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Hausse de la taxe sur le tabac

27/12/2017
19:17

Afrique contre le tabac (ACONTA), la Ligue des consommateurs du Burkina Faso (LCB) et le Réseau des journalistes antitabac du Burkina Faso (RJAT-BF) ont organisé, le vendredi 22 décembre 2017 à Ouagadougou, une conférence de presse conjointe. A cette occasion, ils ont salué l’adoption, par l’Assemblée nationale, du Code général des impôts qui prévoit la hausse de la taxe sur le tabac.


Le Code général des impôts, voté le 20 décembre 2017 par la Représentation nationale, prévoit une hausse de la taxe sur le tabac qui passe de 30 à 45% pour désormais respecter la règlementation communautaire de l’UEMOA. Pour saluer « ce cadeau de Noël », Afrique contre le tabac (ACONTA), la Ligue des consommateurs du Burkina Faso (LCB) et le Réseau des journalistes antitabac du Burkina Faso (RJAT-BF) ont conjointement organisé une conférence de presse, le vendredi 22 décembre 2017 à Ouagadougou. « Pour nous, c’est une victoire très importante pour la lutte contre le tabac au Burkina Faso », a d’emblée dit le coordonnateur de ACONTA, Salif Nikiema. Cette mesure est d’autant plus salutaire, a-t-il poursuivi, que la taxe permettra de renflouer les caisses de l’Etat à hauteur de huit milliards de F CFA par an. Pour M. Nikiéma, l’augmentation de la taxe fera également baisser la consommation et la prévalence du tabagisme. Le tabac, a-t-il soutenu, a fait 4 200 décès en 2015 contre 4 800 en 2016 au Burkina Faso dont 1 300 non-fumeurs, victimes du tabagisme passif, selon une étude de l’Université de Washington (2013). Quant au président du RJAT-BF, Abdoul Wahab Nombré, il a précisé que « l’autre combat », reste celui de l’apposition des avertissements sanitaires graphiques sur les emballages de tabac. La procédure judiciaire est en cours à Bobo-Dioulasso, a-t-il ajouté, espérant que le droit triomphera du lobbyisme des industries du tabac comme la MABUCIG. Le représentant de la Ligue des consommateurs, Assamiyou Compaoré, a, pour sa part, relevé que malgré cette hausse de la taxe, la lutte antitabac doit continuer à travers la sensibilisation et la vigilance pour éviter l’entrée frauduleuse du tabac au Burkina Faso. Spécialiste et consultant, le Dr Mohamed Sidi a également attiré l’attention des autorités sur « la consommation croissante et incontrôlée » de la chicha au Burkina Faso surtout par les jeunes. « La consommation d’un chicha correspond à celle d’un paquet de cigarette », a-t-il expliqué, en invitant le ministère de la Santé à l’interdire purement et simplement comme l’a fait le Rwanda.


Jean-Marie TOE



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