «Je crois qu’on ne veut pas nous voir en Libye. Le traitement qui nous a été réservé n’a rien à voir avec l’hospitalité. Nous avons subi toutes sortes d’humiliations en prison», a-t-il témoigné. Comment envisagez-vous votre avenir au pays ? «Je trouverai bien quelque chose à faire. Je compte monter une petite affaire pour gagner ma vie», a-t-il déclaré. Selon la chargée de projet à l’OIM, Nathalie Duveiller, cette arrivée de migrants burkinabè de la Libye constitue la 3e vague depuis le début de l’année 2017. Elle a ajouté que cela portera à 533, le nombre de migrants burkinabè qui prennent l’initiative  de rentrer. Après l’accueil, a-t-elle poursuivi, les migrants seront conduits sur le site d’hébergement du Centre de formation professionnelle de Ouagadougou (CFPO, ex- AEMO) de Somgandé où, ils seront pris en charge par le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR) et la direction régionale du Centre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille avec l’appui de l’OIM. Ils bénéficieront, chacun, de frais de subsidence pour rejoindre leurs localités d’origine et subvenir à leurs besoins élémentaires. En outre, chaque migrant bénéficiera d’un appui financier et technique pour sa réintégration. La phase de réintégration comprend, une formation en création et gestion d’entreprise, la rédaction d’un plan d’affaires selon la volonté du migrant, l’achat et la fourniture du matériel et équipement nécessaire à la conduite de l’activité génératrice de revenus. Un suivi est assuré par l’OIM pour garantir la pérennité  des actions, a-t-elle conclu.


Aubin W. NANA



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