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Au coin du palais/ 86 personnes escroquées dans une affaire de parcelles

26/02/2018
23:42

Au Tribunal de grande instance de Ouagadougou, le lundi 26 février 2018 était inscrit un dossier d’escroquerie et de manœuvre frauduleuse sur une affaire de parcelles. B.V. était opposé à G. Z, 35 ans,  célibataire  et père d’un enfant. Les 85 autres escroqués n’ont pas porté plainte. C’est en décembre 2017, que le sieur G.Z. à informé son ami B.V. qu’un projet de lotissement  à Tindila, village situé dans la province du Passoré est en cours. Selon les explications de G.Z, le promoteur immobilier Abdoul Service devrait construire des cités et dans ce cadre, il devrait aménager 100 parcelles pour les autochtones. « Au début, je lui ai remis la photocopie de ma carte d’identité et celle de mon grand frère et avec 5000FCFA.  J’ignore le montant qu’il a réclamé chez les autres, mais en tout, il m’a pris 809 500F CFA», a précisé B.V. Des faits reconnus par le prévenu. Il a poursuivi qu’il comptait sur les services d’une connaissance pour pourvoir satisfaire B.V. et les 85 autres demandeurs de parcelles. « L’affaire a mal tourné. Je ne me rappelle plus du montant soutiré aux 86 personnes. J’ai utilisé une partie pour mes besoins   et l’autre pour  m’acheter  deux terrains  non lotis», a-t-il confié.  Le  juré l’a rappelé qu’il était mentionné dans son dossier, une escroquerie de la somme de plus de 1 900 000 FCFA. A la question des jurés de savoir, si le prévenu était sûr d’avoir des parcelles pour ses victimes. G.Z a tout simplement répondu non. Mais toutefois, il comptait sur sa connaissance pour que chacun trouve son compte. Pourquoi avoir pris l’argent de ces victimes pour vous acheter des terrains non lotis ? « Lorsque l’affaire à mal tourné, j’ai acheté ces deux terrains pour pouvoir les désintéresser après », s’est justifié, G.Z.  Le procureur a estimé qu’il s’agit d’un cas d’escroquerie assez grave. Il a requis  24 mois de prison ferme et le paiement des 809 500 CFA à B.V.  G.Z a été reconnu coupable. Il a été condamné à18 mois de prison  ferme et à payer le montant escroqué à B.V.


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Son IFU a servi dans 233 opérations frauduleuses

Le lundi 26 février 2017, trois individus ont comparu devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou pour des faits de complicité, d’abus de confiance, d’utilisation d’ordre de dédouanement et d’usage frauduleux de numéro d’Identifiant financier unique (IFU) appartenant à A.B,  la responsable de Awa Gros Business. Il s’agit de M.S,  commerçant  et propriétaire de « Univers des plastiques du Faso », A. R, (déclarant en douane) responsable de l’entreprise de transit SDT et de C.O. informaticien, Travaillant comme coursier  avec le couple de la victime, O.C, lors d’une opération de dédouanement  de gingembre à l’aéroport international de Ouagadougou (en 2014) a soutiré l’original de l’IFU que lui avait remis l’époux de l’infortunée pour A.R. Le numéro IFU de la victime a alors été utilisé pendant 242 jours soit du 2 janvier au 30 décembre 2016 dans 233 opérations de dédouanement sur 242,  par le déclarant A.R. dont  19 au profit de M.S. C’est en 2014 après que A.B. a mis fin au contrat de C.O, qu’elle a constaté la perte de l’original de son document. Et en juin 2016,  elle a été informée par le bureau de DHL du quartier Koulaba que ses marchandises (pommes) sont arrivées d’Afrique du Sud.  Arrivée sur les lieux, elle a  confié   n’être pas  l’auteure de cette commande.  Pour mieux comprendre la situation, elle a porté plainte à la gendarmerie, qui est restée sans suite. Le 23 septembre 2017, elle a été contactée par les services des impôts pour s’acquitter des taxes  de près de 58 millions de F CFA. Les transactions s’opérant toujours à son insu. Le 5 décembre 2018, elle a encore été  interpellée par le service des impôts pour s’acquitter  du montant qui est passé désormais  de 58 à plus de 275 millions de F CFA.  Premier à comparaître, M.S. a reconnu avoir confié le dédouanement de ses marchandises à A.R, alors qu’il ne disposait pas de numéro IFU.  Il a dit être analphabète et ignore les procédures de transactions  douanières. C’est la raison pour laquelle, il a fait appel à A.R qui a utilisé l’IFU de A.B. pour les 19 opérations de dédouanement. A.R. à son tour, reconnaît avoir utilisé le numéro IFU au profit de M.S, mais il a dit l’avoir reçu de C.O l’informaticien qui selon ses dires en est le propriétaire. C.O. a reconnu aussi avoir remis le numéro IFU à A.R, un cachet qu’il a confectionné et portant trois de ses numéros téléphoniques, un e-mail et une boite postale fictifs.  Le conseil de la partie civile a relevé que dans les ordres de virement de la douane, ne figurent aucune date, aucun cachet. Pourtant, ils ont nié être les auteurs des signatures qui y figurent. Depuis mars 2017, Awa Gros Bisness a suspendu toute opération d’importations, alors que selon le conseil de la partie civile, elle  détenait le monopole de l’importation des pommes et gagnait par conteneur  3millions de F CFA de bénéfice net. Ce qui lui a fait perdre 66 millions de FCFA pendant ses 22 mois de suspension. C’est pourquoi, son conseil  a demandé aux juges de condamner les trois prévenus à payer solidairement 66 millions de FCFA pour le préjudice économique,  66 millions de FCFA pour le préjudice moral, 600 000 F CFA individuellement pour les honoraires…Le ministère public, a quant à lui requis 24 mois de prison ferme et une amende d’un million de FCFA  pour chacun.Quant aux défenses de M.S et de A.R, elles  ont  toutes demandé la relaxation de leurs clients pour non constitution d’infractions. Le délibéré a été renvoyé pour le 12 mars 2018. 

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Le doute profite à un voleur récidiviste
 
M. Sou 33 ans, célibataire sans enfant, manœuvre  domicilié à  Ouagadougou a comparu pour vol de téléphones portables. Il a nié en bloc les accusations et évoque un vol de 6 millions de FC FA par  un de ses amis I.P. avec qui, il a emprunté une moto pour effectuer un déplacement. «Un jour,   je suis allé déposer un autre ami, à Silmissin, avec la moto  de      I.P.  A mon retour, j’avais un sac et j’ai  été arrêté par les Koglwéogo, qui étaient à la recherche d’un autre voleur. Et j’ai alors appelé le propriétaire de la moto qui est I.P.  Lorsque qu’il est arrivé, les koglwéogo, l’ont aussi arrêté parce que selon leurs dires, il  était recherché par la police pour avoir volé 6 millions de FCFA », a expliqué M. Sou à la barre. Il a poursuivi en disant que c’est lorsqu’il a été relaxé par les koglwéogo, qu’ils ont été arrêtés par la police. Une fois dans ses  locaux, la police leur a présenté une photo d’un individu et leur a demandé s’ils le reconnaissent. « Nous avons répondu que nous ne le connaissons pas. Mais après la police a libéré mon ami en me disant qu’il va aller se soigner parce qu’il est malade», a détaillé sieur Sou.  Pour  n’avoir pas pu établir les faits, le prévenu a été   relaxer au bénéfice du doute.  Le prévenu est un repris de justice,  il a auparavant été condamné  à 12 mois de prison ferme en 2016. Mais, il a seulement purgé 7 mois de peine. 



Mariam OUEDRAOGO
Mesmira14@gmail.com









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Posté parKINDA - 25/05/2018 à 19:19:31
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