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L’Autre regard : La force du G5 Sahel face aux terroristes

06/11/2017
18:42

L’ambition affichée par les groupes terroristes de transformer le Sahel ouest-africain en un sanctuaire abritant leurs bases,  doit être révisée avec l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel.  Longtemps attendu, le déploiement des éléments de cette armée composée de soldats du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Tchad,  a débuté le 31 octobre 2017.

La force anti-terroriste a pour mandat de repousser les malfaiteurs et de contenir leurs attaques qui ont plongé nombre de familles dans le deuil et la psychose. Dans cette tâche, les militaires des cinq pays vont bénéficier sur le terrain de l’accompagnement des forces françaises notamment les soldats de l’opération anti-djihadiste au Sahel, Barkhane, qui compte environ 4000 hommes.  Sous le commandement du lieutenant-colonel français, Marc-Antoine, Barkhane va concentrer son intervention sur le plan aérien en prêtant main forte aux troupes africaines déployées au sol avec les chasseurs, des hélicoptères et des drones de renseignement, ainsi qu’un appui de l’artillerie.

La force G5 Sahel se veut complémentaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), qui compte plus de 12 000 hommes, et de Barkhane. Son poste de commandement est installé à Sévaré, dans le centre du Mali et est piloté par des officiers de liaison des Etats-membres. Les premières  opérations de la force commune G5 Sahel ont eu lieu aux  frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, une zone connue pour être un foyer des groupes extrémistes. Baptisée « Hawbi », le lieutenant-colonel Marc-Antoine avait qualifié l’opération de « démonstration  de force »  pour reprendre pied dans une zone délaissée par les Etats, aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, en entravant la liberté de mouvement dont bénéficient plusieurs groupes armés depuis des mois.

La force du G5 Sahel, dont l’opérationnalisation vient ainsi de débuter, devra atteindre d’ici mars 2018, l’effectif total des 5 000 hommes appelés à servir dans ses rangs. Avec pour objectif de minimiser les failles dans les dispositifs sécuritaires des pays pris individuellement, la création de l’armée du G5 Sahel traduit la volonté des chefs d’Etat de cet espace communautaire,  de mutualiser leurs moyens en vue de faire face à un ennemi commun sans visage, le terrorisme. On peut cependant s’interroger sur la suite du processus de déploiements des contingents par les Etats-membres, vu le coût des opérations. En effet, sur un budget prévisionnel de fonctionnement estimé à 423 millions d’euros, soit plus de 270 milliards de  F CFA,  la contribution totale des cinq pays créateurs s’élève à un peu plus de 30 milliards de F CFA.  Et malgré les appuis budgétaires de 50 et 8 millions d’euros promis respectivement par l’Union européenne et la France, l’enveloppe reste largement en-deçà des besoins de financement des troupes.

Les contraintes budgétaires ont amené la France à lancer un plaidoyer auprès des bailleurs de fonds leur demandant de soutenir l’initiative des pays du G5 Sahel en mettant la main à la poche. Un appel manifestement entendu,  puisque les USA qui hésitaient à apporter leur soutien, ont finalement décidé le 29 octobre 2017,  d’octroyer une enveloppe de 60 millions de dollars à la force conjointe.  Si l’annonce de l’aide américaine a été accueillie avec joie, pour autant, elle n’a pas suffi pour régler définitivement la sempiternelle question des budgets à laquelle sont en permanence confrontés les Etats africains. Et les regards sont désormais tournés vers Bruxelles où une conférence de donateurs va être organisée en décembre 2017. Mais quoi qu’il en soit, les actions terroristes annihilent les efforts de développement économique et social des pays, et les dirigeants doivent se donner les moyens de lutter contre le phénomène.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr


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