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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Le new deal de la France pour l’Afrique

29/11/2017
22:37

Ceux qui ont parié sur une visite sans enjeux  du président de la République Française au Burkina Faso en ont eu   pour leur frais. A l’université Joseph-Ki-Zerbo, cauchemar des Premiers ministres qui s’y sont aventurés, Emmanuel Macron est allé,  il a vu et il a, de l’avis de nombreux observateurs, remporté son pari. Ce déplacement avait tout d’un pari, d’une vraie gageure entre les déclarations hostiles à cette venue de certaines associations de la société civile, la situation sécuritaire et la question dite sensible qui attendaient  le président français pour son premier voyage officiel en Afrique.  Mais pour cela, qui a préféré quitter « l’île formidable » de Bercy (ministre des Finances) pour prendre une mer agitée à la conquête des Français, cette ambiance a plutôt été un facteur supplémentaire de motivation, un défi qu’il a relevé dans le fond comme dans la forme. Devant les journalistes, puis devant les étudiants, il a répondu à toutes les questions et préoccupations avec un  sens exercé  de l’anticipation, de la précision et de l’équilibre… propre à déséquilibrer plus d’un interlocuteur non avisé.  Cette intervention voulue comme une tribune de promotion d’une vision française des affaires africaines recentrée sur l’entreprenariat, la jeunesse, l’éducation a aussi tenu ses promesses. A l’image de la politique mise en place par le président américain Franklin D. Roosevelt, pour enrayer la grande dépression,  c’est un « new deal », une nouvelle donne que Emmanuel Macron a proposée à l’Afrique et à ses dirigeants dans les domaines précités sans condescendance ni paternalisme. « Je ne serai pas du côté de ceux qui voient dans l’Afrique le continent des crises et de la misère, mais je ne serai pas non plus du côté de ceux qui vantent une Afrique enchantée, une Afrique soudainement parée de toutes les vertus et érigée en modèle, parce que je suis venu pour prendre des engagements et j’en ai déjà pris. », a-t-il pris le soin de clarifier. En droite ligne de sa nouvelle donne africaine, il s’est appesanti sur les engagements d’une France qu’il veut au rendez-vous du défi de développement sur tous les terrains. Les chefs du continent, premiers bénéficiaires de l’Aide publique au développement (APD) de la France ont dû être particulièrement sensibles à la réaffirmation de  la promesse du relèvement de l’APD à 0,55% du produit national brut de l’hexagone, soit environ 8 milliards d’euros.  A Ouagadougou, Macron a dévoilé les grandes lignes de la nouvelle stratégie de l’APD sur la base du constat que cette aide va trop peu sur le terrain, aux jeunes et à ceux qui en ont le plus besoin.    Désormais, plus question de financer des desiderata des chefs d’Etat africains ou français sur le continent. En revanche, il n’a pas évoqué la problématique lancinante, d’une aide publique qui fait vivre une pléthore de coopérants étrangers et de consultants.  La nouvelle donne des relations franco-africaines fait désormais de Paris, une force de proposition.  C’est l’une des raisons pour lesquelles Emmanuel Macron a proposé à Ouagadougou, une initiative euro-africaine pour mettre un terme à ce qui a tout d’un crime contre l’humanité en Libye ou les trafics d’armes et récemment d’êtres humains qui nourrissent des entreprises terroristes. « Nous ne devons plus accepter que quelque réseau que ce soit finance dans nos pays de manière directe ou détournée des fondations, des organisations qui nourrissent l’obscurantisme ou l’extrémisme », a-t-il martelé en conviant ses partenaires africains à Paris en 2018 pour une conférence sur la lutte contre le financement du terrorisme. Convaincu  de la nécessité « d’ouvrir des écoles qui libèrent l’esprit », le président français a annoncé sa présence à Dakar au Sénégal en février prochain pour coparrainer la reconstitution d’un partenariat mondial pour l’éducation avec en ligne de mire, la formation des professeurs du continent et les partenariats interuniversitaires notamment. Une Maison de la jeunesse  à Ouagadougou d’ici le 14 juillet prochain, une Saison des cultures africaines en France en 2020, une initiative qui encouragera à la fois les investissements dans le domaine des équipements sportifs, et les investissements des sportifs dans l’économie africaine, font partie du nouveau partenariat que la France offre en partage à l’Afrique. 


- Mahamadi TIEGNA





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