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Accès au logement décent : Le CES appelle à l’apurement urgent du passif foncier

04/12/2017
18:13

Le Conseil économique et social a clos les travaux de sa deuxième session ordinaire de l’année, le mercredi 29 novembre 2017, à Ouagadougou.

Après 28 jours de travaux, le Conseil économique et social (CES) est parvenu, le mercredi 29 novembre 2017, à Ouagadougou, au terme de sa deuxième session ordinaire de l’année 2017 débutée le 2 novembre 2017. Les 90 ‘’compétences’’ de l’institution ont abouti à des conclusions sur fond de recommandations sur le thème : « La prolifération des habitats spontanés et la problématique de l’accès à un logement décent : quelles solutions pour une saine urbanisation et l’effectivité du droit au logement au Burkina Faso ? ». En effet, les conseillers, après avoir analysé la thématique, ont recommandé principalement l’apurement urgent du passif foncier urbain et l’information des populations sur la perception du droit au logement. Ils ont également prôné l’application effective des textes sur la gestion du foncier urbain, la viabilisation et la qualité des sites de logements sociaux ainsi que la réhabilitation et la protection de la ceinture verte de la ville de Ouagadougou. Il ressort du rapport de synthèse, que pour permettre aux conseillers de mieux appréhender les contours de la prolifération des habitats spontanés, en dehors des sessions en plénière et en commissions, des sorties de terrain ont été effectuées. Selon le deuxième rapporteur général du CES, Ali Badra Ouédraogo, des entretiens auprès d’acteurs socioéconomiques majeurs ont été réalisés par le CES dans les régions des Hauts-Bassins (Bobo-Dioulasso), du Nord (Ouahigouya), du Centre-Est (Tenkodogo), des Cascades (Banfora), du Sahel (Dori) et du Centre (Ouagadougou). En outre, a-t-il précisé, le CES s’est rendu, au cours de la session, dans les zones de Bissighin et de Bassinko dans l’arrondissement n°8 et au secteur n°29 de l’arrondissement n°6 de Ouagadougou. Les statistiques de la Politique nationale de l’habitat et du développement urbain montrent que le taux d’urbanisation au Burkina Faso est passé successivement de 3,7% en 1960 à 6,4% en 1975, 12,7% en 1985 puis à 15,5% en 1996. Ce taux était de 22,7% en 2006 et estimé à 31,5% en 2016. Pour le CES, si cette évolution est appréciable en termes de dynamique, elle cache cependant des difficultés aux niveaux socio-économique, environnemental, culturel et politique. Il s’agit essentiellement, de l’avis du deuxième rapporteur général du CES, de l’exacerbation de la pauvreté urbaine, du développement de l’insécurité, du manque ou de l’insuffisance des infrastructures sociales de base, du développement incessant des zones non loties et de la mauvaise gouvernance.

Lutter contre l’occupation anarchique des espaces

Le président du CES, Dr Moïse Napon, s‘est réjoui du travail accompli par les participants. « En effet, nous avons, avec dynamisme et ardeurs soutenus, épuisé, dans les délais prévus, l’ordre du jour de notre session afin de contribuer à une mise en œuvre réussie du Plan national de développement économique et social (PNDES) », a-t-il déclaré. A travers cet exercice auquel le CES s’est livré, a expliqué Dr Napon, il est à noter que le Burkina Faso est confronté à de nombreux défis dans les domaines de l’urbanisme et de l’habitat notamment la prolifération démesurée des non lotis et l’occupation anarchique des espaces. « Il est indéniable que, pour l’effectivité du droit au logement des Burkinabè, des décisions importantes soient prises et une synergie d’actions entre tous les acteurs sans exclusive soit développée », a-t-il affirmé. De son point de vue, les résultats des travaux rendent compte de la délicatesse de la question traitée qui est d’actualité et préoccupe plusieurs institutions burkinabè et surtout les populations urbaines et rurales. « C’est la première fois qu’au cours d’une session, des citoyens viennent spontanément au CES exprimer leur satisfaction, leur inquiétude et leurs attentes», a témoigné Dr Moïse Napon. Il a proposé que des solutions idoines soient trouvées en vue d’anéantir le phénomène de la prolifération des habitats spontanés, de lutter contre l’occupation anarchique des espaces et de promouvoir une urbanisation durable. Dans la même logique, le CES, après avoir salué l’initiative ‘’salvatrice’’ gouvernementale de construction de 40 000 logements sociaux, a encouragé l’exécutif à conduire conséquemment cette opération à son terme. « J’exprime notre déférente gratitude au président du Faso pour l’intérêt accordé au CES, à nos imminents communicateurs pour le renforcement de nos connaissances, à la presse qui a accompagné, tout au long de la session et à tous les participants», a conclu Dr Moïse Napon.

Boukary BONKOUNGOU



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