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«Ces UACO sont un cadre de sensibilisation aux médias sociaux»

15/11/2017
22:47

La Xe édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) se tient, du 16 au 18 novembre 2017, à Ouagadougou sous le thème : «Médias sociaux et formation des opinions en Afrique». Dans cette interview, la vice-présidente du comité d’organisation Hortense Marie Marthe Zida/Kankyono, par ailleurs Secrétaire générale du ministère en charge de la communication, détaillent, entre autres, les activités et les attentes de cet évènement. 

Sidwaya (S.) : Les Xes UACO s’ouvrent ce jeudi 16 novembre 2017. Sous quel signe les placez-vous ?


Hortense Zida (H M. M. Z.) : Nous plaçons cette Xe édition des UACO sous le signe de la relance, parce que la dernière édition s’est tenue en 2013 et nous n’avons pas pu, en raison des perturbations socio-politiques, organiser la Xe édition automatiquement. 


S. : Quelle est la particularité de cette édition ?


H. M. M. Z. : La particularité de cette édition est qu’elle prend en compte des recommandations faites lors de deux ateliers sur le recadrage des UACO organisés en 2016 à Koudougou et à Bobo Dioulasso. Il s’agit de la limitation de la durée de la manifestation à 72 h et la réduction du nombre des communications. Ce qui devrait permettre aux participants de se concentrer sur l’essentiel. La limitation des activités permet une certaine maîtrise du budget alimenté essentiellement par les ressources de l’Etat, que vous savez maigres. L’autre innovation majeure de cette Xe édition, est l’exposition de matériels, d’équipements, de technologies de l’information et de la communication et de services de la communication. Il y a également le forum des grandes écoles de formation en journalisme, en communication et en cinéma des pays de l’Afrique de l’Ouest. Cette édition prévoit également la mise en place d’un conseil scientifique des UACO afin de conférer à l’événement un caractère véritablement scientifique. Les UACO 2017 sont un cadre d’éveil des consciences et de sensibilisation des uns et des autres sur le fait que les réseaux sociaux sont à la fois des canaux providentiels et salutaires pour le développement de la communication, de la liberté d’expression et malheureusement un espace où apparaissent des fléaux tels la cybercriminalité et le terrorisme, fléaux contre lesquels nous devons employer toutes nos énergies.      


S. : « Médias sociaux et formation des opinions en Afrique », c’est le thème central de cette Xe édition des UACO. Quelle est l’opportunité d’un tel thème ?


H. M. M. Z. : Nous sommes dans un contexte sociopolitique national et international où nous constatons un développement extraordinaire des réseaux et des médias sociaux. Les citoyens se retrouvent en face d’un univers médiatique qui bouscule un peu les convenances sociales et les frontières physiques et matérielles des Etats.  Nous assistons aussi au développement d’un phénomène de non maîtrise de cet espace de communication. Ce qui engendre souvent des frictions entre les individus, entre ceux-ci et les institutions. Nous avons trouvé nécessaire de nous pencher sur cette problématique, d’y réfléchir et de voir quelles solutions les acteurs aussi bien nationaux qu’internationaux pourront trouver pour réglementer cet espace d’échanges. Personne ne méconnaît l’importance des réseaux sociaux, des médias qui se développent et franchissent allègrement les frontières et permettent à l’information de circuler au plus vite. C’est dans ce sens que ce thème a été choisi et nous insistons sur le fait que c’est un groupe de personnes ressources qui ont réfléchi et qui ont proposé cette thématique. 


S. : Présentez-nous les activités prévues à cette Xe édition ?


H. M. M. Z. : Il y a un colloque qui constitue l’activité principale et consistera en un certain nombre de panels dont une communication. En marge des panels, il y aura le forum des grandes écoles de communication en journalisme de la sous-région ouest-africaine. Aussi, une rencontre des responsables des médias audiovisuels est prévue dans le cadre de la transition vers la Télévision numérique terrestre.  


S. : Combien va coûter cette édition des UACO ?


H. M. M. Z. : Nous avons un budget de 70 millions de FCFA qui ne couvre pas vraiment les besoins. Une quarantaine de millions de francs CFA a été mise à la disposition du comité d’organisation par l’Etat. Le ministère en charge de la communication travaille à mobiliser les 30 autres millions auprès de ses partenaires. Mais ça n’a pas beaucoup donné si bien que nous nous contentons de ce que nous avons sous la main. Nous allons essayer tant bien que mal de tenir le rendez-vous en espérant que les prochaines éditions vont être mieux nanties. Mais soyez rassurés, il y a de bonnes promesses.


S. : Quel dispositif sécuritaire avez-vous prévu ?


H. M. M. Z. : Nous n’ignorons pas la menace sécuritaire que vit le Burkina Faso depuis un certain temps. Nous avons donc demandé l’appui du ministère de la Sécurité, qui s’est impliqué dans l’organisation. Comme il l’a toujours fait, il prendra les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité de tous les participants.


S. : Combien de participants sont attendus à ce rendez-vous ? 


H. M. M. Z. : Nous attendons près de 600 participants. Ce sont essentiellement des universitaires, des étudiants, des chercheurs, des communicateurs, des journalistes et bien entendu le grand public qui s’intéresse à la thématique. Nous précisions que tout se passera à la salle des conférences internationales de Ouaga 2000. Tout le monde y est invité, aussi bien au colloque qu’aux activités connexes.


S. : Quelles sont vos attentes ?


H. M. M. Z : Nous souhaitons que les Xes UACO soient un cadre d’échanges sur les efforts à fournir par la communauté internationale face aux bouleversements suscités par le développement exponentiel des techniques de communication à travers les réseaux sociaux, les médias sociaux. Nous avons parlé de médias sociaux plutôt que de réseaux sociaux. Car le réseau est plus un regroupement d’individus alors que les médias sont les divers canaux qui permettent aux individus de communiquer. Nous attendons aussi au terme de cette Xe édition, que chacun soit situé, informé et édifié par les mesures prises pour assurer la protection des individus dans l’usage des médias sociaux. Nous voudrions enfin que les participants réfléchissent à un dispositif qui va garantir une bonne utilisation des médias sociaux, une protection réelle des droits fondamentaux de l’individu, de la collectivité, des Etats, etc. 


S. : Quel message avez-vous à l’endroit du public?


H. M. M. Z. : Nous lançons un appel à la mobilisation. Nous insistons sur le fait que les travaux sont ouverts à tous. Toute personne intéressée, interpellée par la thématique est invitée à la salle des conférences de Ouaga 2000 pour participer, intervenir car c’est un rendez-vous du donner et du recevoir. Nous invitons la population dans son ensemble, les confrères et sœurs journalistes, les techniciens. Nous convions surtout les acteurs des médias et réseaux sociaux, les étudiants des universités, des grandes écoles, les chercheurs à prendre activement part aux travaux qui auront lieu les 16, 17 et 18 novembre 2017. Nous demandons l’accompagnement des confrères des médias publics et privés. Ce qui donnera plus de visibilité à l’événement de sorte que chaque Burkinabè, où qu’il se trouve, prenne conscience du développement providentiel des réseaux sociaux et surtout de la nécessité de les utiliser dans un bon esprit afin qu’ils rendent plus service qu’ils ne nuisent à la communauté.  
 
Propos recueillis par 
Boukary BONKOUNGOU
Mariam SOMDA                     






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