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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Alliance pour la renaissance, la démocratie et l’intégration : Le communisme libéral pour « moraliser » la politique au Burkina

27/11/2017
21:32

Le parti Alliance pour la renaissance, la démocratie et l’intégration (ARDI) a clôturé son 2e  congrès ordinaire, le 25 novembre 2017 à Ouagadougou. Au cours des travaux, les congressistes ont, entre autres,  analysé la situation politique internationale, africaine et nationale et adopté des motions et des résolutions.  

Au sortir de son 2e congrès ordinaire tenu à Ouagadougou les 24 et 25 novembre 2017, le parti Alliance pour la renaissance, la démocratie et l’intégration (ARDI) propose le communisme libéral, « synthèse dynamique entre le communisme et le libéralisme » pour la moralisation de la vie politique au Burkina Faso. Du discours de clôture du président du parti, Ousmane Diallo, il ressort que plusieurs analyses sous-tendent cette proposition. Il s’agit, a-t-il dit, de l’examen de la situation internationale marquée par l’approfondissement de la crise structurelle du système capitaliste mondial et celui du contexte africain dominé par des démocraties balbutiantes, parfois taillées à la mesure de potentats qui refusent de promouvoir l’alternance. Sur le plan national, a soutenu le président Diallo, la nouvelle voie voulue par l’ARDI découle de l’histoire de l’évolution politique du pays des Hommes intègres qui a expérimenté, avec des « échecs cuisants », presque toutes les idéologies politiques dominantes : le marxisme-léninisme sous la Révolution d’août 1983, le libéralisme sous les Ire, IIe et IIIe Républiques, le néolibéralisme sous la IVe République et actuellement la social-démocratie. S’attardant sur la situation nationale, le patron du parti de l’or bleu a noté le dysfonctionnement de la justice avec pour corollaire l’affaiblissement de l’autorité et la montée de l’incivisme. « L’avènement des Koglwéogo n’est que la manifestation de la faillite de l’Etat incapable d’assurer pleinement la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré. 


Motions et résolutions pour inciter le gouvernement à agir vite


La réconciliation nationale que certains veulent sans un jugement de tous ceux qui, à un moment donné, ont posé des actes répréhensibles ; la menace terroriste qui sème la psychose au sein des populations ; le délabrement avancé du système éducatif appuyé d’un manque de volonté de certains enseignants du supérieur de promouvoir la relève ; les organisations de la société civile qui s’adonnent au dénigrement systématique, à la dénonciation calomnieuse et à l’intoxication sur les réseaux sociaux. Ce sont là aussi, d’après Ousmane Diallo, des réalités auxquelles le pouvoir en place doit remédier et brandit, pour ce faire, le Plan national de développement économique et social (PNDES), « un programme alléchant qui donne déjà l’illusion qu’une solution définitive est trouvée ». Face à cette « illusion », les participants au 2e congrès de l’ARDI « se sont donné le devoir » de voter des motions pour dénoncer la faillite de l’Etat burkinabè, condamner  « sans appel » les attaques terroristes « barbares et criminelles », soutenir les forces de défense et de sécurité dans la lutte contre les auteurs desdits faits. La dernière motion condamne des pratiques esclavagistes en Libye et exige de la communauté internationale des sanctions exemplaires à l’encontre de ce pays et de l’Union africaine une suspension immédiate et sans condition de ce dernier.


Le Burkina Faso doit accueillir ceux qui ont les mains propres


Le 2e congrès ordinaire du parti de l’or bleu a aussi pris des résolutions dont la première demande au Bureau exécutif national (BNP) de s’adresser au gouvernement afin que celui-ci diligente des réponses satisfaisantes aux préoccupations actuelles des travailleurs. Aussi le BNP est-il chargé d’exhorter les autorités universitaires et gouvernementales à trouver des solutions rapides aux problèmes qui minent les universités burkinabè. En troisième lieu, l’ARDI  a décidé d’engager une démarche auprès des autorités judiciaires pour l’accélération du règlement des dossiers pendants. La dernière décision du congrès porte sur la résolution durable et définitive de la question de l’emploi des jeunes. Les travaux de l’instance suprême de l’ARDI qui se sont déroulés sous le thème : « Le communisme libéral, notre voie » ont aussi permis aux participants venus des quatre coins du Burkina Faso de faire le bilan des cinq ans d’activité du parti depuis le 1er congrès et de renouveler partiellement les membres du bureau exécutif national du parti qui compte désormais vingt membres. Le 3e congrès aura lieu en novembre 2024. Interrogé, en marge du congrès, sur la visite du président français Emmanuel Macron à Ouagadougou, Ousmane Diallo a répondu que le Burkina Faso est un pays d’hospitalité et que forts de cette valeur, les Burkinabè doivent accueillir tous ceux qui n’ont pas les pieds et les mains tachés de sang.  « Le président Macron est jeune. De mon point de vue, il peut inspirer la jeunesse et, par son discours, donner, comme il l’a fait en France, un nouvel espoir au Burkina Faso », a-t-il dit.


Jean Philibert SOME






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