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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Grève des scolaires : il faut savoir raison gardée

24/11/2017
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Les élèves des lycées et collèges du Burkina Faso ont retrouvé leur matière préférée : la grève. Ceux de la ville de Ouagadougou ont en effet séché les cours le mercredi 22 novembre 2017. Entre autres motifs, soutenir la cause de leurs enseignants et protester contre « l’immixtion » des autorités du MENA dans les activités de l’Association des étudiants et scolaires de Ouagadougou. Mais dans le fond, il faut rechercher ailleurs ce qui met les scolaires dehors, puisque la plupart ignoraient les raisons de ce mouvement. Depuis plus d’une décennie, chaque année scolaire est émaillée de troubles dans les établissements. Au calendrier scolaire, il faut joindre celui des grèves. Aucun motif n’est de trop, même l’absence de craie ou le manque de parking ont donné matière à vider les classes. Alors quand on connaît ce penchant immodéré des enfants à jouer les vigiles de maison, il faut éviter de leur donner des raisons de le faire. Car, pour le premier acte de l’année 2017-2018, les enfants réclament le retour de leurs enseignants dans les classes. Comment en vouloir à un élève de se plaindre pour pareil motif ? Mais depuis le début d’année, un mot d’ordre des enseignants (ceux nouvellement recrutés) est bien tenu. Ne pas faire cours tant qu’ils ne seront pas mandatés. C’est-à-dire que depuis le 1er octobre, certains élèves n’ont pas encore vu la tête de certains de leurs enseignants. Il est donc tout à fait normal qu’ils retrouvent leur salle de classe favorite, la rue, pour faire entendre leurs voix. Au final, ce sont des heures de cours en moins, et donc, l’éducation qui en pâtit. A partir du 27 novembre, les enseignants iront en grève de 96h pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. C’est dire que les élèves seront à nouveau en dehors des classes. On a toujours reproché aux enfants de ne pas aimer l’école, maintenant qu’ils manifestent pour qu’on leur permette de faire cours qu’est-ce qu’on leur répond ?



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