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Forum national sur la sécurité : le CGD peaufine son bouclier antiterroriste

19/10/2017
19:39

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), en collaboration avec le Centre pour la démocratie et le développement (CDD), a organisé, les 17 et 18 octobre 2017 à Ouagadougou, un dialogue politique sur la prévention du terrorisme et la lutte contre l’extrémisme violent au Burkina Faso.

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) entend jouer sa partition en apportant sa contribution au forum national sur la sécurité prévu, du 24 au 26 octobre 2017.  Pour ce faire, il a initié, les 17 et 18 octobre dernier dans la capitale burkinabè, un dialogue politique sur la prévention du terrorisme et la lutte contre l’extrémisme violence au Burkina Faso. Durant deux jours, les participants issus de la chefferie coutumière, des leaders religieux, des membres des Organisations de la société civile (OSC), des médias et des représentants des forces de défense et de sécurité ont mené la réflexion sur plusieurs thématiques en rapport avec la problématique. Pour se donner la chance d’aboutir à des résultats probants, le CGD s’est attaché les services du Centre pour la démocratie et le développement (CDD), une organisation nigériane qui a une expérience dans la lutte contre le groupe Boko-Haram. Les échanges ont débouché sur des recommandations  adressées aussi bien au gouvernement qu’à la société civile. Aux autorités, de façon non exhaustive, il est demandé le renforcement des capacités opérationnelles et organisationnelles des forces de défense et de sécurité, l’amélioration de la communication, le renforcement du renseignement ainsi que du dispositif de répression. Le chargé de programme du CGD, Anselme Somda, a aussi indiqué que le gouvernement a été invité à améliorer la coopération internationale et la participation communautaire. Les OSC, elles, ont été exhortées à poursuivre le travail de recherche et de plaidoyer dans le domaine de la sécurité afin de doter le pays d’outils efficaces de lutte contre le terrorisme, a soutenu M. Somda. Le conseiller technique du ministre de la sécurité, Maimouna Thombiano/Ouattara  a rassuré que les recommandations issues de ces travaux seront mises en œuvre car, a-t-elle déclaré, en matière de lutte contre le terrorisme, aucune idée n’est jamais de trop.  Selon la secrétaire générale adjointe du Conseil national des organisations de la société civile, Françoise Piauparé, la réflexion sur la contribution des OSC est de voir dans quelle mesure elle peut sensibiliser à des changements de comportements dans les villes urbaines, périurbaines et dans les communautés de base. «Nous ne sommes pas des agents, mais nous pouvons mettre en place des comités de veille pour dénoncer tous cas suspects».
Ces conclusions ont été possibles grâce aux diverses communications livrées au cours des échanges.

Apprendre à vivre avec la menace

Pour introduire le débat, l’attaché de recherche en science politique à l’Institut des sciences des sociétés (INSS), Dr Mamadou Traoré, a abordé les tendances, les conducteurs et les facilitateurs de l’extrémisme islamique au Burkina Faso. Il a soutenu que les assaillants qui auraient perpétré les attaques au pays des Hommes intègres sont en partie des  jeunes Peuhls, Touaregs et Arabes originaires du Nord du pays. Dr Traoré a aussi relevé que leur leader Ibrahim Malam Dicko, était déjà connu des services burkinabè sous le régime de Blaise Compaoré. «Arrêté par les militaires français en 2013 dans la région de Tessalit (extrême-nord du Mali) avec une vingtaine de talibés, suspecté de vouloir rejoindre Ansar Eddine, il fut alors remis aux services de sécurité maliens à Bamako, où il a été détenu pendant deux ans», a-t-il précisé. A sa libération, a poursuivi le conférencier, ce dernier va rejoindre sa région natale,  Djibo au Burkina Faso, où il fondera l’association islamique Al Irchad tout en répandant des discours radicaux à travers ses prêches dans sa mosquée ainsi que sur une radio locale. «Des discours extrémistes, il passe à l’acte à travers l'attaque de Nassoumbou en décembre 2016, qui a coûté la vie à douze gendarmes», a-t-il soutenu. La deuxième communication, présentée par l’enseignant de philosophie, de relations internationales et stratégiques, Dr Abdoulaye Barro,  a porté sur l’analyse des réponses du gouvernement à la suite de la résurgence du terrorisme. De son avis, la première réponse fondamentale et prioritaire du gouvernement a consisté à renforcer les moyens techniques et logistiques mis à la disposition des forces de défense et de sécurité, en vue de stabiliser les frontières nationales.  Cependant, d’autres efforts devront être consentis, a noté le consultant en sécurité intérieure, Alain Ouilma. Abordant la 3e communication sur le développement d’un cadre holistique antiterroriste, le spécialiste a invité les Burkinabè à redoubler de vigilance. «Le terrorisme n’est pas une normalité, mais nous devons désormais apprendre à vivre avec la menace ; la lutte sera longue et exigeante, mais c’est le prix à payer si nous voulons que notre sécurité soit garantie», a-t-il prévenu. Au cours de ces journées de réflexion, d’autres sujets ont également été abordés. il s’agit, entre autres, du plan de la CEDEAO sur la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest et des approches, à court et long terme, à opérer pour une collaboration dans la campagne anti-terroriste présenté respectivement par les Nigérians Dr. Habibu Yaya et Dr Chris Kwaja.

Abdoulaye BALBONE
Rachid Ouédraogo (Stagiaire)



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