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Norbert Zongo: pas d’avancées significatives, selon un collectif

08/12/2017
00:09

Le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) a décliné les activités de Commémoration du 19e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons, au cours d’une conférence de presse le jeudi 7 décembre 2017 à Ouagadougou.

Le 13 décembre 2017 marque le 19e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo et de ses trois compagnons d’infortune. Comme il est de coutume chaque année, le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) prévoit une série d’activités pour encore réclamer justice pour toutes les victimes de crimes restés jusqu’ici impunis. Il en a fait part aux hommes de médias au cours d’une conférence de presse, le jeudi 7 décembre 2017 à Ouagadougou. Aux dires du président du collectif, Chrysogone Zougmoré, un hommage sera rendu à Norbert Zongo et à ses compagnons ainsi qu’aux martyrs de l’insurrection populaire et du putsch manqué à travers un dépôt de gerbes de fleurs au cimetière de Gounghin, suivi d’un recueillement. «Après l’hommage au cimetière, nous allons nous retrouver à la place de la Nation pour une marche suivie d’un meeting», a-t-il indiqué. 
En outre, des conférences seront organisées à Ouagadougou ainsi que dans les régions sur le thème de la commémoration qui est : «Par des actions citoyennes fortes, poursuivons la lutte pour un traitement diligent et sérieux des dossiers de crimes de sang et de crimes économiques, contre la vie chère, pour les libertés et l’indépendance nationale véritable». Le président de la CODMPP a invité les militants et sympathisants a participé massivement aux différentes activités afin de faire avancer la lutte pour la justice. Car, a-t-il déploré, le dossier Norbert-Zongo n’a connu aucune avancée significative 10 ans après.  «Après l’annonce officielle le 10 décembre 2015 de l’inculpation de trois éléments de l’ex-RSP dans le cadre du dossier, rien de bien consistant n’est à noter au niveau de l’instruction du dossier», a-t-il regretté. Il s’est quand même réjoui de la récente interpellation de François Compaoré suivie de sa demande d’extradition qui, selon lui, pourrait constituer un tournant décisif dans le dossier si la procédure aboutit effectivement. A ce propos, les journalistes ont demandé une analyse de la CODMPP des propos du président français, Emmanuel Macron, sur la question lors de sa visite au Burkina Faso. Le président Macron, se prononçant sur le sujet, a fait observer qu’en France comme au Burkina Faso, il y a la séparation des pouvoirs et en tant que chef de l’exécutif, il s’est dit mal placé pour dire si François Compaoré sera bel et bien extradé. Toutefois, il a promis de faire en sorte que les choses puissent aller dans ce sens. 

«Nous allons rester éveillés»

Pour M. Zougmoré, Macron en tant que président français en visite au Burkina Faso ne pouvait pas tenir un autre langage au regard de la mobilisation du peuple burkinabè pour que la justice se fasse. Il a tout de même souligné que cette déclaration ne va pas les faire dormir sur leurs oreillers. «Nous allons rester en veille, toujours déterminés et vigilants jusqu’à ce que la vérité et la justice se fassent», a-t-il laissé entendre. Par ailleurs, les animateurs de la conférence de presse se sont prononcés sur les mouvements actuels des élèves et étudiants qui, tout comme eux, manifestent contre l’impunité. Sur ce point, Chrysogone Zougmoré a jugé normal et logique que les jeunes puissent exprimer leur mécontentement. «Si nous nous manifestons, je ne vois pas pourquoi eux ils ne pourraient pas le faire ne serait-ce que pour réclamer justice pour leurs camarades», a-t-il estimé. De son avis, la faute ne relève ni des élèves ni des structures qui luttent pour la vérité et la justice mais des autorités qui traînent à faire bouger les choses. «S’ils veulent que ces mouvements-là cessent un jour, qu’ils fassent l’effort de faire la lumière sur les différents dossiers. La balle est dans leur camp», s’est-il empressé de dire. 
Réagissant sur les «affrontements» qui ont eu lieu le mercredi dernier à l’Université Ouaga 1 Pr Joseph-Ki-Zerbo, le président de l’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) Ismaël Traoré a estimé que la responsabilité de cette situation incombe à l’administration de l’université qui, au lieu de jouer au pacificateur, a incité les étudiants à s’affronter. «Ni l’UGEB, ni ses sections n‘ont appelé les étudiants à la violence», a-t-il soutenu.

Nadège YAMEOGO


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