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ONATEL : des ex-travailleurs en colère

09/01/2018
20:24

ONATEL : des ex-travailleurs en colère
Kantigui a appris que des agents de l’Office national des télécommunications (ONATEL) à la retraite et affiliés à la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires  (CARFO) éprouvent des difficultés pour rentrer dans leurs droits. La cause, la non-application de textes pris par les autorités du Burkina Faso pour l'amélioration des conditions de vie des retraités. En effet, ont relevé les sources de Kantigui, cela fait plus de cinq ans que ces retraités, appuyés par le SYNATEL (le Syndicat des agents de l’ONATEL), sont en pourparlers avec la direction générale de la structure sans que satisfaction ne leur soit donnée. Tout en ayant en tête que comparaison n’est pas raison, les mêmes sources ont fait savoir à Kantigui que pourtant la situation des retraités de la SONAPOST et de l'ASECNA, régis par les mêmes textes, a connu un aboutissement heureux depuis des années. Les concernés vont jusqu’à se demander s’il est admissible qu'une société qui  réalise  d'importants bénéfices s’élevant à des dizaines de milliards de F CFA et qui se dit citoyenne traine à appliquer des textes en faveur de ses anciens travailleurs. Ils souhaitent donc que l’Etat, à travers les structures de suivi de la privatisation de l'ONATEL, intervienne afin que ceux-là  qui ont donné toute leur force pour bâtir cette entreprise retrouvent le sourire.

Comité de jumelage de Loumbila : ça sent du roussi
Kantigui a appris que la commune de Loumbila doit renouveler son comité de jumelage le 11 janvier 2018. Selon son informateur, ce renouvellement fait suite à un rejet par la population de celui mis en place en mai 2017. En effet, les protestataires estiment que cela avait été fait sans l’implication de tous les acteurs concernés. Selon les sources de Kantigui, le comité a été géré pendant 18 ans par l'actuel maire, Paul Taryam Ilboudo. Étant aux commandes aujourd’hui, il est soupçonné de vouloir passer la main à un de ses hommes de confiance qui ne lui demandera pas la reddition de ses comptes. La population attend donc qu'un bilan en bonne et due forme lui soit présenté. Elle exige aussi un renouvellement « démocratique » du bureau. Et comme trouvailles, le maire et ses sympathisants auraient confectionné des cartes de membres qui doivent donner accès à la salle, le jour de l’assemblée générale qui doit acter le renouvellement du bureau. Mais, le hic, selon ce qui est revenu à Kantigui, est que ces cartes ne sont pas accessibles à tous. Seuls les membres du camp favorable aux intentions du maire peuvent en disposer.  Ce qui suscite la colère des adversaires de M. Ilboudo qui entendent faire respecter les textes réglementaires. Présentement, les concertations et conciliabules à l’allure de campagne électorale sont organisés à travers la commune. Une affaire que Kantigui suit de près.

Il tente d’escroquer au nom du gouverneur et du haut-commissaire
Kantigui, dans ses balades de fin d’année dans la capitale du Boulkiemdé est tombé à la renverse quand il a eu vent d’une affaire d’escroquerie d’opérateurs économiques aux noms du gouverneur et du haut-commissaire. A ce qu’il a entendu, il s’agit d’un animateur d’une radio qui s’est rendu coupable de cette affaire en voulant se faire des sous pour les fêtes. Mais quel a été son manège ? Pensant pouvoir tromper à volonté les opérateurs économiques de la ville au nom de l’autorité, il s’est servi de deux numéros de téléphone portable, dont un masqué, pour les appeler dans un premier temps au nom du haut-commissaire du Boulkiemdé, puis dans un deuxième temps au nom de Mme le gouverneur de la région du Centre-Ouest. A ses interlocuteurs, il a laissé entendre que le gouverneur, à la faveur de la fête de Noël et du nouvel an, organise un arbre de Noël au profit des enfants déshérités. Etant en manque de ressources, il souhaiterait l’accompagnement des opérateurs économiques pour un franc succès de l’événement. L’arnaqueur a complètement oublié qu’il avait affaire à des opérateurs économiques bien avisés.  C’est ainsi que comme s’ils s’étaient concertés, chacun a pris le soin d’appeler le protocole du haut-commissaire pour s’assurer. Des renseignements qui ont permis de savoir que ni le gouverneur encore moins le haut-commissaire n’organise un arbre de Noël. Mais comment faire pour mettre la main sur cet escroc? L’autorité ayant déposé plainte à la police et à la gendarmerie, les FDS n’ont pas manqué de talent pour mettre la main sur lui en un rien de temps. Ils ont simplement appelé lesdits opérateurs économiques afin qu’ils fassent venir l’escroc pour recevoir une contribution. C’est ainsi que deux flics en civil postés à côté l’ont pris la main dans le sac. A l’heure actuelle, le jeune animateur d’une des premières radios libre d’Afrique médite sur son sort à la Maison d’arrêt et de correction de Koudougou. L’on attend de savoir quelle sera sa sentence dès qu’il comparaîtra devant le procureur pour les faits à lui reprochés.

Attaque à Barani : le gendarme Tankoano est bien vivant
Grièvement blessé à la suite d’une embuscade d’individus armés non identifiés, le dimanche 31 décembre 2017, alors qu'il était en patrouille avec trois de ses frères d'armes, le gendarme Labidi Tankoano a été opéré avec succès et sa vie hors de danger, selon une source sécuritaire approchée par Kantigui. Cette information vient démentir la rumeur qui faisait cas de son décès suite à ses blessures. Tout en souhaitant prompt rétablissement à M. Tankoano, Kantigui réitère ses encouragements aux forces de défense et de sécurité éprouvées par les multiples attaques des forces du mal.

Gnagna : croisade des Koglweogo contre les boissons frelatées
Il est revenu à Kantigui qu’après le conseil municipal de la commune rurale de Piéla, les structures d'auto-défense de la Gnagna (région de l’Est), communément appelées Koglweogo, s'insurgent contre les commerçants de boissons frelatées sur toute l'étendue du territoire provincial. Sur les ondes d'une radio de la place, leur président, Daouda Haro, leur a donné un ultimatum d'une semaine pour arrêter leur vente. À l’entendre, tout serait parti du fait que tous les bandits qui ont séjourné dans leurs cellules ont déclaré, lors des interrogatoires, avoir utilisé des produits, notamment des boissons frelatées et certains autres stupéfiants pour accomplir leurs forfaits. Les Koglweogo entendent donc sévir, après ce délai, contre tous les détenteurs de ces produits. En rappel, courant mars et avril 2016, ils avaient déjà arrêté et transféré à la brigade de gendarmerie de Bogandé,  trois trafiquants en possession d'environ 750 kg de drogue.

Excision à Niou : les conseils avisés d’une magistrate
Kantigui qui a tendu l’oreille vers la commune de Laye où se tenait une audience foraine sur l’excision de six fillettes et d’une femme enceinte a été sidéré par la  pédagogie de la présidente du Tribunal de grande instance (TGI) de Ziniaré, Fati Kaboré. La magistrate, dans ses conseils, a demandé aux prévenues de ne plus protéger leurs maris. En effet, cette demande fait suite à l’endossement, de l’entière responsabilité de leur acte sans que leurs conjoints ne soient inquiétés. « Je sais que vous couvrez vos maris.  Vous ne les dénoncez pas, alors que vous irez en prison et eux retourneront à la maison. Ne protégez plus vos maris car c’est difficile que vous preniez une telle initiative sans tenir le chef de famille informé », a soutenu la juge. Cette remarque de Mme Kaboré, pour Kantigui est d’autant plus vraie qu’on imagine mal une paysanne en milieu moaga prendre une initiative de ce genre sans que le chef de famille ne soit informé. Un conseil qui sonne comme un appel pour que les « pauvres femmes » ne subissent plus seules les conséquences d’un acte commis de commun accord, en vertu d’une quelconque soumission.

Grève des enseignants : les élèves de Kaya se mettent dans la danse
A l’appel de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE), des enseignants observent un arrêt de travail de 72 heures (du mardi 9 au jeudi 11 janvier 2018) sur toute l’étendue du territoire national. A Kaya, chef-lieu de la région du Centre-Nord, ce mot d’ordre de grève est respecté par les enseignants et autres personnels de l’éducation. Kantigui qui a fait un tour dans plusieurs écoles et établissements publics et privés au premier jour de cette grève a constaté que ceux-ci étaient paralysés. Ce sont des élèves désemparés de n’avoir pas cours et inquiets d’une éventuelle année blanche que Kantigui a aperçus dans les cours de certains établissements. A ce qui se dit, les élèves, entendent au deuxième jour du mouvement, marcher aux côtés de leurs enseignants pour exiger la satisfaction des doléances des syndicats du monde éducatif. Pour ce faire, enseignants et élèves vont arpenter plusieurs artères de la ‘’Cité du cuir et des brochettes au coura-coura’’ pour transmettre une fois de plus leurs doléances à Mme le gouverneur de la région du Centre-Nord. Kantigui, la voix des sans voix, qui suit de près ce mouvement souhaite que le dialogue prévale et qu’un accord soit trouvé pour une reprise sereine des cours.      

Rejet d’une nomination au Fonds spécial routier : un feuilleton judiciaire
Dans notre édition n°8530 du 15 novembre 2017, nous titrions, « Le Fonds Spécial Routier du Burkina, les agents rejettent une nomination ». Dans ses investigations, Kantigui  a appris que les frondeurs, au nombre de quatre au départ, dont une personne se serait rétractée, n’acceptent toujours pas la nomination du Directeur Financier et Comptable, détaché au FSR-B par le ministère des Finances, qu’ils jugent illégale. Et pourtant, une source a confié à Kantigui que le DFC a été détaché conformément aux dispositions de l’article 55 du décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux qui disposent qu’en plus des agents contractuels recrutés par appel à candidature, les Fonds peuvent également recevoir des agents détachés.  Les frondeurs qui n’en démordent pas, soutiennent le contraire, en invoquant la Directive n°11/2009/CM/UEMOA portant harmonisation des stratégies d’entretien  routier dans les états membres de l’UEMOA qui recommande que les Fonds d’entretien routier recrutent leur personnel par appel à candidature.  Le Chef de file des frondeurs a même introduit deux recours auprès du Tribunal administratif  contre le détachement et la nomination du DFC. Le Tribunal administratif a débouté le plaignant pour son recours contre le détachement, mais a demandé la suspension de la nomination. La Direction générale du FSR-B a immédiatement interjeté appel. Kantigui va continuer à suivre cette affaire et promet de revenir sur son évolution éventuelle.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(226) 25 31 22 89



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