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Autonomisation des femmes au Sahel : En attendant les Premières dames pour le lancement

17/10/2017
18:14

Une rencontre préparatoire du lancement de la campagne régionale de communication pour un changement social et comportemental en vue de l’Autonomisation des femmes et de la capture du Dividende démographique au Sahel (SWEDD en anglais), s’est tenue hier mardi 17 octobre 2017, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Elle a réuni des participants qui font du bien-être des populations leur leitmotiv.

Les Premières dames des pays concernés par le projet d’Autonomisation des femmes et Dividende démographique (SWEDD en anglais), notamment la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad et la Mauritanie, sont attendues, ce 17 octobre 2017, à Abidjan, pour le lancement de la campagne régionale  de communication pour un changement  social et comportemental dans le cadre dudit projet. A la veille de l’évènement, les «experts», dont des jeunes, des organisations de femmes, des parlementaires, des leaders coutumiers et religieux, des autorités politiques,  se sont réunis pour baliser le terrain. Il s’est agi de peaufiner les actes sur la base desquels les épouses des chefs d’Etat devront s’engager à œuvrer pour l’autonomisation de la femme, de la jeune fille et des adolescents en général, dans le but de la capture du dividende démographique dans la zone. A l’ouverture des travaux préparatoires, les intervenants ont reconnu l’importance de la campagne régionale de communication à lancer, consécutivement aux campagnes nationales, dans l’atteinte des objectifs du SWEDD. «Ce que nous demandons aux populations, c’est un changement de comportement», a ajouté la ministre du Plan et du développement de Côte d’Ivoire, Mme Nialé Kaba, qui a présidé la cérémonie. Les comportements recherchés par le projet sont la baisse du nombre d’enfants par femme, par une utilisation plus significative des  méthodes contraceptives. Il est aussi espéré la mise et le maintien le plus longtemps possible des filles à l’école, la fin ou la réduction drastique des mariages et grossesses précoces, ainsi que des pratiques compromettant l’épanouissement  de la femme et de la jeune fille. L’adoption de ces «comportements sains» passe par un travail de communication visant l’éveil des consciences et l’adhésion des communautés au relèvement des défis en matière de santé de la mère, de l’enfant, des adolescents, etc., a soutenu la ministre Kaba.

Là où l’accent devrait être mis, a déclaré pour sa part le directeur régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC) de l’UNFPA, Mabingué Ngom, c’est la maîtrise de la croissance démographique. Pour lui, l’essentiel des problèmes de développement dans cette partie du continent, trouvent leur fondement dans l’indice synthétique de fécondité de 5,5 enfants par femme, contre une moyenne mondiale de 2,5 enfants par femme. Il a expliqué qu’il sera très difficile de construire des salles de classes et de créer des emplois suffisamment pour absorber ce trop-plein de nouveaux venus chaque année. Avec une lecture similaire, Mme Nialé Kaba s’est appropriée une réflexion de son président Alassane Ouattara : «Dans nos pays, la démographie est au premier rang des défis à relever (…) Malgré nos efforts pour une croissance économique performante, si la population continue de croître beaucoup plus rapidement que la production des richesses, il s’en suit un appauvrissement structurel préjudiciable à la survie du pays». Dans un raisonnement «réaliste», elle a étayé ses propos. Partant du constat que l’’Afrique se caractérise par l’extrême jeunesse de sa population (globalement environ 60% ayant moins de 35 ans), elle a souligné des ratios de dépendance particulièrement élevés entre deux catégories de population : les jeunes non encore productifs et les personnes âgées, d’une part, et, d’autre part, la population active. Cela, a-t-elle poursuivi, exerce une forte pression sur les ménages en termes de charges sociales (alimentation, santé, éducation, etc.), mais aussi sur les Etats, en besoin d’investissement dans les infrastructures sociales (éducation, santé, eau potable, etc.). Une réalité qui ne permet ni aux familles ni aux pays de dégager suffisamment d’économie pour réaliser des investissements structurants, a conclu Mme Kaba.

Les campagnes nationales déjà en route

Les participants à cette session préparatoire ont également partagé les expériences et les bonnes pratiques dans leurs pays respectifs, dans la conduite des stratégies nationales de CCSC, déjà en œuvre. Porte-parole de la délégation burkinabè, Eric Doyé, a rappelé que son pays a été le premier à déployer  sa campagne nationale, à travers une stratégie intégrée des autorités politiques, religieuses, coutumières, des organisations de la société civile, etc. Il a indiqué que des actions de plaidoyer, d’animation grand public, d’offre de services de santé de la reproduction et de la planification familiale, de caravane de presse, etc.; ont été menées. Ce qui a permis, selon ses chiffres, de recruter plus de 400 nouvelles utilisatrices de méthodes contraceptives modernes, de toucher directement plus de 11 000 personnes par le message et d’obtenir l’adhésion de plus de 700 leaders coutumiers et religieux dans le combat pour l’autonomisation de la femme burkinabè. Les représentants des autres Etats bénéficiaires du SWEDD ont exposé leurs expériences. De façon globale, il est ressorti que les campagnes nationales se déroulent relativement bien. Néanmoins, il a été recommandé aux équipes pays d’accélérer le processus de recrutement des agences locales de communication pour les campagnes médiatiques, de finaliser les activités 2018, assortis d’activités à haut impact, de réorienter les plans opérationnels en visant CCSC et non la visibilité du projet SWEDD en lui-même, entre autres.

Alassane KARAMA
(Depuis Abidjan,  Côte-D’Ivoire)



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