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Elimination de la faim et de la malnutrition : Le PAM affûte ses armes pour la période 2019-2023

12/10/2017
00:09

Le Programme alimentaire mondial (PAM)/Burkina Faso a organisé, le mercredi 11 octobre 2017 à Ouagadougou, un atelier de définition des activités prioritaires de son plan stratégique-pays 2019-2023. Les conclusions de ces travaux serviront à soutenir le gouvernement burkinabè dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) notamment l’élimination de la faim et de la malnutrition d’ici à 2030. 

Dans sa formulation, le Plan national de développement économique et social (PNDES) a intégré l’ensemble des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Pour apporter sa contribution à la réalisation du deuxième Objectifs (ODD2) qui vise à « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable », le Programme alimentaire mondial (PAM) ménage sa monture. En effet, il a organisé, le mercredi 11 octobre 2017 à Ouagadougou, un atelier technique de définition de ses activités prioritaires au Burkina Faso sur la période 2019-2023. Pour ce faire, il a réuni ses partenaires techniques et financiers, les ONG, le système des Nations unies, les représentations diplomatiques et les secteurs public et privé. « On leur demande de déterminer les secteurs prioritaires et les domaines dans lesquels le PAM a des avantages comparatifs afin de soutenir les efforts du gouvernement en vue d’éliminer la faim dans le pays en collaboration avec les autres partenaires », a dit le directeur-pays et représentant du PAM au Burkina Faso, David James Bulman. Dans la conduite des travaux, le représentant du Programme a d’abord présenté aux participants, le portefeuille du PAM dans le monde et ses missions qui consistent à prendre en charge les urgences, à répondre aux besoins de protection sociale et de filets de sécurité, à la résilience et la gestion des risques et à la création d’une chaîne de valeurs, entre autres. A sa suite, c’est la chargée des programmes du PAM, Bernadette Tapsoba, qui a entretenu les participants sur le contexte de définition des actions prioritaires du PAM et les défis et actions prioritaires du gouvernement burkinabè et de ses partenaires. 


Plusieurs  pistes à explorer


De sa présentation, il ressort qu’au Burkina Faso, la population active agricole représente 71,5% de la population agricole nationale. Le constat des lieux révèle des facteurs structurels (dégradations des ressources naturelles, faible niveau technique et d’équipements agricoles …) et conjoncturels (variation de la pluviométrie, tensions sociales …). Ainsi, 19% des ménages burkinabè (3,5 millions) sont affectés par l’insécurité alimentaire avec cependant une régression de la malnutrition aiguë et chronique des enfants de moins de 5 ans. Cette situation engage des défis liés à la disponibilité et à l’accessibilité alimentaires, à la stabilité, à la nutrition et à la gouvernance. Comme « thérapie » et actions prioritaires du gouvernement, Mme Ouédraogo a proposé la valorisation du potentiel hydraulique aménageable, la promotion des technologies innovantes d’irrigation, la réalisation de petits ouvrages hydrauliques, la facilitation de l’accès aux intrants, l’aménagement et la récupération des terres dégradées. A cela s’ajoutent l’amélioration de l’alimentation du cheptel, la promotion de la pêche basée sur l’élevage et la modernisation des exploitations, la promotion des filières de produits forestiers non ligneux … 
« La faim zéro est possible d’ici 2030 si on considère le potentiel agricole, forestier, faunique et humain dont dispose le Burkina Faso », a ajouté Bernadette Tapsoba. Pour elle,  l’atteinte de cet objectif requiert la prise en compte du caractère multisectoriel des interventions, le développement de partenariats publics-privés et la mutualisation des forces. Après cette communication, les participants ont fait des travaux en groupe (secteurs de la résilience, de la protection sociale et de la population et réponse aux urgences) pour définir par secteur, le rôle que le PAM peut productivement jouer pour contribuer au maximum à l’élimination de la faim et de la malnutrition au Burkina Faso. « Les idées qui sortiront de cet atelier seront formulées sous forme de plan quinquennal qui sera discuté avec les différents ministères concernés et les partenaires techniques et financiers afin de l’affiner et avoir l’approbation du gouvernement et du conseil d’administration du PAM pour sa mise en œuvre pendant les cinq prochaines années au Burkina Faso », a précisé M. Bulman. Déjà, Christelle Ouédraogo, la secrétaire permanente aux aides du PAM, relevant du ministère en charge de l’agriculture dit attendre de cet atelier, « la contribution PAM pour sauver les enfants malnutris et éliminer totalement la faim au Burkina Faso sur la période 2019-2023 ».


Jean-Marie TOE






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