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Trait de Plume - Libéria : écrire l’histoire par les urnes

09/10/2017
18:05

Après des années troubles marquées par des coups d’Etat et des guerres civiles, le premier pays africain indépendant, le Liberia, s’apprête à écrire une nouvelle page de démocratie dans les annales de son histoire. En effet, les Libériens sont appelés aux  urnes aujourd’hui mardi 10 octobre 2017 pour désigner le successeur de la présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf, dont le second mandat est arrivé à expiration.

Cette transmission de pouvoir, une première depuis l’accession du pays à l’indépendance, s’annonce comme un véritable test pour la démocratie mais aussi une leçon de la première femme d’Etat d’Afrique à ses pairs du continent. Eux qui sont réputés dans les tentatives d’accrochage aux fauteuils présidentiels tendant ainsi à faire des palais, leurs sanctuaires. Elue en 2006 sur les ruines d’un pays ravagé par de longues années de tueries, madame Sirleaf aura mobilisé toutes les énergies pour la stabilité et le renforcement de la démocratie au Liberia. Et son attachement aux valeurs de la République et aux principes démocratiques l’oriente incontestablement vers une sortie honorable au soir de sa carrière politique. Au nombre de la vingtaine de candidats en lice pour la conquête du palais de l’Executive Mansion, la présidence libérienne, il y a l’ancienne gloire du football africain, Georges Weah. Ce dernier se présente comme le favori. Né dans un bidonville de la capitale Monrovia et formé sur des terrains vagues avant de devenir riche et célèbre, l’ancien international fait de sa propre histoire, un programme qui fait rêver les électeurs. Aussi, dans un pays où la fracture entre les « natifs » et les descendants d’esclaves afro-américains, qui représentent environ 5 % de la population, reste profonde, l’origine indigène de Georges Weah constitue un autre atout qui peut lui faire prendre de l’avance sur ses concurrents. Plusieurs fois candidat malheureux à la présidentielle de son pays, le footballeur a développé un vaste réseau de soutiens au sein des dirigeants du contient. Ce qui lui a permis d’avoir la sympathie de certains chefs d’Etat notamment de la sous-région au nombre desquels, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et  Nana Akufo-Addo du Ghana. Cette toile d’amis s’est tissée jusqu’à Ouagadougou, Conakry et à Brazzaville chez Denis Sassou Nguesso, sans oublier les chancelleries étrangères, notamment occidentales. Mais pour autant, « Mister George », comme l’ont surnommé ses partisans, ne devrait pas avoir le sommeil tranquille parce qu’un scrutin réserve toujours des surprises parfois désagréables. Et ce n’est pas Hilary Clinton, battue à plate couture dans la course à la Maison Blanche, en décembre 2016, par le républicain Donald Trump alors qu’elle avait toutes les faveurs des pronostics qui dira le contraire. Le candidat du Congrès pour le changement démocratique (CCD), Georges, doit faire face à un adversaire de taille, en l’occurrence   Charles Brumskine, l’ancien avocat de Taylor à la tête du Parti de la liberté (LP). Ce juriste et ancien président du sénat, arrivé en troisième position à l’élection présidentielle du Liberia en 2005, avec 14% des voix, n’entend pas faire de la figuration. Et celui qui se présente comme favori ne devrait pas se laisser berner par le jeu des pronostics car  c’est dans les urnes que les chances se jouent et rien n’est à écarter. D’ailleurs personne d’autre que Weah ne connaît mieux cet homme qui avait refusé de donner des consignes de vote à ses partisans lors du second tour qui opposait George Weah à Ellen Johnson Sirleaf. Le présent scrutin a enregistré une seule candidature féminine, celle portée par l’ancien mannequin MacDella Cooper. Mais les chances de cette dernière de succéder à la présidente sortante sont très minces, même si l’on n’est pas dans le secret des urnes. Que ce soit un homme ou une femme, qui sortira vainqueur, une chose est sûre, les défis restent les mêmes. Car le Liberia connaît une récession économique consécutive à la chute des prix du fer et du caoutchouc, aggravée par le taux élevé de chômage et une pauvreté persistante. Il appartient donc aux Libériens d’analyser rigoureusement  les programmes des candidats pour faire leur choix que de mettre en avant toute autre considération.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr


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