Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
Flash info :

Céréales :Le gouvernement prévoit le plein des boutiques témoins

27/11/2017
23:33

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo a fait le bilan de la campagne agricole 2017-2018, lundi 27 novembre à Ouagadougou. Face au déficit céréalier constaté dans 17 provinces, il a annoncé une batterie de mesures prises par le gouvernement pour parer à une éventuelle insécurité alimentaire. 

L’installation et la fin précoces des pluies, des poches de sècheresses et des attaques de chenilles légionnaires ont fait que les efforts des producteurs du Kadiogo, du Houet, Sanmatenga, du Zondoma, du Namentenga, du Boulkiemdé, du Passoré, du Bam,  du Kourweogo, du Yatenga, de la Komandjari, du Kouritenga, du Soum, du Séno  de l’Oubritenga, de l’Oudalan et de la Comoé, ont été payés en monnaie de singe. En effet, face à la presse, lundi 27 novembre 2017 à Ouagadougou pour faire le bilan de la campagne agricole 2017-2018,  le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo a déclaré que ces zones connaissent un déficit céréalier. Le Boulgou, la Gnagna, le Ganzourgou, le Sanguié, le Poni et le Bazèga ont un équilibre dans leurs productions céréalières tandis que les 22 autres provinces du pays sont excédentaires, foi du ministre. Globalement, il a relevé qu’alors que ce sont 4 552 273 tonnes de céréales qui étaient attendues, les récoltes affichent une baisse de 0,32%. A cet égard, Jacob Ouédraogo a soutenu que les productions prévisionnelles rapportées aux besoins de consommation céréalière font ressortir un déficit brut estimé à 72 677 tonnes et 620 394 personnes pourraient être en insécurité alimentaire pendant la période de soudure prochaine (juin à août 2018). «La situation est certes critique, mais elle n’est pas catastrophique», a-t-il rassuré. Aussi, il a invité la population à la sérénité, car a-t-il dit, le gouvernement a pris de nombreuses mesures pour que chaque Burkinabè mange à sa faim. Il s’agit du contrôle des exportations des produits céréaliers nationaux afin d’éviter les fraudes et les sorties massives, le maintien et le renforcement des opérations de vente de vivres à prix subventionnés dans les boutiques témoins de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS). «Il y a deux mois, nous avons approvisionné des boutiques témoins avec 25 000 tonnes de céréales pour une valeur de cinq milliards de F CFA. En 2018, environ 95 000 tonnes de vivres seront collectées pour parer au déficit céréalier. 


Remettre en selle l’opération Saaga


Nous comptons aussi passer de 138 boutiques témoins à 250 pour éviter la flambée des prix », a-t-il certifié. Par ailleurs, il a dévoilé  que l’acquisition de 50 000 tonnes de céréales est en cours par son département pour la reconstitution du stock national de sécurité alimentaire actuellement évalué à 40 000 tonnes. 
Aux titres d’autres mesures, il a cité des opérations de distribution gratuite de vivres, leur vente  à prix subventionnés, la remise de cash et l’octroi d’intrants agricoles aux ménages vulnérables. «En outre, un accent particulier sera mis dans l’accompagnement de la production de saison sèche des zones à risque par la mise à disposition en quantité et à temps des semences améliorées et d’engrais», a-t-il annoncé. Comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre pour réduire les exportations de céréales alors  que les textes communautaires prônent la libre circulation des personnes et des biens? Pourquoi l’opération Saaga n’a pas été employée pour faire face aux poches de sècheresse? A la première question, Jacob Ouédraogo a répondu que tout exportateur doit détenir des papiers du ministère en charge du commerce qui fixe les quantités qui peuvent sortir. «Ce sont ces règles que nous voulons faire respecter», a-t-il expliqué. S’agissant de la deuxième interrogation, il a indiqué que comme l’opération a été suspendue pendant plusieurs années, les avions qui font les ensemencements de nuages doivent être révisés. «Nous allons le faire pour reprendre les activités en 2018  car c’est inscrit dans le budget», a-t-il assuré. En plus de cela, il a mentionné d’autres actions «prioritaires» que son département mènera l’année prochaine. Il s’agit de l’opérationnalisation de la banque agricole dont le «capital de 15 milliards de F CFA est constitué et libéré», du fonds pour le développement de l’agriculture, de la Centrale d’achat des intrants et de matériels agricoles (CAIMA), la mise en œuvre effective du projet de réalisation de l’usine d’engrais à base des phosphates de Kodjoari… Ces actions, à l’entendement du ministre, se situent dans la continuité des actions menées en 2017 dont l’aménagement de 2 737 hectares de bas-fonds, de 575 ha de périmètres, la mise à la disposition des producteurs de plus de 22 000 tonnes d’engrais minéraux, de 6 700 tonnes de semences améliorées, le traitement de plus de 45 000 ha de cultures attaquées par les chenilles légionnaires, etc.


Eliane SOME
elianesome4@gmail.com






62
Partager sur Facebook

> Recherche





>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

 



> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus