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Financement de la SR au Burkina : Entreprises privées, ouvrez vos coffre-forts !

21/11/2017
18:07

Le financement de la planification familiale provient en grande partie des partenaires extérieurs. Des voix s’élèvent de plus en plus pour demander aux entreprises  et  sociétés privées de s’investir dans la planification familiale, car il y a d’énormes profits à gagner. Au Burkina Faso, la question est  d’actualité. 

Fondation Bill et Melinda Gates, USAID, UNFPA, FP2020, Hewlett, AFD, des bailleurs anonymes et que sais-je encore ? Sans ces structures, que deviendront les programmes de Santé de la reproduction/Planification familiale (SR/PF) dans les pays de l’Afrique de l’Ouest ? Dans un monde où les financements se font de plus en plus rares, les acteurs s’inquiètent. Ils plaident pour des financements endogènes notamment ceux des entreprises privées.  Pour le secrétaire exécutif de la coalition nationale du secteur privé et les entreprises pour la santé, Ollo Nanwinson Emile Kambou, le financement endogène est un mécanisme très important pour la promotion de la SR/PF. Les entreprises privées, dit-il, doivent intégrer ces questions dans les politiques de l’entreprise. L’impact de la SR/PF n’est plus à démontrer pour l’entreprise et son personnel. « Si une femme a des grossesses rapprochées, cela peut l’amener à perdre plusieurs journées de travail et cela peut aussi jouer sur le rendement de son mari. Les grossesses répétées peuvent jouer sur le couple, les enfants, la famille mais aussi sur le rendement des entreprises. Il y a du gain pour les entreprises à investir dans la PF », explique M. Kambou. De ce fait, les spécialistes préconisent que les entreprises aient un budget SR/PF pour promouvoir des activités internes de sensibilisation mais aussi rendre disponibles des produits contraceptifs au sein de l’entreprise pour faciliter l’accès. En clair, les experts s’accordent à dire que la PF a un avantage pour l’individu, sa famille et son entreprise. Ainsi, toutes les femmes qui travaillent dans l’entreprise auront un intérêt à ce que les grossesses ne se répètent pas pour ne pas compromettre leur état de santé et par conséquent, leur rendement ou celui de leur conjoint. Les absences répétées pour raisons de maladie du conjoint ou de soi-même pourraient faire baisser le rendement de la société. Depuis 2011, les neuf (9) pays membres du Partenariat de Ouagadougou (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Mali,  Mauritanie, Niger, Togo et Sénégal) ont élaboré des plans de relance de la planification familiale. Ils ont eu l’accompagnement des partenaires au développement. Cependant, dans un contexte de raréfaction du financement, il est demandé à la partie nationale de mobiliser des ressources internes pour la mise en œuvre de ses plans. Au Burkina, explique le directeur exécutif de PROMACO, Simplice Séraphin Toé, l’Etat a mis des ressources importantes pour les questions de planification familiale (500 millions pour l’achat des produits contraceptifs) et de VIH/SIDA. Mieux, il envisage la gratuité des produits contraceptifs. « L’Etat seul ne suffit pas, il faut aussi mobiliser le secteur privé mais également la communauté à la base pour que chacun puisse donner du sien à la prise en charge de la santé», souhaite M.Toé. Avant d’ajouter qu’il y a nécessité pour le niveau national de développer des initiatives pour davantage financer la santé qui doit être vue comme une question de souveraineté nationale.  

                            La société Rakieta sensible à la SR

Le plaidoyer est fait par les acteurs de la société civile réunis en coalition, afin de convaincre les sociétés privées à financer la santé de la reproduction au Burkina. Le centre de lutte contre le SIDA Rakieta mis en place par le fondateur de la société de transport Rakieta est l’une des entreprises qui s’intéressent aux questions de santé. Avec  une longue expérience dans la lutte contre le VIH, il entend mettre ses acquis au service de la SR/PF. Sa coordonnatrice, Mme Fatoumata Tou, sait que l’Etat ne peut pas tout faire et son centre ouvert au public est disposé à apporter son soutien à la prise en charge de la SR/PF. « La société de transport Rakieta met environ 4 millions par an dans la santé. Nous sommes en train de revoir nos manières de faire et nous sommes à l’élaboration d’un plan d’action spécifique à la SR/PF.  Nous sommes prêts à octroyer une partie de notre budget à cette thématique. Cela nous permettra d’être plus efficaces », a soutenu Mme Tou. Sur le terrain de la lutte contre les grossesses non désirées en milieu scolaire, le centre Rakieta a obtenu une autorisation du ministère de l’éducation nationale afin de faire des projections de théâtres-forums dans les établissements. En fonction de ses moyens, l’année dernière, le centre a touché cinq établissements scolaires. « Ce que nous faisons, ce n’est pas assez. Nous souhaiterions faire plus. Nous travaillons à mieux organiser nos actions. Les taxes continuent de grimper, ce n’est pas simple. Mais si nos affaires marchent, nous allons accroître le budget à la santé», précise Mme Tou. Ce centre met l’accent sur la promotion du préservatif pour les jeunes et les adolescents, car cette contraception assure une double protection (grossesses non désirées et les maladies sexuellement transmissibles).Le centre, à un certain moment, a rendu  disponibles gratuitement des produits contraceptifs notamment les pilules et le préservatif auprès des agents communautaires de santé. Et  ces produits constituent un stock pour ces agents qui doivent les vendre et après le renouveler auprès des dépôts pharmaceutiques. Pour répondre à ses ambitions, le centre Rakieta qui dispose d’un dispensaire, a assuré la formation d’une sage-femme, ancienne animatrice. Elle  vient de finir ses études et  s’est mise à la disposition du centre. Le centre est aussi en réfection afin de pouvoir mieux élargir ses prestations. « Nous sommes en réfection et nous avons l’ambition de faire la consultation  des jeunes en SR/PF. Nous travaillons avec l’hôpital régional et du  district.  Si nous arrivons à faire ces consultations, nous pensons que ça sera notre contribution au service de santé de notre pays », se réjouit Mme Tou. 

 Boureima SANGA
bsanga2003@yahoo.fr


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