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Conseil constitutionnel : Trois nouveaux membres prêtent serment

28/12/2017
23:34

Trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel, nommés en novembre  dernier, ont prêté serment, le 28 décembre 2017, à Ouagadougou.

Yarga Larba, Idrissa Kéré, Balamine Ouattara font désormais partie des membres du Conseil constitutionnel. Ils ont prêté serment le 28 décembre 2017 à Ouagadougou. Les nouveaux sages constitutionnels, la main levée, l’un après l’autre, ont juré de bien et fidèlement remplir leurs missions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune consultation sur des questions relevant du Conseil. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui a officié la cérémonie solennelle, après avoir pris acte de leur serment, les a renvoyés à l’exercice de leurs fonctions. Aussitôt revêtus de leurs attributs de juges constitutionnels pour un mandat de neuf ans, les trois nouveaux  membres ont dit mesurer leur responsabilité. «C’est une fierté d’être désigné à ce niveau de responsabilité pour servir son pays. Mais(…) pesant la lourdeur de la mission,  c’est  tout à fait normal de ne pas se jeter dans la béatitude, mais plutôt d’avoir en tête qu’on doit être soucieux en tout temps de  rendre un service utile à la Nation qui est au carrefour des chemins dans la construction de la démocratie», a affirmé Idrissa Kéré .  Quant à Yarga Larba, il a dit sa joie d’avoir l’occasion de relever de nouveaux challenges après 39 ans et 11 mois passés en tant qu’enseignant de droit à l’Université de Ouagadougou. «Les termes de notre prestation de serment indiquent tout notre engagement à nous hisser à ce niveau de responsabilité. Il est de notre devoir de travailler à ce que le droit soit respecté au Burkina Faso», a déclaré, pour sa part, Balamine Ouattara. Pour le président du Conseil constitutionnel, Kassoum  Kambou,  la prestation de serment qui répond à une exigence légale revêt un double sens. Elle permet, selon lui,  à  la population de connaître physiquement les nouveaux juges. En outre, elle interpelle profondément ces derniers sur la portée et la délicatesse de leur charge. A cet égard, le président du Conseil constitutionnel a attiré l’attention des trois nouveaux membres sur le poids de leur responsabilité. «Les membres du Conseil constitutionnel doivent être impartiaux. L’exigence d’impartialité commande qu’aucune décision du Conseil constitutionnel ne puisse être suspectée d’avoir été rendue pour des raisons autres que juridiques», a-t-il souligné. «Certes, a dit Kassoum Kambou, juger et surtout bien juger n’est pas une tâche aisée». Toutefois, il a invité les nouveaux promus a toujours avoir pour boussole la Constitution.


Anselme KAMBIRE

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Les nouveaux ‘’sages’’ en quelques mots

Yarga Larba, l’enseignant de droit à la retraite

Avant d’être admis à la retraite en 2016 à  l’âge de 65 ans, Yarga Larba  a  été un enseignant de droit à l’université de Ouagadougou pendant 39 ans, 11 mois 26 jours. Titulaire d’un doctorat d’Etat de droit public, il a été plusieurs fois député à  l’Assemblée nationale, ministre de la Défense de 1992 à 1994,  de la Justice, Garde des sceaux de 1994 à 1999. Il est, entre autres, officier de l’Ordre du mérite de la justice et des droits humains, officier de l’Ordre national burkinabè, médaillé des meilleures thèses de doctorat d’Etat en droit, soutenues à Nice au titre de l’année 1983.


Idrissa Kéré, le légiste sociologue

A 57 ans, le nouveau juge constitutionnel, Idrissa Kéré, est un magistrat de grade exceptionnel. Titulaire d’une maîtrise en droit international public, c’est en 1984 qu’il intègre  l’Ecole nationale d’administration et de magistrature d’où il sort en 1986 avec le diplôme de magistrat. Expert en droit des affaires et en droit public de l’OHADA, expert en système juridique  communautaire, légiste, sociologue, il était chargé de mission au cabinet du ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des sceaux. M. Kéré a occupé plusieurs fonctions dans l’administration judiciaire burkinabè. Il est officier de l’Ordre national.


Balamine Ouattara, le spécialiste du droit d’auteur

Balamine Ouattara est également un  magistrat de grade exceptionnel. Avant sa nomination le 6 novembre 2017, il était chargé de mission au ministère en charge de la justice. On retiendra de lui qu’il a été directeur général du Bureau burkinabè du droit d’auteur de 2002-2013, directeur du projet Musée national, conseiller juridique à la Présidence du Faso. Sur le plan  international, M. Ouattara a été, entre autres, directeur régional Afrique de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs compositeurs (CISAC), président du CISAC, président de l’Observatoire du droit d’auteur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).






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