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Ministère de la sécurité

23/11/2017
23:22

L’atelier de validation de la stratégie de communication du ministère de la Sécurité a clos ses travaux, le mercredi 22 novembre 2017, à Ouagadougou. Le document se donne pour ambition de révolutionner le système de communication de l’information sécuritaire.

Le département en charge de la sécurité s’engage dans une nouvelle dynamique de communication dans le contexte sécuritaire préoccupant à travers l’élaboration d’une nouvelle stratégie. Le document a été adopté, le 22 novembre 2017, lors d’un atelier qui a réuni des participants issus des services de communication de la gendarmerie, de la police et de la Direction de la communication de la presse ministérielle (DCPM). Selon le professeur Serge Théophile Balima qui a dirigé les travaux de conception, dans la nouvelle orientation de la communication, il faut que «la Grande muette cesse» d’être muette. «Si elle ne communique pas, l’opinion ne saura pas qu’elle est présente sur le terrain. A cet effet, il est prévu des actions pour inverser la tendance et rassurer la population que des efforts sont faits pour lui garantir un climat de sécurité et de paix», a-t-il souligné. Dans le même sens, le Pr Balima a fait savoir qu’en retour, les citoyens doivent renforcer leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité notamment ceux ayant en charge le renseignement. De l’avis du consultant, la nouvelle stratégie prévoit des actions en direction des médias, des organisations non gouvernementales et des mouvements de la société civile. « Elle préconise une meilleure collaboration parce qu’au fond, il y a comme un esprit de méfiance entre les journalistes qui ont la charge de la diffusion de l’information et les FDS qui sont astreints à un devoir de réserve», a-t-il fait observer.
Alors qu’en réalité, a indiqué M. Balima, ces deux catégories d’acteurs visent le même objectif à savoir, assurer l’information et la sécurité des citoyens.  « Des passerelles ont donc été proposées afin de favoriser un partage des informations à porter à la connaissance de l’opinion à un stade donné de l’évolution d’une enquête», a-t-il justifié. Mais pourtant, le communicateur n’exclut pas le secret-défense perçu par les hommes de médias comme prétexte pour retenir l’information.  «Les journalistes devraient savoir que même si nous sommes dans une société qui aspire à la transparence, tout ne doit jamais être dit. Il y a un minimum qui sera sauvegardé pour l’intérêt de l’enquête» prévient-il. Le Pr Balima a tenu à revenir sur la démarche suivie par son équipe pour aboutir à un document consensuel. «Pour faire ce travail, nous avons procédé dans un premier temps à un diagnostic. Nous avons effectué des sorties sur le terrain pour rencontrer les services de sécurité afin d’identifier les forces et les faiblesses du système de communication du ministère en charge de la sécurité», a-t-il expliqué.

Le comportement humain, un problème

 Certaines des difficultés identifiées, a-t-il poursuivi, sont liées à des comportements humains, d’autres se rapportent à des sous-équipements technologiques ou encore à des questions d’organisation de la communication. «Partant de cette réalité, nous avons proposé une stratégie contenant les  ébauches de solutions aux problèmes devant orienter désormais la communication dans ce ministère. Elle devra permettre d’éviter le dysfonctionnement et la cacophonie auxquels on assiste parfois lors de certains événements. Des réformes doivent être opérées dans la conception et la pratique de la communication au quotidien», a déclaré le consultant. Cela passe par la valorisation et une meilleure écoute des services de communication du département. La nouvelle stratégie de communication qui vient d’être adoptée prévoit une évaluation de la communication- sécurité tous les 18 ans, en vue de corriger les insuffisances et de l’adapter à la réalité sur le terrain, foi de M. Balima. Le ministère de la Sécurité, par la voix de son secrétaire général, Abdoulaye Ouédraogo, s’est réjoui de l’adoption de ce document dans un contexte marqué par la montée du terrorisme qui génère un sentiment d’inquiétude.
«Cette forme de guerre diffuse et tous azimuts, qui ne respecte pas les grilles habituelles, a amené le ministère à intégrer la communication dans les moyens à mettre en œuvre pour faire face à cette menace», a-t-il souligné. Pour le chargé de programmes gouvernance et stabilité à l’ambassade du Danemark au Burkina Faso, représentant les partenaires techniques et financières, Lucien Ouédraogo, leur geste traduit la volonté d’aider le ministère de la Sécurité à se doter d’un outil performant en matière de communication. 

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr


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