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Maroc :colère royale

15/11/2017
01:50

colère royale

royaleLes contestations dans la région marocaine du Rif, causées par les retards dans l’exécution des projets de développement, ne finissent pas de faire des vagues et des victimes dans l’entourage du roi Mohammed VI. Parce que le monarque a décidé de sortir cette partie du pays, réputée pauvre et rebelle, de la précarité contrairement à son père Hassane II, il ne badine pas avec les responsables de l’administration qui font obstacle à cette volonté. Le lundi 13 novembre dernier, les secrétaires généraux de sept ministères (Santé, Culture, Habitat, Tourisme, Jeunesse et Sports, etc.), et trois directeurs centraux ont été remerciés sans autre forme de procès. Les intéressés subissent le même sort que les ministres de l’Education nationale, Mohammed Hassad, de l’Habitat, Mohamed Nabil Benbdellah de la Santé, El Hocine El Ouardi, le secrétaire d’État à l’Education, Larbi Bencheikh. Sans oublier, le directeur de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), Ali Fassi Fihri, qui faisaient également partie des premières personnalités limogées en octobre. Ce grand ménage pourrait même s’étendre à d’autres dirigeants, si leur responsabilité est engagée dans les retards constatés dans l’avancement des projets de développement du Rif. En effet, la Cour des comptes avait fait cas, dans un rapport pas moins explosif, de bureaucratie et de retards injustifiés dans la gestion des projets censés sortir le Rif de la misère. Sans pour autant relever la moindre fraude ou malversation. Comprenons alors pourquoi le roi Mohammed VI est dans tous ses états, lui qui surveille cette région du Nord-Est du Maroc comme du lait sur le feu, tant elle n’hésite pas à s’enflammer au moindre incident. On a souvenance que cette région, placée sous haute sécurité, qui semblait sommeiller un moment, s’était soudainement réveillée en octobre 2016, à la suite de la mort accidentelle d’un vendeur de poisson, Muhcine Fikri. Celui-ci avait été broyé par une benne à ordures, en tentant d’empêcher la destruction de sa marchandise saisie par la police, pour pêche illégale. Cette affaire a ravivé le sentiment d’injustice des rifains qui ne rechignent pas à battre le pavé pacifiquement contre l’autoritarisme, la corruption, le chômage de masse et la pauvreté dans laquelle ils baignent au quotidien depuis longtemps. Malgré la répression plus ou moins aveugle, ils ne démordent pas à réclamer à cor et à cri des lendemains meilleurs pour eux et les générations futures. C’est de bonne guerre, puisque chacun prêche pour sa chapelle, pour peu que nos intérêts soient en jeu. Connaissant la susceptibilité de ses compatriotes vivant dans cette société quasi-insulaire, le roi Mohammed VI entend alors les sortir de l’isolement, de l’incertitude et de la hantise des jours difficiles. Il y va de la stabilité et du développement harmonieux du royaume chérifien. A la vérité, la colère des rifains, tout comme celle du roi contre les responsables fautifs est légitime, vu les réalités du terrain. Le Rif fait piètre figure face aux grandes villes développées du Maroc, telles que Casablanca, Rabat et Tanger, qui attirent de nombreux touristes à travers le monde. Cette région peuplée manque cruellement de tout, au point qu’on se demande si elle relève vraiment du Maroc, dont l’économie n’est pas moribonde. Sans infrastructures, ni fonctionnaires et encore moins d’emplois, le Rif, dépourvu, n’est que l’ombre de lui-même. C’est en cela que la vision du roi Mohammed VI pour cette zone est à louer à bien des égards. Il ne saurait avoir des marocains et des sous-marocains. Ce n’est pas défendable! Les richesses du pays et les fruits de la croissance marocaine doivent être partagés équitablement, pour éviter que les voix discordantes du Rif ne s’élèvent tout le temps. C’est à ce prix, que le Nord-Est du Maroc sentira qu’il compte à l’instar des autres régions nanties, quitte à laisser tomber son caractère légendaire de frondeur.

Kader Patrick KARANTAO

karantaokader@gmail.com




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