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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Distinctions: la nation reconnaissante à 904 citoyens

05/12/2017
23:48

Une cérémonie de décorations de 904 Burkinabè est intervenue dans la soirée du mardi 5 décembre 2017, au palais de Kosyam, en présence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et d’éminentes personnalités.

Pour avoir fait preuve d’exemplarité et de mérite dans leurs fonctions respectives, la nation burkinabè est reconnaissante envers 904 de ses fils et filles. Dans la soirée du mardi 5 décembre 2017, ils ont reçu les honneurs des premières autorités à travers une cérémonie de décoration dans l’enceinte de la Présidence du Faso.  En présence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, de membres du gouvernement, de premiers responsables d’institutions, de diplomates, de parents et de proches, chaque récipiendaire  a reçu sa médaille, après la prononciation de la formule consacrée « au nom du président du Faso et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous fais… ». Dans la catégorie de l’Ordre national, on a dénombré  406  décorés parmi lesquels trois personnalités élevées au rang de Grand Officier de l’Ordre national,  45 faits Commandeurs, 100 Officiers et 258 Chevaliers. Pour ce qui est de l’Ordre du mérite burkinabè, ce sont 534 personnes qui ont été distinguées. Dans cette catégorie, l’on a deux récipiendaires décorés de la médaille de Grand Officier de l’Ordre du mérite burkinabè, sept Commandeurs, 67 Officiers et 458 Chevaliers. Les distingués de la soirée sont issus de plusieurs catégories socioprofessionnelles, notamment la Fonction publique, l’armée, les corps paramilitaires, le secteur privé… A l’issue de la séance de décorations, le Président du Faso, Roch Marc Chistian Kaboré, a félicité tous les 904 citoyens. La plupart d’entre eux ont exprimé des sentiments de reconnaissance à l’endroit des premières autorités pour l’honneur qui leur a été fait. Ils ont également promis  de continuer à donner le meilleur exemple et à faire preuve de conscience professionnelle au quotidien. Un dîner a été offert à la fin de la cérémonie  aux récipiendaires  et aux invités, par le couple présidentiel.

Karim BADOLO

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Des récipiendaires réagissent

Zakaria Bakouan, ministère du Commerce, officier de l’Ordre national
«Cette nouvelle médaille ne doit pas être un décor…»
«Ce sont des sentiments de confiance en soi qui m’animent parce que cette distinction intervient après la première que j’ai reçue, il y a cinq ans. C’est également un signe que cette nouvelle médaille ne doit pas être un décor, mais une horloge qui doit impulser le pas en vue du développement de notre pays. Je dédie cette distinction à ma hiérarchie qui a su voir en mes actions une positivité, à mes collaborateurs qui m’ont accompagné dans les initiatives quotidiennes. J’ai aussi une pensée pour ma famille qui a toujours accepté que je sacrifie le temps qui lui revenait pour être au service de l’administration».

Etienne Bado, inspecteur divisionnaire des douanes à la retraite, officier de l’Ordre national
« C’est une grande reconnaissance de la part de la nation… »
« C’est une grande fierté pour moi de recevoir cette distinction parce que cela fait  une quinzaine d’années que je suis à la retraite et on m’a appelé pour me décorer. C’est une grande reconnaissance de la part de la nation et j’en suis honoré. Je profite de l’occasion pour remercier ceux qui ont pensé à moi et  interpeller nos jeunes frères à toujours aller de l’avant et à penser à l’intérêt supérieur de la nation. J’ai essentiellement une pensée particulière pour eux qui sont en train de nous regarder et pour qui nous devons être des exemples. Et en nous regardant, il faut que ces jeunes frères se disent qu’ils doivent mieux faire que nous».

Servace Maryse Dabou, journaliste, chevalier de l’Ordre national
« Je dédie modestement cette médaille à mon défunt père… »
« Ce sont à la fois des sentiments de satisfaction et de reconnaissance envers la nation entière qui m’animent, tout en reconnaissant que beaucoup d’autres personnes auraient pu être là. Nous remercions les plus hautes autorités qui ont pensé à nous distinguer ce jour. Cette distinction est aussi une interpellation de  dévouement et d’ardeur au travail. Je dédie modestement cette médaille à mon défunt père qui a forgé un certain idéal que j’essaie de poursuivre».

Pascal Benon, ancien gouverneur, Commandeur de l’Ordre national
 « Je vais continuer à me battre »
« C’est le couronnement d’une longue carrière professionnelle et je suis très touché par cette distinction. Cela témoigne des efforts qu’on a faits pendant notre carrière professionnelle et je remercie les autorités. Cette distinction est une reconnaissance, c’est une invite à faire le point de ma situation et de me dire qu’il faut encore aller de l’avant parce que la vie ne s’arrête pas maintenant. Je veux un peu plus, peut être Grand officier de l’Ordre national et pour cela je vais continuer à me battre». 

Germain Bitiou Nama, Journaliste au Bimensuel L’évènement,  chevalier de l’Ordre national
« Nous avons ferraillé pour la défense de la liberté de la presse »
« C’est un sentiment de reconnaissance envers la personne par qui cette décoration est venue en la personne du ministre de la Communication, notre ministre de tutelle, Rémis Fulgance Dandjinou. J’insiste là-dessus parce que je ne  suis pas aussi jeune que cela. J’ai presque 10 ans de retraite. Si c’est maintenant qu’on reconnaît mon mérite, je ne peux que l’en remercier pour cela et je lui suis très reconnaissant. Cette distinction m’amène à continuer dans ce que je fais et qui m’a valu cette décoration. Je crois que l’on a estimé que pendant une longue durée, mon action a été constante en faveur de la construction du pays notamment d’abord en tant qu’enseignant et ensuite en tant que journaliste. Nous avons ensemble ferraillé pour la défense des libertés démocratiques, d’expression et de la presse. Je pense que c’est le couronnement de tous ces efforts».

Philippe Tougma, journaliste à Sidwaya, chevalier de l’Ordre du mérite.
 « Ce n’est pas une surprise mais je ne m’y attendais pas forcément»
« C’est un sentiment de joie et de reconnaissance envers la hiérarchie. Mes pensées vont vers mes parents. Je remercie toute l’administration de Sidwaya et je traduis toute ma reconnaissance pour ce qui a été fait aujourd’hui. Ce n’est pas une surprise mais je ne m’y attendais pas forcément. Je demande à Sidwaya qui est dans la phase de la passation générationnelle de pouvoir mener le combat car il est encore long. Je ne suis pas loin de la sortie, il me reste donc à avoir un regard sur la génération montante en partageant mon expérience».

Saran Sérémé, Médiateur du Faso, Commandeur de l’Ordre national.
« Cette distinction nous interpelle à être proactif »
« Je rends grâce au président du Faso et aux différentes composantes de la société burkinabè qui ont permis cette reconnaissance qui nous interpelle davantage à s’engager encore pour être proactif dans toutes nos actions pour le bien-être des populations du Burkina Faso».

Alima Deborah Traoré ex-Médiateur du Faso,  Grand Officier de l’Ordre national
« Je demande à tous les Burkinabè d’accepter de se parler »

« C’est un sentiment de joie et de gratitude pour le peuple burkinabè et pour le président du Faso qui a bien voulu m’inscrire sur la liste des élus. Je dédie cette haute distinction à tout le peuple burkinabè pour qu’ensemble à l’unisson nous puissions consolider la paix et aller à la réconciliation. C’est un thème qui me tient à cœur et je le dit partout. Je demande à tous les Burkinabè d’accepter de se parler pour qu’ensemble nous puissions tourner une nouvelle page de notre pays. Je ne peux vous dire quelles sont mes qualités, ceux qui les connaissent pourront le dire mais je voudrais prôner l’humilité, le sens du pardon, l’amour du prochain, l’honnêteté et la volonté de toujours réussir».

Colonel-major Wendzambnomah Martin Zongo, Commandeur de l’Ordre national
 «On ne peut que souhaiter bon vent à ceux qui sont derrière nous »

« C’est un sentiment de joie qui m’anime parce qu’après une quarantaine d’années de service, je pense qu’on peut se féliciter soi-même  et remercier les autorités pour avoir pensé à nous donner cette décoration et inviter nos plus jeunes frères à travailler encore et à mettre du sérieux dans le travail pour mériter ce genre de distinction. Je ne peux plus prévoir beaucoup de chose, nous allons quitter les rangs dans peu de temps. On ne peut que souhaiter bon vent à ceux qui sont derrière nous».

Cheik Mahamadi Tao Promoteur de complexe scolaire, chevalier de l’Ordre de mérite.
« C’est la preuve des efforts que nous fournissons »

«Je suis comblé de joie. Cette distinction c’est la preuve des efforts que nous fournissons pour le développement du Burkina. Dans le cadre de l’éducation sociale et autre, nous essayons de faire de notre mieux en comptant sur la récompense divine mais le geste d’aujourd’hui est un geste d’encouragement et de reconnaissance de la part de l’Etat». 

Cheik Beldor Sigué, DG des Editions Le pays, chevalier de l’Ordre national
« Ma pensée va à l’endroit du personnel des Editions Le pays »

«Les sentiments qui m’animent sont des sentiments de joie et de fierté. Je suis reconnaissant à la nation et à ceux qui ont pensé à moi en me gratifiant de cette distinction. Ma pensée va à l’endroit du personnel des Editions le pays particulièrement à son fondateur. Cette distinction traduit la reconnaissance de ce que nous faisons pour la nation et cela est encourageant et nous pousse à continuer sur cette lancée». 

Alkassoum Maïga, ministre de l’Enseignement supérieur, officier de l’Ordre national
« C’est une interpellation à redoubler d’ardeur»

«Lorsque la nation est reconnaissante et vous désigne pour être décoré, cela ne peut être qu’un sentiment de satisfaction et de joie. C’est un moment qu’on aimerait partager avec les siens et je profite de l’occasion pour remercier les plus hautes autorités qui ont bien voulu nous décorer en ce jour. C’est une interpellation pour nous à toujours redoubler d’ardeur pour que le travail avance car le Burkina est un vaste chantier qui a besoin de tous ses fils et ses filles. Ceux qui ont été décorés doivent redoubler d’ardeur pour faire avancer encore les choses au profit de tout le peuple». 


Propos recueillis
par Abdoulaye BALBONE,
Karim BADOLO
et Ella W. Sandrine
NIANDA (Stagiaire)





      





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