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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Lueur d’espoir pour le G5 Sahel ?

22/10/2017
20:19

Des enlèvements par-ci, des meurtres et des incendies par-là. C’est le résumé du quotidien du Sahel ouest-africain. Les attaques sont quasi-quotidiennes aussi bien au Mali, Niger qu’au Burkina Faso. Ceux qui ont les moyens et qui doutaient de la nécessité de soutenir la force multinationale du G5 Sahel, se sont rendus à l’évidence qu’il y a un ennemi qui compromet dangereusement le développement des pays du Sahel. Il y a, semble-t-il, une lueur, avec cette mission du Conseil de sécurité des Nations unies, qui séjourne depuis la semaine dernière dans les capitales des pays du G5 Sahel. Conduite par le représentant permanent de la France aux Nations unies, François Delattre, la visite s’est achevée ce dimanche à Ouagadougou, au Burkina Faso. L’objectif, a fait savoir le chef de délégation, est de contribuer à la mise en route du G5 Sahel. François Delattre rassure que l’on peut être optimiste quant à l’appui international au G5 Sahel.« Les conditions pour aller de l’avant me paraissent aujourd’hui sensiblement plus favorables qu’elles ne l’étaient il y a quelques semaines encore. Je ne veux pas parler à leur place, mais j’ai senti de la part de l’ensemble de mes collègues du Conseil de sécurité un esprit très positif », a-t-il déclaré. En attendant que les Etats-Unis apporte leur appui, la France a ouvert le bal. Le Burkina vient de bénéficier de la part de la France, d’un appui en matériel (armes et moyens roulants) d’un coût estimé à près de 5 milliards de FCFA. Ce n’est certes pas suffisant, mais c’est un geste à saluer. Cependant, pour vaincre le terrorisme au Sahel, on ne le dira pas assez, les forces ont besoin de renseignements. C’est en réalité ce qui manque le plus dans cette bataille. On avait cru que la présence des forces étrangères, notamment françaises, permettrait d’avoir assez d’informations pour déjouer ou anticiper sur les projets de l’ennemi. Jusqu’à présent, en ce qui concerne le Burkina, les terroristes continuent de semer la terreur et disparaître, sans subir trop de dommage. Ils posent des mines, s’attaquent aux postes de police et brigades de gendarmeries, incendient des écoles. La France avec ses moyens aériens (satellites, mirages et drones) est-elle aussi incapable de suivre les mouvements des groupes terroristes ?Donne-t-elle toutes les informations à l’armée burkinabè ? Où les assaillants cachent-ils les véhicules et autres troupeaux de bétail arrachés en territoire burkinabè ? Y a-t-il une forêt digne de ce nom à même de mettre tout ce butin à l’abri des « maîtres du ciel» ? Une fois, deux fois, on comprendrait mais les actes répréhensibles sont devenus si quotidiens, que l’on se pose des questions quant à leur volonté réelle de mettre fin au calvaire des Sahéliens. Comment les terroristes se ravitaillent-ils en armes et en munitions, étant entendu qu’il n’existe ni port ni usine de fabrication d’armements au Sahel ? L’aisance avec laquelle ces enturbannés défient les forces légales maliennes, nigériennes, burkinabè, françaises et américaines est déconcertante, voire humiliante. Osons espérer que la donne change avec l’avènement de la force du G5 Sahel. Mais, il faut agir vite sinon le Sahel ira de Charybde en Scylla.


Par Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA


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