Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
Flash info :

Quelle prise !

29/10/2017
18:43

«Pour vivre heureux, vivons cachés», dit un proverbe. François Compaoré, le frère cadet du président déchu, Blaise Compaoré, avait fait sien ce proverbe. Pendant près de trois ans, il avait réussi à tenir sa langue tranquille et se faisait le plus discret possible.

Mais voilà que le 6 octobre dernier, il rompt le silence à travers une interview accordée à notre confrère Jeune Afrique. Interrogé sur l’éventuel mandat d’arrêt international lancé par la Justice burkinabè contre lui dans le cadre du dossier du journaliste Norbert Zongo, retrouvé calciné dans son véhicule, le 13 décembre 1998, avec ses trois compagnons de route, François Compaoré avait répondu à notre confrère en ces termes : « Mes avocats ont investigué sur cette question auprès des autorités de France et de Côte d’Ivoire, deux pays dans lesquels je séjourne régulièrement. Ils n’ont trouvé aucune trace de ce mandat. Je suis donc serein et continue à vivre normalement ». Et de poursuivre : « Je voyage sans problème. Je suis la plupart du temps à Paris auprès de ma femme et de mes enfants, mais je me rends tous les deux mois à Abidjan. J’y rencontre les plus hautes autorités ivoiriennes quand cela est nécessaire ».
Ces propos avaient suscité des interrogations dans certains milieux burkinabè. L’on se demandait qui de la Justice burkinabè et de François Compaoré ne disait pas la vérité. Si réellement un mandat d’arrêt international avait été émis contre François Compaoré, pourquoi la police française n’interpellait pas l’intéressé. Le siège de l’Organisation internationale de police criminelle créée depuis 1922, plus connue sous l’appellation Interpol se trouve  à Lyon en France. Laisser le ‟wanted” François Compaoré circuler librement en France alors qu’il est recherché par la Justice de son pays d’origine à travers un mandat d’arrêt international, c’est agir en contradiction avec la mission première de Interpol qui est : « Prévenir et combattre la criminalité grâce à une coopération policière internationale renforcée ». La police burkinabè ayant notifié que François Compaoré est recherchée, les polices nationales des 192 pays membres de Interpol doivent par leurs missions de contrôle permettre d’identifier, de localiser et de l’arrêter pour une extradition. On était donc étonné de l’inaction française.
Eh bien, c’est désormais chose faite. François Compaoré en provenance d’Abidjan, vient d’être alpagué à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Maintenant que la police française a fait son travail, il revient à la Justice de la même France de donner un avis par rapport à une éventuelle extradition de François Compaoré dans son pays natal. Le Burkina Faso a, en effet, signé à Paris le 24 avril 1961 un accord de coopération judiciaire incluant l'extradition avec la France. La Justice française, sur la base de cet accord, devrait pouvoir donner un avis favorable. Au nom de la sépartion des pouvoirs en France, les autorités politiques françaises devraient laisser libre cours à leur Justice. Mais, l’on se souvient que François Compaoré et son frère aîné, Blaise Compaoré, ont bénéficié d’un traitement particulier lors de l’insurrection populaire de 2014. Ils avaient été transportés à bord d’un hélicoptère français qui les avait conduits à Fada N’Gourma puis à Yamoussoukro en République de Côte d’Ivoire. Il paraît, de ce fait, légitime de s’interroger si la justice ne subira pas de pression politique. En tous les cas, le vœu de nombreux Burkinabè est que la justice puisse accueillir François Compaoré pour lui demander des comptes sur le dossier Norbert Zongo. En attendant, cette interpellation demeure une grosse prise et redonne de l’espoir à ceux qui attendent depuis belle lurette que la lumière soit faite sur l’affaire Norbert Zongo et ses compagnons.

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
rabankhi@yahoo.fr


513
Partager sur Facebook

> Recherche





>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

03/12/2017 19:50
26/11/2017 22:30
 

 



> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus