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La co-fondatrice « Bill & Melinda Gates » est attendue au Burkina ce lundi 22 janvier 2018//G5-Sahel : Un fonds fiduciaire mis en place//Burkina : Le budget du ministère de la Sécurité en 2017 était de 60 milliards de FCFA dont 40 milliards destinés au payement des salaires. (Simon Compaoré).
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REN LAC: Un symposium pour faire le point des acquis

20/12/2017
20:23

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) organise les 19 et 20 décembre à Ouagadougou, un symposium sur ses 20 ans d’existence sous le thème : «Le REN-LAC d’hier à demain». Au premier jour de la rencontre, les travaux ont porté sur le contexte de création du Réseau, ses premiers pas, ses rapports avec les citoyens et les acteurs étatiques et non étatiques. 

«Ça a été dur, extrêmement dur, surtout au départ en 1997 quand on nous a dit que nous inventions la corruption, que nous étions poussés par l’opposition. Il a fallu se battre pour que l’idée même que la corruption existe au Burkina Faso, soit acceptée. Nous nous sommes battus aussi pour qu’il y ait d’autres organisations». Voici résumé, par le Secrétaire exécutif (SE) du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), Claude Wetta, le combat du Réseau en 20 ans. L’ouverture du symposium marquant le 20e anniversaire du REN-LAC a été marqué, ce 19 décembre, par l’hommage au premier Secrétaire permanent de l’organisation, Dieudonné Yaméogo, aux pionniers dont la détermination et la persévérance ont fait du REN-LAC une structure exemplaire. «Le Réseau a atteint de nos jours sa vitesse de croisière dans la croisade contre la corruption. J’en veux pour preuve, le cadre stratégique 2017-2020», a martelé le représentant du conseil scientifique, Moustapha Gomgnimbou. En vingt ans de gestion, la structure anti-corruption a fait montre de bonne gouvernance, de transparence et de redevabilité, a assuré la représentante des partenaires techniques et financiers, Inès Ouédraogo. Et le SE, Claude Wetta, de se réjouir de « l’apport substantiel » du réseau : information et éducation des populations, interpellation des pouvoirs publics, incitation à l’adoption de textes et à la création ou réforme de structures publiques de contrôle et de répression. 
S’agissant concrètement des travaux du symposium, ils se structurent en deux panels. De la première communication animée par les pionniers Dieudonné Yaméogo et Luc Damiba, il ressort que le REN-LAC est né à la suite d’un séminaire international organisé du 3 au 7 novembre 1997 sur «Combattre la corruption en Afrique». Aussitôt née, l’organisation, aux dires de Luc Damiba, enquête et fait publier dans la presse, des cas de pratiques de corruption et organise des émissions radiophoniques et des représentations théâtrales de sensibilisation en français et en langues nationales. Des policiers qui s’intéressaient à la lutte, a-t-il révélé, sont mutés à titre de sanction. 
Les rapports avec la Haute autorité de lutte contre la corruption, a expliqué Dieudonné Yaméogo, sont au départ bons mais sont devenus par la suite difficiles jusqu’en 2014. Avec les gouvernements du régime de Blaise Compaoré, les relations ont été froides, selon lui. Quant à la presse, surtout les organes privés, elle a été un acteur majeur de la lutte, s’est réjoui M. Yaméogo pour qui l’Assemblée nationale et la Comité national d’éthique se sont aussi intéressés au combat anti-corruption. Les citoyens burkinabè eux, se sont progressivement approprié la lutte et dénoncent de plus en plus les cas de corruption.


Jean Philibert SOME


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