Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
Flash info :

Projets de développement : l’absence des études de faisabilité grippe la machine

26/11/2017
22:19

Les 8es assises de l’Assemblée générale des projets et programmes de développement se sont achevées, le jeudi 23 novembre 2017 à Ouagadougou. Le bilan de leur mise en œuvre dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) révèle des points faibles dans les études de faisabilité, le suivi-évaluation et la défaillance de certains prestataires.

Les participants de la 8e Assemblée générale (AG) des projets et programmes de développement recommandent plus de diligence dans les études de faisabilité des projets et programmes du Plan national de développement économique et social (PNDES). Par ailleurs, ils souhaitent la mise en place d’un fonds national alimenté par les projets et programmes pour l’évaluation de leurs impacts, le renforcement de la gouvernance dans ces structures et celui de leur suivi et de leur exécution. En terme de résolutions, l’AG préconise de déployer le dispositif informatisé de suivi-évaluation des projets et programmes, de mettre en place un dispositif de validation des études de faisabilité avant la mise en œuvre des projets et programmes et enfin, d’améliorer le dispositif d’identification des prestataires défaillants et leur appliquer les sanctions prévues par les textes.
A l’origine de ces recommandations et résolutions, l’Assemblée, lors des travaux, dit avoir relevé des atouts dans la mise en œuvre des projets notamment l’adoption de la loi de 2016 portant allègement des conditions d’exécution des projets, programmes et activités de développement. Seulement, des «éléments faibles» tirent ces efforts vers le bas. Il s’agit de la persistance des lourdeurs dans la passation des marchés, la non-maîtrise des procédures des bailleurs de fonds, le retard dans la délivrance des avis de non-objection, la défaillance ou la faible capacité des entreprises… En termes de suivi-évaluation, la faiblesse du mécanisme de suivi des entreprises en charge des travaux, la faible synergie d’actions entre les acteurs du système, l’absence de dispositif d’information de suivi-évaluation et des difficultés d’évaluation des impacts des projets sont par exemple à corriger.

Cultiver le devoir de rendre compte

Dans la préparation des projets, les difficultés se résument à la faible qualité des projets et programmes, la faible capacité des acteurs de leur conception et le démarrage de certains projets sans études de faisabilité.
Quant au décaissement et la contrepartie de l’Etat, il a été noté la lenteur dans la satisfaction des conditions du premier, la faiblesse du montant alloué pour la contrepartie de l’Etat pour certains projets, les difficultés de justifications des dépenses et le retard dans le déblocage de la contrepartie de l’Etat. Pour ce qui est du domaine de la gouvernance, les participants ont déploré l’engagement de dépenses inéligibles, la non-évaluation du personnel des projets et le démarrage tardif de certains projets. Dans le domaine du financement, ils ont noté la faible dotation budgétaire et la faible maturité des projets nationaux.
Ce «profond diagnostic», a dit le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, renseigne que la mise en œuvre des projets et programmes de développement a été peu satisfaisante au cours des années 2015 et 2016. «Cela nous interpelle sur les énormes défis à relever et nous invite à améliorer notre système actuel de gestion des projets et programmes», a-t-il insisté. Tout en insistant sur la nécessité d’une attention particulière dans la mise en œuvre des recommandations et résolutions issues de cette Assemblée, le chef du gouvernement a invité l’ensemble des acteurs à toujours avoir à l’esprit, le devoir de rendre compte. Il les a également exhortés à transmettre régulièrement l’état de la mise en œuvre des projets au ministère en charge de l’économie qui rendra compte au gouvernement. Mais avant, Paul Kaba Thiéba dit mettre un point d’honneur à la rigueur et au professionnalisme dans l’élaboration des projets et programmes, gage de leur réussite. Il a toutefois félicité les gouverneurs et tous les acteurs au niveau régional, les partenaires techniques et financiers pour leur rôle et accompagnement dans le processus de mise en œuvre et de suivi des projets et programmes du PNDES.

Jean-Marie TOE


65
Partager sur Facebook

> Recherche





>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

 



> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus