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G5-Sahel : Un fonds fiduciaire mis en place//Burkina : Le budget du ministère de la Sécurité en 2017 était de 60 milliards de FCFA dont 40 milliards destinés au payement des salaires. (Simon Compaoré).
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Qu’as-tu fait pour ton père et ta mère ?

09/11/2017
21:42

Ton père vit toujours ? Ah, comme tu as de la chance ! Mais dis-moi, qu’as-tu fait pour lui de grand depuis que tu travailles ? Rien ? Non, arrête ! Tu ne sais pas ce que tu as fait de grand pour lui ? Tu ne gagnes pas assez pour faire de grandes choses ? Ah, je vois ; pour toi, il suffit d’avoir assez pour donner beaucoup. Et ta mère, elle vit toujours ? Quelle aubaine inestimable d’avoir une mère vivante ! Penses-tu qu’elle en a assez reçu de toi ? Ecoute-moi, on a tous quelque chose à donner, même quand on n’a plus un sous vaillant ; on a tous une chose à partager avec un père ou une mère. On peut tout donner et rester heureux. Lui, il n’a pas toujours été attentif à ses géniteurs. Il a fini par les enterrer vivants. Pour sa femme, il pouvait décrocher une étoile ; sa mère ne pouvait même pas prétendre à un matelas de seconde main. Il chérissait ses enfants et méprisait son père. Le pauvre marchait les poches vides, pendant que ses petits-fils avaient des comptes en banque pleins de liquidités. Tes amis comptaient plus que tes deux parents. Tes « deuxièmes bureaux » avaient des couronnes et du culot, ta mère qui marmonnait ne valait même pas un kilo. Chaque soir, tu voletais de bar en bar, entre « poulets flambés au rabilé » et « kolokolo sauté au soumbala ». Tu frimais à hauteur de milliers de francs avec des « femmes pimentées ». Pour la cataracte du père, ça pouvait attendre. Ta fillette adorée était suivie par un ophtalmologue pour un bénin coup de vent dans les yeux. Le père malade a fini par périr seul, il a eu droit à des funérailles dignes de ce nom. 
Nous avons tous un père et une mère, vivants ou mort. Mais ces deux êtres ne sont pas toujours traités à l’aune de leurs sacrifices pour nous. Chacun de nous est coupable ou fier d’être le fils de son père ou la fille de sa mère « par action ou par omission ». Qu’est-ce qu’un grand homme, s’il n’a pas les bénédictions de son père ou de sa mère ? Qu’est-ce qu’une grande dame, si elle renie les entrailles qui l’ont couvée et crache sur le sein qui l’a nourrie ? Il y en a même qui ont troqué leur père avec du beurre, juste pour être plus prospères que leurs pairs. Combien ont poignardé leur seule mère en plein cœur sur l’autel maléfique de l’opulence, juste pour être le plus riche, le plus puissant ? Voyez comme un père rapporte ! Voyez combien vaut une mère ! De l’argent, plus que de l’argent. Où allons-nous, quand nous pouvons sacrifier celui ou celle qui s’est sacrifié(e) pour nous ? Comment peut-on dormir avec une telle poutre dans l’œil ? Il y en a qui liront cette chronique, en pensant à une fiction, nous comprenons leur naïve innocence. Il y a longtemps que nous nous méfions de l’Homme. Alors si tu as encore un père et une mère, fais-en ce que tu veux. De toute façon, à quoi sert un père encombrant qui refuse de mourir et nous laisser tranquille ? A quoi sert vraiment une mère capricieuse et trouble-fête de nos maigres instants de bonheur ? Laisse tomber ton père, oublie ta mère et cours vers le paradis sur terre. Après tout, la vie est toujours ponctuée de choix parfois cornéliens.
Malheureusement, entre le devoir et l’amour, le cœur des hommes bat de moins en moins pour leur père et leur mère. En attendant l’érection des fameux asiles « débiles » pour nos pauvres vieillards emmerdeurs, je pleure déjà pour mes cent ans. Mais gare à mon fils !


Clément ZONGO
clmenzongo@yahoo.fr
  





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