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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Et le temps réhabilita Thom Sank !

15/10/2017
19:19

Et le temps réhabilita Thom Sank !

Noël Isidore Thomas Sankara (21/12/1949-15/10/1987), cinquième chef d’Etat de la Haute-Volta puis du Burkina Faso, s’illustre encore en vedette dans le paysage sociopolitique de son pays, comme du temps où il a marqué les quatre années de la Révolution par son charisme et son leadership. Cet ancien compagnon, ami et plus que frère de Blaise Compaoré a inspiré une grande partie de la jeunesse qui a organisé et obtenu l’abdication  de ce dernier à travers l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014. Depuis lors, son image, ses citations, ses discours, ses vidéos et ses actions ont envahi les réseaux sociaux. Même mort, Thom Sank est connecté à Facebook ! Une citation ne cesse de sonner, ces derniers temps, comme une prophétie en Côte d’Ivoire où le successeur de Thomas Sankara a trouvé refuge depuis sa chute : « Le temps est l’autre nom de Dieu ». Depuis que l’ex-numéro 2 du Conseil national de la Révolution (CNR) et numéro 1 du Front populaire, investi démocratiquement à la tête du pays dans les années 1990 a perdu Kosyam- la Présidence du Faso- le processus d’élucidation des douloureux évènements du 15 octobre a pris une vitesse grand «V».  Dès lors, certains des instigateurs qui se sont réjouis en son temps d’avoir «raidi» le capitaine commencent à être inquiétés. Ironie du sort, le processus a été enclenché par l’ancien chef de corps adjoint de la garde prétorienne du Président Blaise Compaoré, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida. Il  ne s’est pas fait prier pour se plier aux exigences des nombreux « Sankara » qui ont pris part à l’insurrection populaire. Des voix se sont aussitôt élevées plan national et international pour réclamer «Justice pour Thomas
Sankara », entraînant ainsi la réouverture du dossier devant le Tribunal militaire.   Nombreux  sont les Burkinabè et les admirateurs du leader de la Révolution du 4-Août à travers le monde entier qui ont espéré cette lueur d’espoir pour clarifier les circonstances de l’assassinat de leur idole et identifier, de façon formelle, ses bourreaux. Ainsi, des dignitaires du régime déchu sont auditionnés et écroués. Même s’il n’a pas encore produit de résultats probants, le test ADN réclamé à cor et à cri par la famille de l’illustre disparu, a été fait. Le foyer incandescent de la Révolution burkinabè, cette enceinte militaire de Pô qui a abrité en octobre 2007 la célébration en grande pompe des « 20 ans de renaissance démocratique avec Blaise Compaoré»,   a été baptisé « Camp Thomas-Sankara », rendant ainsi à « Sankara, ce qui est à Sankara ».  Malgré les inlassables efforts consentis pendant plus d’un quart de siècle pour ranger Thom Sank et ses idées aux oubliettes, l’homme se dresse toujours aux devants de la scène sociopolitique au point de contraindre les dirigeants du Burkina Faso à lui reconnaître de nombreux acquis pendant sa présidence. Tout est mis en œuvre par les nouveaux dirigeants du pays, la population et les amis du pays des Hommes intègres pour rendre un hommage bien mérité à « celui qui a créé un déclic du décomplexe dans la tête de nombreux compatriotes ». L’adhésion massive dont bénéficie le projet « Mémorial Thomas-Sankara» témoigne encore de sa popularité. De son lancement le 2 octobre 2017, à ce jour, l’initiative a déjà enregistré plus d’un milliard de F CFA de contributions volontaires des plus hautes autorités du pays, des personnalités de premier plan dans le monde et de personnes anonymes. Cette réhabilitation unanime témoigne du fait que le peuple burkinabè n’a jamais haï et renié Noël Isidore Thomas Sankara au point de souhaiter sa mort.  Le peuple burkinabè a été mis devant le fait accompli, a couvé son deuil, et a pris son mal en patience. Malgré sa mort le 15 octobre 1987, le capitaine Thomas Sankara est resté vivant dans les cœurs.
Malheur au leader dont les idées et les actions ne survivent pas à sa mort ! En attendant que justice soit faite pour fermer définitivement cette douloureuse parenthèse de l’histoire sociopolitique du Burkina Faso, Thom Sank semble avoir déjà eu raison du temps et … de ses bourreaux .

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
rabankhi@yahoo.fr




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