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Le voleur d’ânes et les deux receleurs

27/09/2017
22:34

A.D., accusé de vols multiples aggravés, a comparu devant les juges du Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, le vendredi 8 septembre 2017. Il lui est reproché courant septembre 2016 et mai 2017, non seulement d’avoir volé divers matériaux composés entre autres, de téléphones portables, d’un ordinateur portable, d’une batterie de 12 volts, d’une plaque solaire, d’un téléviseur écran plasma, et de numéraires soutirés dans les kiosques et boutiques cambriolés, mais aussi de quatre ânes volés et revendus. A.D. n’était pas le seul à la barre. Etaient avec lui, deux de ses présumés receleurs, à savoir Y.H.S. à qui il a affirmé avoir revendu les bourriques, et J.D.D.O. qui aurait reçu la plaque solaire et la batterie. Interrogé, Y.H.S. a reconnu devant les juges avoir effectivement acheté les quatre ânes avec A.D. à raison de 30 000 F CFA par tête. 
Il a avoué avoir payé à tempérament. En plus, V.H.S. a expliqué que A.D. lui a assuré que les ânes appartenaient à son oncle qui, après avoir eu un nouveau tricycle, a décidé de les écouler. Quant à J.D.D.O., deuxième présumé receleur, il a reconnu avoir seulement reçu une plaque solaire que A.D. lui avait demandé de revendre. Mais, il a affirmé qu’il ignorait la provenance frauduleuse de l’objet. Le procureur a proposé de relaxer J.D.D.O., mais de reconnaître A.D. et Y.H.S. respectivement coupables de vols aggravés et de recel aggravé, et de les condamner par conséquent à 12 mois de prison ferme chacun. Le Tribunal a relaxé Y.H.S. et J.D.D.O. Il a par contre reconnu A.D. coupable des faits qui lui sont reprochés, et l’a condamné à 5 ans de prison ferme, assortie d’une période de sûreté de 30 mois.   

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Bobo-Dioulasso : Un médecin condamné 

P.D. a comparu le 8 septembre 2017 au Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, pour «excès de vitesse» et pour «homicide involontaire». Médecin de profession, il a mortellement percuté deux dames d’une même famille dans la matinée du 26 août 2017 à Bobo-Dioulasso, alors qu’il rentrait de son service. Le parquet, se basant sur  le scénario de l’accident retracé dans le croquis du constat de la police, a d’emblée avancé la thèse de l’excès de vitesse. Ce, d’autant plus qu’aucune infraction n’a été retenue dans le rapport du constat contre les victimes. Selon ce constat, la première des victimes se trouvait à 43 m du point probable du choc tandis que leur moto s’est déportée à plus de 100 m. Sur la thèse de l’excès de vitesse, l’accusé a avoué ne pas se souvenir de la vitesse à laquelle il roulait au moment de l’accident. Le ministère public a donc proposé de reconnaître le prévenu, coupable des faits qui lui sont reprochés, et de le condamner à 6 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire, et à une contravention de 12 000 F CFA pour l’excès de vitesse. Mais, les avocats du prévenu ne l’ont pas entendu de cette oreille. Aucun élément positif, à les écouter, ne permet de caractériser le fait d’excès de vitesse reproché à leur client. L’absence de traces de freinage sur la chaussée, de témoignage direct de la scène, et la quasi absence de dommages sur le véhicule du prévenu les réconforte dans leur position. Ils ont donc plaidé non coupable pour le fait «d’excès de vitesse». Quant à l’homicide involontaire, ils ont demandé tout en réitérant la compassion de leur client à la douleur de la famille éplorée, la clémence du jury. A la fin du procès, le jury a relaxé P.D. pour le fait d’excès de vitesse, au bénéfice du doute. Mais, il l’a reconnu coupable d’homicide involontaire, et l’a condamné à 24 mois de prison et à une amende de 600 000 F CFA, le tout assorti de sursis. 

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Deux employés de Qnet accusés d’escroquerie

A.S. et A.O. sont tous des employés de Qnet à Bobo-Dioulasso, le premier étant «indépendant et représentant de la boîte» et le second, son collaborateur. Ils ont été traînés à la barre le 8 septembre 2017, à  la suite d’une plainte portée contre eux par L.O. qui les accuse de lui avoir escroqué 500 000 F CFA. C’est une offre «alléchante» qui aurait été faite au plaignant, selon ses allégations, par son ami A.O., et qui l’aurait entraîné dans cette affaire où il laissera ses plumes, c’est-à-dire les 500 000 F CFA. «L’accusé a dit avoir été informé qu’une entreprise minière serait à la recherche d’employés, et que pour le recrutement, il faut verser 500 000 F CFA», a déclaré le procureur, lisant le rapport de l’enquête préliminaire. L.O. aurait même affirmé, toujours selon le même rapport d’enquête, que l’assurance lui a été donnée par A.O. que «c’est un travail qui vaut mieux que les emplois des sociétés minières». Interrogés, les accusés ont reconnu certes avoir encaissé ladite somme, mais ont nié les circonstances telles que racontées par la partie civile. «Nous l’avons prévenu que l’argent une fois versé, n’est plus remboursable, car c’est un commerce en ligne. Et il nous a donné son accord», ont-ils soutenu. A.S. a même détaillé que chaque produit vendu lui rapportait une commission correspondant à 5% du prix du produit. Ainsi en 6 mois d’expérience à Qnet, il a affirmé avoir eu pas moins de 2000 dollars américains, soit environ un million de F CFA. Pour le procureur, Qnet n’est qu’un système pyramidal qui profite à ceux qui sont au sommet. Il a donc proposé de les reconnaitre coupables et de les condamner chacun à 12 mois de prison ferme. Selon la défense, les faits ne peuvent pas être retenus contre ses clients, parce qu’il n’y a pas d’intention coupable, pourtant nécessaire pour caractériser tout fait d’escroquerie. Le Tribunal, a pour finir, décidé de relaxer les deux accusés au bénéfice du doute, en l’absence de la victime lors du procès.


Rassemblés par
Alpha Sékou BARRY





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