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Coup d’Etat manqué : Le déballage de Gilbert Diendéré

29/10/2017
18:28

Ouvertes le 25 octobre 2017, les audiences de confirmation de charges dans le coup d’Etat manqué de septembre 2015 se sont  poursuivies le vendredi 27 octobre 2017 au Tribunal militaire de Ouagadougou.  Ce troisième rendez-vous a vu la comparution du général Gilbert Diendéré, auteur présumé du putsch. 

Le général de brigade, Gilbert Diendéré, selon ses avocats, demande l’inculpation de la hiérarchie militaire en poste au moment des événements de septembre 2015. C’était à l’issue de la 3e journée des audiences de confirmation de charges qui a eu lieu, le vendredi 27 octobre 2017, au Tribunal militaire de Ouagadougou. En effet, revenant sur les péripéties du coup de force raté des 16 et 17 septembre 2015, l’avocat de l’accusé, Me Matthieu Somé, s’est voulu formel sur «la vérité du dossier» : «Le général Gilbert Diendéré avait le soutien de l’armée. Car, la sortie du matériel de maintien d’ordre est assujettie à la signature du chef d’état-major général des Armées. Si je suis contre je ne signe pas. Quand le matériel a été amené, la gendarmerie et la police ont toutes signé. Le général a donc demandé qu’ils soient tous inculpés». Qui doit-on inculper ? a questionné à brûle-pourpoint un journaliste. «La hiérarchie militaire qui était à la réunion (des 16 et 17 septembre 2015) à commencer par le chef d’état-major général des Armées, Gal Pingrenoma Zagré et autres», a répondu Me Somé. Au cours de l’audience de confirmation de charges, la question de la demande de mise en liberté d’office du Gal Gilbert Diendéré a également été relevée, du moins selon son avocat. «Notre client est illégalement détenu puisque le mandat de dépôt n’a pas été renouvelé. Le procureur militaire nous a fait savoir que le mandat produit ses effets jusqu’à l’audience d’aujourd’hui (vendredi 27 octobre 2017, ndlr). La détention au-delà de cette date ne s’explique donc pas. Nous exigeons la libération du Gal Diendéré. Et c’est de droit», a-t-il martelé. Les avocats du présumé cerveau du putsch manqué de septembre 2015 ont, en outre, exigé l’annulation de l’ensemble de la procédure d’instruction. Selon Me Matthieu Somé, cette requête découle de trois irrégularités. 

La nullité de l’ordonnance de poursuite

La première est relative aux contradictions de l’ordonnance de poursuite rendue par le juge d’instruction. « Par exemple, il a abandonné des charges, pour ensuite les retenir à l’arrivée. Cela a été le cas des faits de coups et blessures et d’association de malfaiteurs», a soutenu l’avocat, à la sortie du huis clos. La deuxième illégalité, a-t-il poursuivi, est la violation des droits de la défense depuis le début.  Sur ce point précis, Me Somé a pointé du doigt l’ordonnance d’irrecevabilité de la constitution des avocats étrangers rendue par le juge d’instruction. «Cette ordonnance est frappée de nullité substantielle, selon notre code pénal », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : «L’autre raison que nous avons évoquée pour   demander la nullité c’est la perquisition qui a été faite au domicile de notre client. La perquisition peut être faite en l’absence de la personne à son lieu de travail. Quand il s’agit de son domicile, cela doit se faire en présence de deux personnes qu’il a au préalable désignées. Ce qui n’a pas été le cas au domicile du général». Or, selon le juriste, un tel acte est nul comme le dispose l’article 58 du code de procédure pénale. «Je n’invente rien. Notre loi est claire, il faut donc annuler l’ordonnance», a-t-il déduit. La dernière irrégularité a porté sur la disparition de la puce du téléphone portable de Gilbert Diendéré. Pour Me Somé, à défaut dudit téléphone, l’accusation aurait pu avoir accès à celui d’un certain Nion. «Lorsque nous avons souhaité consulter l’appareil, nous nous sommes entendus dire que le téléphone a été remis à la famille Nion. Ce sont ces éléments qui nous amènent à dire que l’information n’a pas été conduite normalement. C’est pourquoi nous avons demandé que l’ordonnance soit annulée », a-t-il expliqué. En rappel, Gilbert Diendéré, présumé auteur du putsch manqué de septembre 2015, est, entre autres, poursuivi pour des faits d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de complicité d’enlèvement et de séquestration, de crime contre l’humanité, de complicité d’actes terroristes, de complicité d’homicides volontaires et de complicité de destruction de biens.

Aubin W. NANA



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