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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Le Yin et le Yang

26/10/2017
21:54

Combien d’entre nous se demandent chaque soir au coucher ce qu’il a fait de bien et de mal dans la journée ? Combien d’entre nous avant de fermer les yeux le soir, s’interrogent sur ses exploits ou ses échecs ? Combien se demandent s’ils ont servi à quelque chose pour eux-mêmes, pour les autres ? Vous voyez, il y a très peu de doigts en l’air. Il y a peu de gens qui s’exercent à faire ce bilan. Pourtant, il le faut. Oui, très souvent, nous n’avons même pas une minute à perdre. Entre les effluves de bière qui montent à la tête et la graisse du porc au four qui se tasse, il n’y a plus rien à faire. Il n’y a plus rien à se dire, à se demander. Ceux-là ont rempli leur journée ; peu importe avec quoi. A quoi cela servirait-il de remuer dans sa journée pour dénicher des choses qui n’en valent pas la peine ? A quoi cela vaut-il de se perdre dans des questions inutiles et de surcroît avec soi-même ? Pourquoi se gaver de tant de scrupules quand on sait que nul n’est parfait ? Justement, nous pensons que nous ne pouvons pas nous améliorer, parce que nous ne sommes pas parfaits. Nous pensons que c’est une perte de temps de s’autocritiquer, de s’autoflageller, parce que nous ne sommes pas des anges. En fait, notre mission n’est pas que de remplir la terre. Notre but n’est pas que d’exister. 
Malheureusement, chez nous, les gens vivent au jour le jour. Ils se lèvent le matin, font ce qu’ils ont à faire ou ne font rien ; puis ils se couchent, dorment et ronflent pour se réveiller dans le même schéma. La recherche de la perfection n’est pas codée dans leurs gênes. L’excellence est perçue comme un mirage. De toutes façons, même si elle existe, c’est pour les capricieux et les maniaques tatillons. L’idéal n’est qu’une utopie, un mirage pourchassé à longueur de vie. Personne ne l’a jamais saisi au bond. Nous vivons comme nous mourons, sans rien laisser ; sans rien apporter à la vie des autres. Nous vivons comme nous existons, sans action ni réflexion au service des autres. Il y a trop de gens qui encombrent la terre et étouffent les autres. En vérité, il y en a qui n’auraient pas dû être là. Ces hommes et femmes sont les fardeaux de l’espèce. Ils se contentent du peu ; ils se battent juste pour eux, juste pour vivoter en attendant la fin. Ils se contentent d’exister sans défier l’existant. Comme ça fait rire de voir que beaucoup passent l’arme à gauche sans tirer le moindre coup de semonce.
Il y a ceux qui passent leur temps à cogiter, à gamberger, pour se connaître davantage et mieux comprendre les autres. Ils passent des nuits blanches à creuser dans le vide pour combler l’abîme qui est en eux. Parfois, ils se sacrifient même pour des causes justes et nobles. Ils sont tellement subjugués par la fin qu’ils se donnent à fond sans retenue aucune. Leurs idées et leurs actions fleurissent et murissent généralement après eux. Les grands hommes ne sont pas des hommes grands. Ils ne cherchent pas à pousser des ailes. Ils ne font pas de zèle. Ils cherchent plutôt à prendre de la hauteur ; à s’élever au-dessus de la mêlée. Dans cette mêlée l’argent a remplacé Dieu. 
Ce monde est très salissant, mais c’est dans la fange que les uns sont à l’aise. C’est au soir de leur vie que les autres apprennent à s’orienter. Il n’y a point de Nord pour celui qui regarde le doigt à la place de la lune. Très souvent, il ne suffit pas d’avoir une boussole en main, il s’agit de savoir l’utiliser. On peut être le plus fort ou le plus riche sans avoir le mode d’emploi de sa propre existence. Même le prétendu juste manque de tact et finit par trancher son propre doigt au moment de départager.
Depuis que le sens des choses a plus de valeur que leur récompense, nous avons transgressé les convenances. A quoi bon perdre son temps à s’améliorer, si nous estimons que nous sommes des produits finis de la Création ? Il y en a qui pensent qu’ils sont nés à la suite d’un big-bang. Ceux-là ne croient pas en une création quelconque. Ils pensent qu’ils sont advenus d’eux-mêmes, ex-nihilo. Ils ne croient qu’en une certaine science et en leur propre volonté. Mais en forçant un peu la réflexion, ils se rendent compte que même le bigbang a une origine. Mais qui est à l’origine de l’origine ? Qui a conçu cette énergie et qui lui a insufflé la vie ? Avant l’origine, qui était ? Et s’il était déjà, comment a-t-il fait pour être ? Objectivement, c’est discutable, mais spirituellement, au-dessus de l’Etant, il y a une force qui a toujours été. Reconnaissons que son œuvre est belle et tentons de l’imiter chaque jour en faisant ce qui est bien, ce qui est juste. Mais qu’est-ce qui est bien ou juste ? Qu’est-ce qui est mal ? La réponse est en nous-mêmes et nulle part ailleurs. Il suffit d’être vrai avec soi-même ! Il suffit de jauger le Yin et le Yang.


Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr





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