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Des " victimes de l'insurrection populaire " demandent justice " sans pression "

25/10/2017
20:24

Des associations des victimes du coup d’Etat manqué de 2015 et de l’insurrection populaire d’octobre 2014 ont manifesté, le mercredi 25 octobre 2017 devant le tribunal militaire a Ouagadougou,  pour appeler les magistrats à rendre justice aux martyrs de ces évènements « sans pression ».

Les victimes du coup d’Etat manqué et de l’insurrection populaire veulent veiller sur la justice militaire comme de l’huile sur le feu. Alors que l’audience de confirmation des charges dans le dossier du putsch manqué du 15 septembre 2015 se tenait ce 25 octobre 2017 au tribunal militaire, l’Association des parents des  victimes du coup d’Etat (APVCE), l’Association des blessés du coup d’Etat (ABCE) et l’Union des familles des martyrs de l’insurrection populaire (UFMIP) ont fait irruption devant cette juridiction d’exception. Munis de banderoles sur lesquelles l’on pouvait lire : « Pour que le sacrifice de nos martyrs ne soit pas vain » ou encore « nous, on ne parle pas trop, Dieu, grand maître et juge par excellence vous voit et va agir tôt ou tard… », les manifestants ont été priés par les gendarmes en faction, de se tenir à distance de l’institution judiciaire. Et c’est le président de l’Association des blessés du coup d’Etat, Boubacar Yelnogo, après un huis clos avec les autres présidents d’associations et un gendarme, qui a porté le message des pandores aux manifestants. Après cette information, ils ont pris place devant l’hôtel Somkièta. Pour les raisons de cette manifestation « spontanée » devant le tribunal militaire, M. Yelnogo a expliqué que les différentes  associations sont venues parce qu’elles ont un droit de regard sur le dossier judiciaire. « Nous voulons marquer notre présence. Nous attendons que les magistrats ne soient soumis à aucune pression tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ; parce que tout récemment, nous avons vu dans les journaux que Djibrill Bassolé avait écrit à Emmanuel Macron pour qu’il y ait une influence sur le dossier. Nous disons que les magistrats ont le devoir de dire le droit avec la vérité possible. », a relaté le président de l’ABCE.

« On ne doit plus libérer »

Pour lui, les victimes de ces évènements douloureux ne réclament que la justice. « S’il se trouve que la justice n’a rien contre ceux qui sont inculpés, qu’on  les libère. Mais s’il y a des charges qui pèsent sur eux, qu’ils répondent de leurs actes», a-t-il précisé. Mais à la question de savoir, si la manifestation n’est pas une pression exercée sur l’institution judiciaire, Boubacar Yelnogo a affirmé : « nous n’exerçons aucune pression sur un magistrat. C’est une sortie pacifique. Nous sommes là pour témoigner de la présence des parents de ces évènements douloureux ». Mais le président de l’ABCE a rassuré : « En tant que victimes, nous avons un droit de regard parce que dans l’histoire du Burkina Faso, des dossiers ont été classés dans les tiroirs, sans suite. La justice est indépendante, mais nous devons être là à chaque fois pour dire attention, de telle sorte que le magistrat ne rende pas la justice par complaisance ou par l’influence d’un village ou d’un individu…». Il a ajouté que  si aucune charge n’est retenue contre les mis en cause, les avocats de la défense prendront les décisions qui siéent. A contrario, selon le président de l’Union des familles des martyrs de l’insurrection populaire (UFMIP), Victor Pouahoulabou, l’ensemble du peuple burkinabè  est inquiet. « On ne doit plus libérer. On doit juger et pour ceux qui ont commis des actes condamnables, il faut qu’on les condamne. Nous ne voulons plus de non-lieux. Les non-lieux, c’est fini au Burkina », a-t-il fulminé. Pour lui, l’avènement de l’insurrection populaire résulte de l’injustice vécue au Burkina Faso pendant 27 ans sous le règne du président Blaise Compaoré. C’est pourquoi, il a déclaré : « Si la justice bouge une seconde, le peuple bougera deux secondes pour la suivre de près. »

Anselme KAMBIRE






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