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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Portrait : Salif Koanda, la jeunesse utile

15/11/2017
20:56

Le Burkina Faso est réputé pour ses engins à deux roues. Cette réalité a favorisé l’éclosion de plusieurs métiers dont celui de la «plastification». Elle est une forme de protection qui peut empêcher la dégradation rapide de la peinture des capots de ces engins. De nombreux jeunes en ont fait leur gagne-pain quotidien, parmi lesquels Salif Koanda dit Baba. Clin d’œil sur le job de Baba.

Installé dans la rue, en face de la Cour de cassation du Palais de justice, Salif Koanda dit Baba a fait de la plastification des engins à deux roues son principal job, ce depuis plus d’une dizaine d’années. Le jeune homme d’une trentaine d’années explique l’utilité de son service : « Je colle sur les capots des motos du plastique (transparent, rouge, bleue…) afin de protéger la peinture de ces engins contre les égratignures. Cette protection peut tenir des mois. Une année plus tard, même si on décolle le plastique, les capots restent toujours neufs ». Pour mener à bien cette activité apprise à Lagos  (Nigeria), il a principalement besoin d’un rouleau (250 m) de plastique acheté à 175 000 FCFA, d’un ciseau et de l’essence pour nettoyer. Il dit plastifier une moto à 3000 FCFA. A la question de savoir le nombre de motos qu’il plastifie par jour, Baba répond : «C’est ce que Dieu me donne». Face à notre insistance, il finit par avouer que le jour où ça marche, il peut avoir 10 motos à plastifier.  Avec enthousiasme, il poursuit. «Je peux affirmer que ce travail me nourrit car, j’arrive à subvenir aux besoins de ma femme et de mes enfants». En plus des motos, Baba plastifie des documents, des cellulaires et vend des accessoires de motos. De la clientèle, il en a. Raison pour laquelle, il a accepté se faire aider par Rajak Tiemtoré et Daouda Ouangrawa. Ceux-ci ont confié ne pas bénéficier d’une rémunération fixe. A les entendre, leur  « salaire » dépend du gain journalier. 
La plupart des clients interrogés sont confiants quant à l’utilité de cette protection. Certains pointent du doigt le mauvais temps à savoir la poussière, la boue. D’autres par contre comme Adama Zoungrana, pensent à la « maltraitance » dont sont victimes ces engins dans les parkings. « Les parkeurs ne prennent pas soin des motos. Pour gagner le maximum d’espace, ils les coincent les unes contre les autres. Ce qui occasionne des dégradations de peinture», a-t-il déclaré.   
Pour gagner sa vie, Baba affirme être obligé de se lever tôt le matin afin d’être sur son lieu de travail à 6 heures pour terminer autour de 19 heures. «Je travaille tous les jours. Même le dimanche», annonce-t-il. Afin de donner de l’envol à sa petite entreprise, il appelle à l’aide des bonnes volontés. « Je souhaite effectuer moi-même le déplacement en Chine pour payer mes marchandises. C’est de là où sont importés les différents types de colles que j’utilise», affirme-t-il n 



Habibata WARA



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