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Trait de Plume - Kenya : élection à haut risque

23/10/2017
18:22

A 48 heures de la reprise de l’élection présidentielle au Kenya, certains continuent de se demander si le scrutin aura vraiment lieu, au regard de la situation d’incertitude dans laquelle se trouve le pays. Malgré l’abandon de son adversaire, l’opposant Raila Odinga, qui exigeait une réforme de la très controversée Commission électorale (IEBC) avant la tenue de l’élection, le président sortant, Uhuru Kenyatta a décidé de poursuivre solitairement la course.
La Cour suprême Kényane avait invalidé les résultats de la présidentielle du 8 août dernier qui donnaient le chef de l’Etat, candidat à sa propre succession, vainqueur avec 54,27% des voix devant le leader de l’opposition, au motif que le scrutin a été entaché d’irrégularités. Et dans ses recours soumis aux juges de la Cour suprême, le finaliste malheureux avait demandé de revoir la composition et le mode de désignation des membres de l’IEBC, accusée d’être aux ordres du pouvoir. Des critiques qui se sont avérées fondées, puisque l’un des huit membres de cette commission, Roselyn Akombé, a rendu sa démission, affirmant que la structure n’est pas à mesure de garantir une élection crédible.   Le président de ladite commission, Wafula Chebukati, a lui-même, par la suite, partagé ces inquiétudes, évoquant des interférences politiques à même de remettre en cause l’indépendance de son institution.
Tout porte à croire alors, que le président de l’IEBC est toujours à  son poste malgré lui. Face à cette réalité, la commissaire Roselyn Akombé, qui n’en peut plus de faire le jeu du pouvoir, a claqué la porte.
Mais le président Kényatta n’en a cure ! Cependant, on peut bien s’interroger sur ce que peut valoir en démocratie cette élection kenyanne si elle venait à avoir lieu. Ce qui n’est pas du tout évident, vu  l’atmosphère pré-électorale qui prévaut dans la capitale et les grandes villes du pays où l’opposition appelle ses militants à des manifestations massives le jour du scrutin, le 26 octobre 2017. Les partisans et autres citoyens acquis à la cause du candidat de l’opposition, Raïla Odinga, qui protestent contre l’organisation de l’élection dans les conditions actuelles, n’excluent pas une descente dans les bureaux de vote pour empêcher leurs concitoyens d’accomplir leur devoir civique. Ces derniers estiment que c’est un passage en force orchestré par le président sortant pour se maintenir au pouvoir.
Cette situation fait craindre des risques d’affrontements entre militants des deux candidats, à telle enseigne que le Pape François a appelé, dimanche, depuis la Place Saint-Pierre de Rome, les Kenyans au «dialogue constructif». Le souverain pontife dit suivre avec une attention particulière, l’évolution de la situation dans ce pays de l’Afrique de l’Est où il s’était rendu en 2015. Les électeurs Kényans qui iront aux urnes dans 48 heures n’auraient pas de choix à faire,  l’autre candidat n’étant plus de la compétition. Et en pareilles circonstances, le débat tourne autour du taux de participation. Autrement dit, c’est une véritable parodie d’élection qui se profile à l’horizon.
Et ce n’est pas une première en Afrique où on s’interroge en permanence sur l’avenir de la démocratie. La tradition des longs règnes, qui ont longtemps marqué la gestion du pouvoir d’Etat sous nos cieux, sont à l’origine des pratiques rétrogrades et comportements anti-démocratiques de nos dirigeants. Et le salut ne peut venir que de la détermination des peuples africains à prendre leur destin en main. Il appartient donc aux Kenyans, dans leur ensemble, de surpasser les divergences politiques au profit de l’intérêt général, plutôt que de se laisser embarquer dans les calculs qui ne visent qu’à assouvir des ambitions politiques.  

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr


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