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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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L'Autre Regard : Une visite, mille enjeux

22/11/2017
18:14

Cette fois c’est la bonne ! Après quelques réaménagements de calendrier, c’est dans la nuit du 27 novembre 2017 que le président de la République française, Emmanuel Macron, foulera le sol burkinabè pour la première visite officielle de son quinquennat en Afrique de l’Ouest.

C’est au berceau de l’une des Transitions politiques les plus réussies, globalement pacifiques et exemplaires sur le continent, que le président français dévoilera sa vision de la relation entre la France et les pays africains ainsi que les grandes lignes  du «grand partenariat avec l’Afrique» que le candidat Macron a promis lors de la campagne pour l’élection présidentielle en France.

Au-delà des officielles et des  cercles diplomatiques, cette visite suscite beaucoup d’intérêt au sein des Burkinabè pour des raisons diverses, il faut le souligner. Ils sont nombreux à exprimer leurs attentes, espoirs et même des souhaits de retombées (pourquoi pas) de cette visite officielle d’un président français depuis plus de 31 ans après celle de François Mitterrand en novembre 1986.  Tout porte à croire qu’au-delà d’un accueil dans les règles de l’hospitalité africaine, c’est un voyage à forts enjeux diplomatiques qu’Emmanuel Macron s’apprête  à effectuer en terre burkinabè. En effet,  nombre de compatriotes nourrissent des ambitions quasi-divines de cette sortie. Que le chef de l’Etat français, à l’image biblique du Fils de l’Homme, «libère et sauve» le continent.  Et cela, avec l’expression d’une vision de la politique africaine résolument pragmatique, sans tabou, sans a priori, en rupture avec les fiches des conseillers-Afrique et, avec des propositions concrètes d’actions dans les secteurs d’avenir tels que le climat, le commerce, l’emploi, l’innovation, l’immigration clandestine, le développement des liens avec la société civile africaine. Concrètement, il n’est plus question, comme par le passé, de se pencher, de pleurnicher sur une Afrique en crise perpétuelle, mais de nouer des  partenariats mutuellement avantageux sur la base de l’égalité.

Cette visite pleine de sens, disions-nous, pourrait aussi être une occasion de clarification entre le dirigeant français et ses pairs du continent sur des sujets controversés après le tollé médiatique international à la suite de ses déclarations sur la démographie en Afrique en marge du sommet du G20 à Hambourg en Allemagne. Il estimait, peut-être à juste titre, que le développement du continent restera une question insoluble tant que sa natalité se maintiendra à un niveau aussi élevé. Au Burkina Faso aussi, il est attendu sur certaines questions de justice qui polluent les relations bilatérales franco-burkinabè depuis des décennies. Est de celles-là, l’affaire Thomas Sankara. A ce propos, le président de l’Assemblée nationale française d’alors, Claude Bartolone, en visite au Burkina Faso en mars dernier, a soutenu que son pays devrait répondre à la requête du juge d’instruction burkinabè sur la levée du secret-défense sur les archives françaises concernant l’assassinat du père de la Révolution burkinabè le 15 octobre 1987. Plus récemment, des affaires de mandat d’arrêt contre des personnalités burkinabè résidant en France pourraient être évoquées, même si de prime abord cela ne relève que de la Justice française.  Comme en échos à ses affaires, l’avant-projet de constitution burkinabè abrogeant la peine de mort, est un argument en moins pour les adversaires de l’extradition des personnalités en conflit avec la loi au Burkina Faso.

Dans la perspective de la lutte contre le terrorisme au Sahel, du renforcement des relations entre la France et l’Afrique, c’est tout le continent qui aura les regards tournés vers l’Université de Ouagadougou d’où Emmanuel Macron déclinera sa nouvelle  vision de la politique africaine de la France.

Mahamadi TIEGNA


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03/12/2017 19:50
26/11/2017 22:30
 

 



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