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Piètre prestation

05/11/2017
23:34

Le 30e Tour du Faso entamé le 27 octobre, a connu son épilogue, dimanche 5 novembre 2017 à Ouagadougou. L’on retient que le niveau a été relevé comme l’avait annoncé la Fédération burkinabè de cyclisme lors de sa conférence de presse du 11 octobre 2017. Une quinzaine de pays ont honoré ce grand événement sportif continental. La France, l’Allemagne, l’Erythrée, le Maroc, la Hollande, la Belgique, la République démocratique du Congo, l’Angola, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Bénin, le Togo, le Mali ont rivalisé avec le Burkina Faso, pays organisteur de la compétition. 
Au bilan, les Burkinabè se consolent avec une seule victoire d’étape sur dix. Cette année, les Burkinabè n’ont avalé que de la poussière. Ils ont vu filer le maillot le plus convoité, en l’occurrence le jaune, vers le Maroc. Le résultat est nettement en-deçà des attentes, comparé à l’édition précédente où la moisson a été mieux appréciée. Les Etalons avaient conservé le maillot jaune avec Harouna Ilboudo et cédé le vert à l’Erythrée et le rose à l’Algérie. A l’instar des années antérieures, le pays des Hommes intègres a encore aligné à cette édition trois équipes. Ce qui n’était pas le cas de leurs concurrents.Dire aussi que certains coureurs burkinabè ont bénéficié de deux mois de préparation en France, ce n’est pas de gaieté de cœur que l’on se console d’une seule victoire d’étape sur dix (10). Il a fallu attendre la 7e étape du Tour du Faso à Bobo-Dioulasso pour voir la chance sourire enfin aux Etalons du Burkina. 
Les Allemands, bien que réduits à trois pour des raisons de santé, totalisent à eux seuls, cinq (5) victoires d’étapes sur les 10 du Tour. Les Etalons n’ont eu ni maillot vert ni maillot rose, à défaut du jaune. L’heure est aux interrogations sur ce qui n’a pas marché pour les Etalons cyclistes du Burkina. Quelque chose n’a pas fonctionné chez les défenseurs des couleurs nationales. Y-a-t-il eu absence d’esprit d’équipe pour aller arracher les victoires, les maillots, pour ensuite les conserver ? Si oui pourquoi l’esprit d’équipe n’a-t-il pas prévalu à ce Tour ? Le niveau des concurrents allemands, marocains ou érythréens était-il tellement supérieur à celui des Etalons qu’ils ont eu du mal à les battre ?
Il faut à présent à la Fédération burkinabè de cyclisme, rechercher les causes de cette contre-performance des Etalons afin de faire mieux la prochaine fois. Si certains justifient la situation par l’absence de compétitions, il revient au ministère des Sports et des Loisirs et à la Fédération, de veiller à ce que les Etalons participent à d’autres compétitions qui se tiennent sur le continent africain. D’autres aussi rejettent la faute aux montures. Il y a certes eu beaucoup de pannes mécaniques à cette compétition mais…n’étaient-ce pas ces montures qui ont donné des victoires l’an passé ?Si d’aventure les vélos étaient amortis, ne valait-il pas mieux trouver les voies et moyens pour se procurer d’autres ? Il est important de faire le diagnostic sans complaisance de cette débâcle afin de ne pas s’enfoncer encore plus dans les profondeurs du classement lors de la prochaine édition du Tour cycliste du Faso.
Cela fait trente ans que le Tour se court au Burkina Faso. Parmi les Etalons, il y a des anciens champions du Tour, des jeunes aux jambes de feu. Ils connaissent mieux les étapes que ceux qui viennent fouler le sol burkinabè pour la première fois. Les Etalons avaient donc assez d’arguments pour se faire respecter à cette édition. S’ils n’ont pas été à la hauteur des attentes, le plus urgent, c’est de faire une introspection. Echouer n’est pas une fatalité. Il faut surtout savoir rebondir. Si on arrête de pédaler, tout s’arrête et on tombe. 
Aussi, il faut que les Burkinabè se mettent à l’idée que le cyclisme n’est plus un simple jeu, mais un travail, un emploi. Pour un Burkinabè au Tour du Faso, l’essentiel n’est pas de participer. L’engagement, la détermination, la combativité, le sens de l’honneur doivent être de mise. La victoire est importante en cyclisme. La preuve est qu’une des dernières volontés d’Eugène Christophe, le premier porteur du maillot jaune en 1919, a été d’être enterré avec le maillot jaune en 1970. Il est donc temps de se ressaisir et surtout d’éviter de mettre en péril ce qui est sérieux.

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
rabankhi@yahoo.fr






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