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Editorial : Les tracteurs de l’espoir

12/11/2017
19:35

Le samedi 11 novembre 2017, à Logofourosso, non loin de Bobo-Dioulasso, le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, a remis aux producteurs agricoles du Burkina Faso des équipements composés de 500 tracteurs, de 100 motoculteurs et de 750 motopompes, tous équipés.

Exonérés des taxes de douane et de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), avec des prix fortement subventionnés par l’Etat, ces tracteurs, vendus entre 15 à 20 millions de F CFA sur le marché, sont mis à la disposition des producteurs entre 7 à 9 millions de F CFA. Ce geste qui participe à la concrétisation de l’Axe 3 du Plan national de développement économique et social, comme l’a rappelé le ministre de l’Agriculture, Jacob Ouédraogo, mérite que l’on s’y attarde. En effet, ce n’est pas la première fois que des tracteurs sont mis à la disposition des agriculteurs burkinabè. En mars 2007, le Burkina Faso a reçu 700 tracteurs et 1 200 motopompes de l’Inde, dans le cadre de l’opération Team nine. Après près de deux ans d’entreposage à l’air libre au siège du Fonds de l’eau et de l’équipement rural (FEER), à Dassasgho, lesdits tracteurs sont remis aux paysans en piteux état et au compte-gouttes. Le 21 mars 2014, à Bobo-Dioulasso, 300 tracteurs d’un montant de plus de 1,9 milliard de F CFA avaient été remis à l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPC/B) pour la mécanisation de la production cotonnière. Que sont devenus tous ces tracteurs, une dizaine d’années plus tard ? Presque de la ferraille.
Des erreurs ont été commises par le passé, dont il est important de tirer leçons pour donner une chance de réussite à cette opération de mécanisation agricole en 2017. « Dans le temps, nous l’avons fait et malheureusement, aucun service après-vente n’a été prévu. Et la plupart de ces tracteurs sont devenus des monuments dans des champs », a reconnu le président du Faso, lui-même. Cette fois-ci, l’on rassure que des dispositions ont été prises pour éviter le fiasco. Il y aura des initiatives visant à assurer la maintenance. Il est prévu, par exemple, la formation des acquéreurs et des tractoristes avant toute livraison, la disponibilisation des pièces de rechange et l’assistance des bénéficiaires par une équipe mobile de dépannage. Si toutes ces précautions sont effectives, l’on peut espérer que l’arrivée des tracteurs va constituer une véritable bouffée d’oxygène, à un secteur agricole encore balbutiant. En attendant la création sur place d’une usine de montage de tracteurs agricoles, comme l’a annoncé en 2016 le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, il faut un véritable suivi de la présente opération.
Toutefois, la révolution agricole, tant rêvée en vue de l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, va au-delà de la mécanisation. Il est aussi souhaitable que l’on sache, une fois pour toute, mettre l’accent sur les cultures vivrières. La grande majorité des Burkinabè veut manger à sa faim, afin de pouvoir chercher les ressources financières. Chaque année, des millions de tonnes de céréales sont importées par le Burkina Faso, simplement parce que le pays n’a pas encore pu aménager la moitié de ses terres cultivables et semble avoir privilégié les cultures de rente.
Le secteur agricole contribue pour 35 à 40% au PIB et occupe plus de 80% de la population. Si l’agriculture constitue une source de devises et contribue substantiellement à la satisfaction des besoins alimentaires de la population, c’est le moment de lui accorder la plus grande attention.

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
 rabankhi@yahoo.fr


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